C’est avec une immense reconnaissance que nous saluons la publication de ce magnifique opuscule consacré à Heinrich Himmler, le personnage de l’histoire de l’humanité sans doute le plus calomnié (si l’on excepte, bien sûr, le Führer Adolf Hitler). Comme nous le rappelle la présentation de la couverture, « son nom est devenu un symbole de haine, cruauté, racisme et[surtout, dirions-nous, et certes pas innocemment !] l’alibi d’une nation vaincue et lobotomisée ».
La démarche de ce « Document pour l’Histoire » est des plus originales et parfaitement cohérente, puisque trois éclairages nous sont proposés :
- Tout d’abord le témoignage d’époque (décembre 1944) du guerrier-poète Léon Degrelle : il a eu l’occasion de le rencontrer, de le fréquenter, de l’estimer. Sous le titre « Himmler, cet inconnu », c’est l’être humain dans sa touchante simplicité, au-delà du Reichsführer aux responsabilités écrasantes, qu’il nous donne à connaître. Cela vous semble surprenant ? Le jugement implacablement perspicace de Léon Degrelle prévient déjà :« C’est à propos d’Himmler qu’un jour, l’Histoire fera les plus étonnantes découvertes » ! Car il reste encore tout à dire sur son œuvre culturelle, scientifique et spirituelle…
- C’est sur les origines de la curiosité intellectuelle d’Himmler dans ces domaines que nous éclaire justement aussi Gebhard Himmler. Ce deuxième éclairage –biographique– est fourni par le meilleur témoin de première main qui se puisse trouver puisqu’il s’agit de son propre frère. Une hagiographie par essence discréditée ? Certainement pas puisque la démarche de l’aîné des Himmler, en prétendant répondre aux tombereaux de calomnies qui se déversaient déjà sur le Reichsführer moins de dix ans après sa mort (ce texte date de mars 1954 –il ne parle donc pas de l’assassinat aujourd’hui établi de Heinrich Himmler), ne pouvait qu’avoir une valeur historique puisque les détails factuels de sa vie de famille, de ses études, de sa carrière professionnelle, de sa vocation politique,… peuvent tous se vérifier. Au travers de multiples anecdotes s’élabore ainsi le stupéfiant portrait moral de celui qui vivra jusqu’au martyre la devise de sa SS : « Mon honneur s’appelle fidélité ».
- Le troisième éclairage est strictement contemporain (mai 2015) : celui d’Edwige Thibaut, spécialiste de la Weltanschauung nationale-socialiste à qui nous devons l’indispensable L’Ordre SS : éthique et idéologie (Avalon, 1991). Le recul du temps, l’accès aux documents généralement cachés et l’étude critique de l’histoire officielle permettent à Edwige Thibaut de tracer un portrait insolite mais tellement attachant de celui qu’on ne présente plus aujourd’hui que comme un repoussoir absolu mais fantasmagorique. Sans doute Heinrich Himmler se défit-il de la morale bourgeoise, mais ce fut pour s’imposer une éthique autrement exigeante, l’obligeant, ainsi que l’analyse Edwige Thibaut à s’identifier « toujours plus à sa fonction jusqu’à en devenir insupportable d’obligations pour lui-même et son entourage. Il finira même par effectuer une fusion irréversible entre sa personne et son autorité en un dialogue de devoirs, aspirations, rêveries, nécessités, passions et défauts. Il n’était plus que le chef de la SS, le Reichsführer-SS, faisant fi de toute autre considération privée à l’avantage de ce qu’il considérait comme l’intérêt supérieur. L’autorité suprême assumait la responsabilité suprême avec tous les devoirs que cela implique envers la troupe. Sa vie entière s’est résumée à un acte de dévotion permanente et paternaliste le conduisant même à influer sur la vie privée de ses hommes par un exaspérant souci de bien faire. Pour eux, il a voulu le meilleur, tant dans la culture, l’alimentation, l’ameublement, l’épargne, l’art, la religion, la santé, et d’abord l’idéal. C’en était devenu une forme de sublimation mystique comparable à une ascèse bouddhique, un Bhakti Yoga (Yoga de la dévotion) où l’ego se voit annihilé, offert en sacrifice, soumis par une âme égale, changé en force génératrice. » Heinrich Himmler, ou l’imaginaire en action…
La réussite de ce livre tient autant à la pertinence des informations qu’il contient qu’à la richesse de l’iconographie qui confirme cette pertinence. Et quand on prétend écrire sur quelqu’un qui a consacré sa vie au vrai, au bon et au beau, à l’élévation morale et spirituelle de ses contemporains, à la redécouverte de ses racines authentiques pour assurer les bases de l’ordre nouveau auquel il contribuait de toute son âme et de toutes ses forces, il était indispensable de l’éditer dans un ouvrage soigné, à la mise en pages sobrement stylée, au papier agréable au toucher et à la reliure rigide et élégante : une œuvre d’art, digne de cette époque qui eût dû perdurer et où nous eussions pu connaître la joie de vivre au sein de notre communauté populaire inviolée…
Heinrich Himmler. Esquisses d’une vie. Textes de Léon Degrelle, Gebhard Himmler et Edwige Thibaut.
Edition spéciale numérotée (300 exemplaires dédicacés) sur papier glacé et couverture cartonnée. 35€ franco de port.
À commander au Cercle des Amis de Léon Degrelle, lesamisdeleon.degrelle@gmail.com
Retrouvez-nous à l'adresse suivante : http://lederniercarre.hautetfort.com
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mardi 3 janvier 2017
dimanche 10 avril 2016
Notre Boutique.
Calendriers 2001, 2002, 2011, 2012, 2014, 2015 - 20 euros.
Cotisation 2016 - 15 euros.
Mémoires des Volontaires de la Légion Wallonie:
- Delannoy Abel, SS Assassins (60 pages) - 15 euros.
- Dupont Léon, Les Wallons au Front de l'Est (38 pages) - 12 euros.
- Guyot Nicolas, Maria Magdalena (38 pages) - 12 euros.
- Lambert Lucien, Témoignages (26 pages) - 12 euros.
- Maghe L., Les Damnés (65 pages) - 15 euros.
- Poulet André, Patrouilles (21 pages) - 12 euros.
- Ferard Jean, Récit (123 pages) - 20 euros.
- Ferard Jean, La Bataille de Monte Cassino (45 pages) - 12 euros.
Tous les Mémoires - 100 euros.
Les prix s’entendent port compris.
Nous vous prions d’envoyer votre commande à notre boîte postale ou par courrier électronique et de confirmer votre commande par virement bancaire au compte du Dernier Carré.
Compte IBAN : BE 04 2100 4559 7631
Code BIC : GEBABEBB
samedi 20 février 2016
Gabriele Adinolfi, ”Années de plomb et semelles de vent – 20 ans de cavale!”
Dans ce livre de souvenirs, tout empreint de l’humour qui permet de se rappeler avec une distance rassérénée les événements parfois tragiques de l’existence, mais aussi de la sagesse que donnent la culture et l’expérience, et de la puissance des convictions qui trempe le caractère et force l’adversité, Gabriele Adinolfi trace la chronique des « années de plomb » qui s’abattirent sur l’Italie des années 80 et qu’il traversa quasiment avec les « semelles de vent » que Verlaine prêta au visionnaire implacable que fut Rimbaud.
Se succèdent ainsi les anecdotes souvent drôles par le pittoresque des péripéties, mais émouvantes aussi par la tendresse et la candeur qu’elles débusquent dans les âmes des « fascistes » les plus burinés, et les portraits toujours pertinents, aux traits finement observés.
Nous ne résistons pas au plaisir de retranscrire ces quelques lignes consacrées à Léon Degrelle, le « Lion en exil » :
Octobre 1982. […] Chemisette blanche à manches courtes immaculée, cheveux impeccablement plaqués en arrière, Léon Degrelle, le chef rexiste, nous reçoit chez lui, Walter Spedicato et moi. Très aimablement, il nous demande qui nous sommes et d'où nous venons. L’homme ne mesure pas plus d’un mètre soixante-quinze et pourtant il nous paraît grand.
« L’histoire de votre mouvement est passionnante, nous dit-il, mais ce n’est rien, hélas, face à notre tragédie. Nous rêvions à quelque chose de grand et, juste au moment où nous tenions le monde dans nos mains, nous en avons été privés. Quelle déception ! Ce qu’il y a de terrible dans la défaite, c’est l’impuissance… »
Ses yeux noirs nous fixent intensément. Il serre ses deux poings, ses mains, belles et soignées, blanchissent. Tout son être est tendu, comme au temps où ce « dompteur de foule » électrisait les milliers de personnes massées au Palais des Sports de Bruxelles.
Pendant trois heures, celui qui entraîna deux mille Wallons (1) aux confins du Caucase nous rapporte la saga de Rex et de la division SS Wallonie, depuis son engagement comme simple soldat en juin 1941 jusqu’à la remise des Feuilles de Chêne par le Führer, une des plus hautes décorations allemandes. Son palmarès n’est pas mince : Médaille d’Or des corps à corps, soixante-deux combats homologués, trois fois blessé.
Puis le discours du Volksführer Degrelle se fait poignant quand, tel César dansLa Guerre des Gaules, il nous vante le courage de « ses » Belges.
« – Un Wallon vaut mille soldats » leur avait dit le général-colonel Steiner à Dorpat après leur avoir distribué deux cents Croix de fer.
Puis d’un rire éclatant qui dévoile de très belles dents blanches, Degrelle ajoute avec bonhomie :
« – C’était un peu beaucoup, mais on a tout de même fait de la fameuse besogne ! »
L’extraordinaire chez cet homme ne tient pas seulement à la légende, écrite de son sang, mais à la puissante vitalité qu’il dégage. Deux générations nous séparent de ce condottiere de la Renaissance échappé dans le XXe siècle et pourtant, d’instinct, nous nous sentons proches et fraternels. Eternelle joie et éternelle jeunesse du fascisme.
Nous en venons à aborder la situation présente. Nous sommes, je le rappelle, en 1982. Sept ans avant la chute du mur de Berlin que nul n’entrevoit. Or, voici ce que Léon Degrelle prophétise devant nous :
« – L’ennemi principal c’est celui contre qui nous n’avons pas combattu directement. Ce sont les Etats-Unis avec leur système monstrueux. Vous verrez que la chance pour l’Europe viendra de la Russie, préservée à son niveau élémentaire et barbare par le communisme qui sera, malgré lui, l’incubateur de notre revanche. »
Colleone, Léon, Lion… Dans mon bestiaire imaginaire, le bronze du Volksführer Degrelle est sculpté par Le Verrochio.
Ajoutons seulement que le buste de Léon Degrelle a bien été coulé dans le bronze, mais qu’il n’est pas l’œuvre du sculpteur de la statue équestre du condottiere Colleoni, ni du « Michel-Ange du XXe siècle » Arno Breker, un temps pressenti, mais qu’il a été sculpté par l’artiste flamande Godelieve Vanderick, dans la filiation revendiquée d’Arno Breker qui approuva personnellement son travail. Gabriele et Walter participèrent à la souscription qui le finança (la plaque des « mécènes » au dos du socle de marbre noir porte le nom du fils de Gabriele, Carlomanno Adinolfi) et assistèrent à sa remise officielle, le 20 novembre 1991, au siège du Cercle Espagnol des Amis de l’Europe (CEDADE) de Madrid.
Quelques préceptes judicieux ponctuent le récit, qui furent sans doute les balises nécessaires pour traverser ces « années de plomb » et qui peuvent toujours nous fournir de précieux garde-fous pour résister au vent du politiquement correct.
Exemples :
- « Ce qui exprime au mieux la santé de l’âme : la volonté de puissance et l’allégresse. »
- « Si tu es fasciste, tu crois à l’héroïsme et tu domines ta peur. »
- « L’action est esprit. »
- « L’absence d’allure et de fierté est sans doute le plus grand manque de la jeunesse d’aujourd’hui. »…
1. Nous ne savons d'où l'auteur tient ses chiffres fantaisistes, mais précisons quand même qu'il y eut quelque 8000 engagés volontaires dans la Légion Wallonie; environ 2500 y laissèrent la vie.
Collection « Les Bouquins de Synthèse Nationale », 29 euros (frais de port compris) à verser au compte IBAN : FR 2004 1000 0153 6380 4C02 068 deSynthèse nationale, 116 rue de Charenton, F-75012 Paris.
Se succèdent ainsi les anecdotes souvent drôles par le pittoresque des péripéties, mais émouvantes aussi par la tendresse et la candeur qu’elles débusquent dans les âmes des « fascistes » les plus burinés, et les portraits toujours pertinents, aux traits finement observés.
Nous ne résistons pas au plaisir de retranscrire ces quelques lignes consacrées à Léon Degrelle, le « Lion en exil » :
Octobre 1982. […] Chemisette blanche à manches courtes immaculée, cheveux impeccablement plaqués en arrière, Léon Degrelle, le chef rexiste, nous reçoit chez lui, Walter Spedicato et moi. Très aimablement, il nous demande qui nous sommes et d'où nous venons. L’homme ne mesure pas plus d’un mètre soixante-quinze et pourtant il nous paraît grand.
« L’histoire de votre mouvement est passionnante, nous dit-il, mais ce n’est rien, hélas, face à notre tragédie. Nous rêvions à quelque chose de grand et, juste au moment où nous tenions le monde dans nos mains, nous en avons été privés. Quelle déception ! Ce qu’il y a de terrible dans la défaite, c’est l’impuissance… »
Ses yeux noirs nous fixent intensément. Il serre ses deux poings, ses mains, belles et soignées, blanchissent. Tout son être est tendu, comme au temps où ce « dompteur de foule » électrisait les milliers de personnes massées au Palais des Sports de Bruxelles.
Pendant trois heures, celui qui entraîna deux mille Wallons (1) aux confins du Caucase nous rapporte la saga de Rex et de la division SS Wallonie, depuis son engagement comme simple soldat en juin 1941 jusqu’à la remise des Feuilles de Chêne par le Führer, une des plus hautes décorations allemandes. Son palmarès n’est pas mince : Médaille d’Or des corps à corps, soixante-deux combats homologués, trois fois blessé.
Puis le discours du Volksführer Degrelle se fait poignant quand, tel César dansLa Guerre des Gaules, il nous vante le courage de « ses » Belges.
« – Un Wallon vaut mille soldats » leur avait dit le général-colonel Steiner à Dorpat après leur avoir distribué deux cents Croix de fer.
Puis d’un rire éclatant qui dévoile de très belles dents blanches, Degrelle ajoute avec bonhomie :
« – C’était un peu beaucoup, mais on a tout de même fait de la fameuse besogne ! »
L’extraordinaire chez cet homme ne tient pas seulement à la légende, écrite de son sang, mais à la puissante vitalité qu’il dégage. Deux générations nous séparent de ce condottiere de la Renaissance échappé dans le XXe siècle et pourtant, d’instinct, nous nous sentons proches et fraternels. Eternelle joie et éternelle jeunesse du fascisme.
Nous en venons à aborder la situation présente. Nous sommes, je le rappelle, en 1982. Sept ans avant la chute du mur de Berlin que nul n’entrevoit. Or, voici ce que Léon Degrelle prophétise devant nous :
« – L’ennemi principal c’est celui contre qui nous n’avons pas combattu directement. Ce sont les Etats-Unis avec leur système monstrueux. Vous verrez que la chance pour l’Europe viendra de la Russie, préservée à son niveau élémentaire et barbare par le communisme qui sera, malgré lui, l’incubateur de notre revanche. »
Colleone, Léon, Lion… Dans mon bestiaire imaginaire, le bronze du Volksführer Degrelle est sculpté par Le Verrochio.
Ajoutons seulement que le buste de Léon Degrelle a bien été coulé dans le bronze, mais qu’il n’est pas l’œuvre du sculpteur de la statue équestre du condottiere Colleoni, ni du « Michel-Ange du XXe siècle » Arno Breker, un temps pressenti, mais qu’il a été sculpté par l’artiste flamande Godelieve Vanderick, dans la filiation revendiquée d’Arno Breker qui approuva personnellement son travail. Gabriele et Walter participèrent à la souscription qui le finança (la plaque des « mécènes » au dos du socle de marbre noir porte le nom du fils de Gabriele, Carlomanno Adinolfi) et assistèrent à sa remise officielle, le 20 novembre 1991, au siège du Cercle Espagnol des Amis de l’Europe (CEDADE) de Madrid.
Quelques préceptes judicieux ponctuent le récit, qui furent sans doute les balises nécessaires pour traverser ces « années de plomb » et qui peuvent toujours nous fournir de précieux garde-fous pour résister au vent du politiquement correct.
Exemples :
- « Ce qui exprime au mieux la santé de l’âme : la volonté de puissance et l’allégresse. »
- « Si tu es fasciste, tu crois à l’héroïsme et tu domines ta peur. »
- « L’action est esprit. »
- « L’absence d’allure et de fierté est sans doute le plus grand manque de la jeunesse d’aujourd’hui. »…
1. Nous ne savons d'où l'auteur tient ses chiffres fantaisistes, mais précisons quand même qu'il y eut quelque 8000 engagés volontaires dans la Légion Wallonie; environ 2500 y laissèrent la vie.
Collection « Les Bouquins de Synthèse Nationale », 29 euros (frais de port compris) à verser au compte IBAN : FR 2004 1000 0153 6380 4C02 068 deSynthèse nationale, 116 rue de Charenton, F-75012 Paris.
lundi 1 février 2016
D’où vient le concept de l’Orchestre Symphonique National-Socialiste ?
"Mais malgré son vif plaisir musical, ces concerts laissaient Adolf insatisfait. Pendant longtemps, j’en cherchai en vain la raison. Pourquoi ne s’abandonnait-il pas tout entier à cette jouissance comme un autre jeune homme ?
Par exemple, lorsqu’il écoutait l’étincelant concert en ré majeur de Beethoven, il me semblait pleinement heureux. Pourtant, il ne l’était pas. Pourquoi ? Simplement parce que, comptant les gens dans la salle – quatre ou cinq cents – il songeait aux dizaines de milliers qui ne pouvaient se procurer cette joie. En dehors des intellectuels et des étudiants – l’élite – il devait y avoir bien des ouvriers et des artisans qui eux aussi auraient été heureux d’écouter cette musique immortelle. […] Il était temps de changer tout cela. Les concerts ne devaient plus être le privilège d’une minorité favorisée par la fortune. […]
Ces sortes de cogitations étaient typiques d’Adolf.
Il devait toujours se mêler de tout ce qui l’entourait. Alors que d’autres s’abandonneraient passivement à l’émotion suscitée par un beau concert, lui au contraire, participait activement au point de se faire un problème d’une circonstance comme celle de la popularisation de l’audience musicale. Dans l’ « Etat idéal » dont il rêvait, rien de ce qui intéressait la masse ne devait être laissé au hasard des particuliers. Le « bouleversement de la révolution » ouvrirait toutes grandes les portes des temples de l’art, demeurées si longtemps fermées à la plus grande masse des citoyens. Donc, « Réforme sociale » également dans le domaine de l’art ! […] Et, trait typique, il ne se contenta pas d’exposer cette idée, mais commença sur le champ à l’élaborer dans ses moindres détails, comme s’il en avait reçu l’ordre en haut lieu. […]
![]() |
| Le Führer Adolf Hitler, Magda & Joseph Goebbels. |
Aussi longtemps qu’il n’était pas certain de l’objectif qu’il voulait atteindre, il n’avait pas de nom fixe pour son plan. Ainsi, pendant ces semaines où il alla de concert en concert, il faisait souvent allusion à un orchestre qui partirait en tournée en province. Il en parlait avec une telle conviction que je croyais réellement qu’une pareille organisation existait à Vienne. Mais je ne tardai pas à découvrir que « l’orchestre mobile » comme il l’appelait à présent, trouvant que l’expression « tournée » évoquait trop un théâtre ambulant de troisième ordre, n’existait que dans son imagination. Une fois de plus ! Et comme il ne se contentait jamais de demi-mesures, il en fit bientôt un « orchestre itinérant du Reich ». En fin de compte, il fut tellement enthousiasmé par cette nouvelle idée qu’il projeta coup sur coup d’organiser dix orchestres semblables destinés à diffuser des concerts, de Beethoven ou d’autres compositeurs, jusque dans les coins les plus reculés du Reich. […] Je me rappelle avec précision tous les détails de cet « Orchestre itinérant du Reich », alors que j’ai oublié ceux des innombrables plans qui fourmillaient dans la tête d’Adolf. […]
Parmi les gens des campagnes et des petites villes, les amateurs de musique et des choses de l’art ne manquent certainement pas. Souvent même leur réceptivité est plus grande que celle des habitants des grandes villes, souvent blasés par la multiplicité des manifestations artistiques.
La solution qu’Adolf avait imaginée était aussi géniale que simple. Sous la direction d’un chef d’orchestre de talent, un orchestre serait constitué, capable d’interpréter la musique symphonique, classique, romantique et moderne dans des conditions optima. Cet orchestre parcourrait le pays. Adolf me demanda quelle envergure il devrait avoir. […] Adolf voulait absolument être informé de tout, même des particularités et des qualités de l’instrumentation symphonique, afin de ne rien laisser au hasard. Ce qui vous émerveillait chez lui, c’était ce don d’imagination frisant l’invraisemblable allant de pair avec un sens pratique très développé. […] Notre orchestre compterait finalement cent instrumentistes. Groupe sonore fort respectable qui pourrait se mesurer avec les plus grands orchestres. […]
Restait le problème épineux du transport, car il y avait bien des régions qu’on ne pouvait atteindre par chemin de fer. Et c’était surtout là qu’il s’agissait d’arriver. […] Nous envisageâmes ensuite l’arrivée de l’orchestre dans une ville quelconque. Accueilli par le
![]() |
| Winifred Wagner accueillant Adolf Hitler au Festspielhaus de Bayreuth. |
Enfin, on décida de commencer le programme de l’ « Orchestre itinérant du Reich » par Johann Sebastian Bach qu’on ferait suivre, d’abord par Gluck, Haendel, Haydn, Mozart et Beethoven ; ensuite par les romantiques. On couronnerait le programme avec la série complète des symphonies d’Anton Bruckner. En ce qui concernait les modernes, surtout les jeunes compositeurs inconnus, Adolf voulait avoir la main libre. […]
Entre-temps, les disques et la radio avaient fait leur entrée triomphale sur le théâtre de la musique. Il fallait presque croire que bientôt la musique jouée ne servirait plus qu’à la fabrication de la « musique mécanique ». Mais malgré tout cela, cette idée de mon ami de mobiliser les grands orchestres demeure pour tout vrai amateur de musique un progrès généreux. Car ces orchestres itinérants permettraient de continuer à interpréter la musique sans moyens mécaniques.
(Traduction R. Depauw pour les éditions Atlanta, © Walter Beckers, Kontich, 1976)
Fernand Kaisergruber, "We will not go to Tuapse."
Le passionnant récit de Fernand Kaisergruber – Nous n’irons pas à Touapse, édité à compte d’auteur – sur son engagement sans réserve, car nourri de l’expérience des succès fabuleux du national-socialisme, au Front de l’Est et l’enfer qu’y vécurent héroïquement tous les Volontaires de laWallonie était depuis longtemps indisponible, faute d’éditeur.
Nul n’étant prophète en son pays (malheureux adage maintes fois vérifié !), c’est un éditeur anglais qui a été fasciné par cette chronique de l’horreur et du sacrifice racontée avec l’évidence du jeune Croisé dont l’idéal sort renforcé par l’épreuve, aussi cruelle soit-elle.
Le traducteur de cet important ouvrage (quelque 400 pages) ne nous a pas caché son enthousiasme : « Je sors exalté de la lecture de ce livre et plus encore par la personne, un tout jeune homme, que j’ai pu rencontrer à travers elle. Je le respecte et je l’admire énormément. Je respecte profondément sa fidélité à ses convictions et à ses idéaux. Je sens que si j’avais été où il était à cette époque, j’aurais voulu agir comme lui. Je ne peux qu’espérer que j’aurais eu aussi sa force de caractère. »
Au moment de la réédition de ces mémoires qui témoigneront pour la postérité du sacrifice ultime d’une génération qui, hélas, constitua le dernier rempart contre la barbarie menaçant la civilisation et la culture européennes, il n’est pas inutile de citer l’épilogue du récit de Fernand (écrit il y a plus de vingt-cinq ans !) : tout ce que nous connaissons aujourd’hui d’abjection terroriste, de métissage imposé, de ruine politique, économique et sociale (dissolution des mœurs, perversion des intelligences, inversion de toutes les valeurs) se trouve en germe et est l’inéluctable conséquence de l’anéantissement de la Weltanschauung nationale-socialiste et de l’imposture juridique et historique du Tribunal de Nuremberg érigé en Inquisition qui protège la prétendue « démocratie » du futur gouvernement mondial étatsunien…
"Il est évidemment présomptueux d’affirmer que tout aurait été parfait si le sort des armes nous avait été favorable, si nous avions gagné la guerre.
Si nul ne peut dire aujourd’hui que c’eût été « l’Eden », personne non plus ne peut prétendre que c’eût été l’enfer ou pire que ce n’est aujourd’hui, si nous avions eu la victoire. Je dénie le droit à quiconque d’affirmer que notre bonne foi ne fut pas totale pour la majorité d’entre nous et personne ne devrait nier nos bonnes intentions et prétendre, comme certains l’ont fait, rares il est vrai, que des Légionnaires soient partis au Front de l’Est par esprit de lucre et tellement stupide, témoigne de tant de mauvaise foi qu’il n’y a même pas lieu d’y revenir. Qui pourrait le croire ? Comme si à 16, 18 ou 20 ans ou même plus âgé, il se trouverait quelqu’un d’assez sot pour aller se faire tuer au Front de l’Est pour 1 RM par jour (à l’époque 12 francs 50) s’il n’était motivé par des sentiments plus élevés ? Faut-il que ceux qui l’affirmaient fussent eux-mêmes animés de sentiments d’une telle bassesse, fussent habités d’une conscience aussi vile !
Nous n’avions pas non plus « rêvé » d’instaurer aussi vite que possible un ordre nouveau, un ordre meilleur, plus social. Nous avons tout mis en œuvre et payé très cher de notre sueur, de notre sang et beaucoup de leur vie pour y parvenir. Alors, je conteste absolument le droit à tous ceux qui n’ont rien fait, à ceux qui n’étaient pas nés ou ne l’ont pas vécu et veulent aujourd’hui pérorer, je leur conteste le droit de nous juger. En tout cas, ceux-là, je les compte pour rien. Car ils ont à suffisance, et souvent avec une grande suffisance, montré leur parti pris et leur mauvaise foi en cherchant ou en ne publiant que des documents susceptibles d’étayer leurs thèses d’a priori et en taisant soigneusement et systématiquement tout ce qui pouvait largement rétablir la vérité mais nuire à leurs affirmations mensongères ! La désinformation, on connaît !
Mais je puis aussi affirmer autre chose et, pour les gens d'action que nous étions, ce ne sont pas de vaines paroles. Si l’ordre, établi après la victoire de nos armes, n’eût pas été conforme à ce que nous avions voulu, qu’il ne fût pas à la mesure des sacrifices consentis, nous étions assez résolus pour le faire savoir et à réagir avec autant de détermination que nous avions mis à combattre ! Et, dans cette éventualité, la lutte continuait tout simplement ! Peut-être même, ce n’était pas à exclure dans cette éventualité, aurions-nous aussi bien fini en prison, cette fois pour refus de collaborer à ce nouveau régime qui ne nous aurait pas mieux convenu que celui que nous avions voulu changer. Et alors, c’est certain, nous aurions été conspués parla même populace qu’en 1944 et 1945.
Accablés par les mêmes « historiens » peut-être et les mêmes politiciens qui nous firent juger et condamner après la « Libération ». Et peut-être aussi auraient-ce été les mêmes juges qui auraient prononcé les mêmes condamnations, pourquoi pas ? Sur base des mêmes lois, tout aussi rétroactives, trafiquées pour les besoins de la cause, comme avaient été « modifiées » (ah ! la pudeur des mots) les lois, à Londres, en 1943. Nous aurions eu aussi, peut-être, les mêmes gardiens pour nous maltraiter.
Tant il est vrai que la multitude court toujours après la victoire ! Et ce ne sont pas les vrais résistants qui me contrediront à ce sujet, ayant été eux-mêmes, en 1944 et 1945, submergés par cette engeance d’attentistes de métier, prompts à profiter de n’importe quelle victoire ! Nous-mêmes, en cas de victoire, il ne faut pas en douter, nous aurions eu fort à faire à ne pas nous laisser dépasser par le zèle de cette même foule, avide cette fois de « collaborer » et de prouver sa ferveur au nouveau régime que nous aurions instauré !
Voyez donc les masses qui se sont déchaînées dès que les régimes des pays d’Europe centrale – et non de l’Est comme disaient abusivement des journalistes ignares) se sont liquéfiés et que ces peuples se sont libérés du joug communiste ! A lire la presse, à regarder la télévision, on aurait pu croire, si on n’était averti, que l’Occident, que nos « médias » en étaient les artisans, que c’était leur victoire ! Alors que ce sont ces populations elles-mêmes qui l’ont conquise à mains nues. Car l’Occident les avait ignorés jusque-là ! Que nous nous réjouissions était normal, nous n’avions jamais rien voulu d’autre. Nous avions voulu préserver l’Europe du communisme. Mais que nos démocraties de l’Ouest s’en réjouissent aussi peut laisser pantois ! Car nous n’avons pas la mémoire courte et nous n’avons pas oublié que, même si tous les pays de l’Ouest n’ont pas été consultés, ni invités par leur grand « frère, l’URSS, ni d’ailleurs par leurs autres « fidèles alliés » à donner leur avis, à signer les accords de Yalta en 1945, et de Potsdam ensuite, tous, à cette époque, se sont réjouis du partage de l’Allemagne ; en tout cas, ont applaudi ces accords, comme ils applaudirent ensuite l’effondrement de ces mêmes accords et de leur ancien allié ! Leur a-t-il donc fallu 45 ans, 50 même, pour voir clair ? Voilà bien la preuve flagrante de leur inconséquence.
La logique eût voulu qu’ils réagissent au contraire avec la plus grande fermeté pour maintenir ces accords et exiger leur application. Ou alors, ils auraient dû aussi, pour le moins, réhabiliter nos thèses !
Il me faut dire deux mots aussi sur la guerre du Golfe, pour épingler que personne, si ce ne sont les naïfs, n’est dupe des raisons invoquées et que l’on ne peut sans peine imaginer que les problèmes au Moyen-Orient ne feront que croître et prendre leur réelle dimension, dans les temps à venir. Et ce n’est pas la situation laissée par les anciens « protecteurs » lorsqu’il ont « rendu » la liberté à ces régions ou territoires pétroliers en les morcelant pour mieux les dresser les uns contre les autres selon les nécessités politiques ou économiques des anciens « protecteurs » qui améliorera le climat politique dans les Etats concernés.
Et en Somalie ? Qui nous fera croire que l’intervention a tout arrangé ? Et l’ex-Yougoslavie donc ? L’une des plus énormes absurdités du Traité de Versailles ? Mais c’est nous qu’on accuse de nous être trompés !
A propos, avez-vous remarqué comme moi et n’est-il pas curieux de constater que plus les événements nous donnent raison, plus nos détracteurs se donnent du mal pour tenter de prouver que nous avions tort ? Moi, en tout cas, je me sens très bien dans ma peau, mais je comprends que d’autres éprouvent un besoin impérieux de se gratter !..."
Fernand Kaisergruber, We will not go to Tuapse. From the Donets to the Oder with the Legion Wallonie and 5th SS Volunteer Assault Brigade Wallonien 1942-1945.
Ouvrage relié (enrichi de quelques 70 photos et cartes) disponible dès le 15 février 2016 aux éditions Helion & Company (34,85 €) à commander sur www.amazon.fr (un ex-libris dédicacé par l’auteur sera envoyé aux acquéreurs qui en feront la demande au Dernier Carré).
Nul n’étant prophète en son pays (malheureux adage maintes fois vérifié !), c’est un éditeur anglais qui a été fasciné par cette chronique de l’horreur et du sacrifice racontée avec l’évidence du jeune Croisé dont l’idéal sort renforcé par l’épreuve, aussi cruelle soit-elle.
Le traducteur de cet important ouvrage (quelque 400 pages) ne nous a pas caché son enthousiasme : « Je sors exalté de la lecture de ce livre et plus encore par la personne, un tout jeune homme, que j’ai pu rencontrer à travers elle. Je le respecte et je l’admire énormément. Je respecte profondément sa fidélité à ses convictions et à ses idéaux. Je sens que si j’avais été où il était à cette époque, j’aurais voulu agir comme lui. Je ne peux qu’espérer que j’aurais eu aussi sa force de caractère. »
Au moment de la réédition de ces mémoires qui témoigneront pour la postérité du sacrifice ultime d’une génération qui, hélas, constitua le dernier rempart contre la barbarie menaçant la civilisation et la culture européennes, il n’est pas inutile de citer l’épilogue du récit de Fernand (écrit il y a plus de vingt-cinq ans !) : tout ce que nous connaissons aujourd’hui d’abjection terroriste, de métissage imposé, de ruine politique, économique et sociale (dissolution des mœurs, perversion des intelligences, inversion de toutes les valeurs) se trouve en germe et est l’inéluctable conséquence de l’anéantissement de la Weltanschauung nationale-socialiste et de l’imposture juridique et historique du Tribunal de Nuremberg érigé en Inquisition qui protège la prétendue « démocratie » du futur gouvernement mondial étatsunien…
*****
"Il est évidemment présomptueux d’affirmer que tout aurait été parfait si le sort des armes nous avait été favorable, si nous avions gagné la guerre.
Si nul ne peut dire aujourd’hui que c’eût été « l’Eden », personne non plus ne peut prétendre que c’eût été l’enfer ou pire que ce n’est aujourd’hui, si nous avions eu la victoire. Je dénie le droit à quiconque d’affirmer que notre bonne foi ne fut pas totale pour la majorité d’entre nous et personne ne devrait nier nos bonnes intentions et prétendre, comme certains l’ont fait, rares il est vrai, que des Légionnaires soient partis au Front de l’Est par esprit de lucre et tellement stupide, témoigne de tant de mauvaise foi qu’il n’y a même pas lieu d’y revenir. Qui pourrait le croire ? Comme si à 16, 18 ou 20 ans ou même plus âgé, il se trouverait quelqu’un d’assez sot pour aller se faire tuer au Front de l’Est pour 1 RM par jour (à l’époque 12 francs 50) s’il n’était motivé par des sentiments plus élevés ? Faut-il que ceux qui l’affirmaient fussent eux-mêmes animés de sentiments d’une telle bassesse, fussent habités d’une conscience aussi vile !
Nous n’avions pas non plus « rêvé » d’instaurer aussi vite que possible un ordre nouveau, un ordre meilleur, plus social. Nous avons tout mis en œuvre et payé très cher de notre sueur, de notre sang et beaucoup de leur vie pour y parvenir. Alors, je conteste absolument le droit à tous ceux qui n’ont rien fait, à ceux qui n’étaient pas nés ou ne l’ont pas vécu et veulent aujourd’hui pérorer, je leur conteste le droit de nous juger. En tout cas, ceux-là, je les compte pour rien. Car ils ont à suffisance, et souvent avec une grande suffisance, montré leur parti pris et leur mauvaise foi en cherchant ou en ne publiant que des documents susceptibles d’étayer leurs thèses d’a priori et en taisant soigneusement et systématiquement tout ce qui pouvait largement rétablir la vérité mais nuire à leurs affirmations mensongères ! La désinformation, on connaît !
Mais je puis aussi affirmer autre chose et, pour les gens d'action que nous étions, ce ne sont pas de vaines paroles. Si l’ordre, établi après la victoire de nos armes, n’eût pas été conforme à ce que nous avions voulu, qu’il ne fût pas à la mesure des sacrifices consentis, nous étions assez résolus pour le faire savoir et à réagir avec autant de détermination que nous avions mis à combattre ! Et, dans cette éventualité, la lutte continuait tout simplement ! Peut-être même, ce n’était pas à exclure dans cette éventualité, aurions-nous aussi bien fini en prison, cette fois pour refus de collaborer à ce nouveau régime qui ne nous aurait pas mieux convenu que celui que nous avions voulu changer. Et alors, c’est certain, nous aurions été conspués parla même populace qu’en 1944 et 1945.
Accablés par les mêmes « historiens » peut-être et les mêmes politiciens qui nous firent juger et condamner après la « Libération ». Et peut-être aussi auraient-ce été les mêmes juges qui auraient prononcé les mêmes condamnations, pourquoi pas ? Sur base des mêmes lois, tout aussi rétroactives, trafiquées pour les besoins de la cause, comme avaient été « modifiées » (ah ! la pudeur des mots) les lois, à Londres, en 1943. Nous aurions eu aussi, peut-être, les mêmes gardiens pour nous maltraiter.
Tant il est vrai que la multitude court toujours après la victoire ! Et ce ne sont pas les vrais résistants qui me contrediront à ce sujet, ayant été eux-mêmes, en 1944 et 1945, submergés par cette engeance d’attentistes de métier, prompts à profiter de n’importe quelle victoire ! Nous-mêmes, en cas de victoire, il ne faut pas en douter, nous aurions eu fort à faire à ne pas nous laisser dépasser par le zèle de cette même foule, avide cette fois de « collaborer » et de prouver sa ferveur au nouveau régime que nous aurions instauré !
Voyez donc les masses qui se sont déchaînées dès que les régimes des pays d’Europe centrale – et non de l’Est comme disaient abusivement des journalistes ignares) se sont liquéfiés et que ces peuples se sont libérés du joug communiste ! A lire la presse, à regarder la télévision, on aurait pu croire, si on n’était averti, que l’Occident, que nos « médias » en étaient les artisans, que c’était leur victoire ! Alors que ce sont ces populations elles-mêmes qui l’ont conquise à mains nues. Car l’Occident les avait ignorés jusque-là ! Que nous nous réjouissions était normal, nous n’avions jamais rien voulu d’autre. Nous avions voulu préserver l’Europe du communisme. Mais que nos démocraties de l’Ouest s’en réjouissent aussi peut laisser pantois ! Car nous n’avons pas la mémoire courte et nous n’avons pas oublié que, même si tous les pays de l’Ouest n’ont pas été consultés, ni invités par leur grand « frère, l’URSS, ni d’ailleurs par leurs autres « fidèles alliés » à donner leur avis, à signer les accords de Yalta en 1945, et de Potsdam ensuite, tous, à cette époque, se sont réjouis du partage de l’Allemagne ; en tout cas, ont applaudi ces accords, comme ils applaudirent ensuite l’effondrement de ces mêmes accords et de leur ancien allié ! Leur a-t-il donc fallu 45 ans, 50 même, pour voir clair ? Voilà bien la preuve flagrante de leur inconséquence.
La logique eût voulu qu’ils réagissent au contraire avec la plus grande fermeté pour maintenir ces accords et exiger leur application. Ou alors, ils auraient dû aussi, pour le moins, réhabiliter nos thèses !
Il me faut dire deux mots aussi sur la guerre du Golfe, pour épingler que personne, si ce ne sont les naïfs, n’est dupe des raisons invoquées et que l’on ne peut sans peine imaginer que les problèmes au Moyen-Orient ne feront que croître et prendre leur réelle dimension, dans les temps à venir. Et ce n’est pas la situation laissée par les anciens « protecteurs » lorsqu’il ont « rendu » la liberté à ces régions ou territoires pétroliers en les morcelant pour mieux les dresser les uns contre les autres selon les nécessités politiques ou économiques des anciens « protecteurs » qui améliorera le climat politique dans les Etats concernés.
Et en Somalie ? Qui nous fera croire que l’intervention a tout arrangé ? Et l’ex-Yougoslavie donc ? L’une des plus énormes absurdités du Traité de Versailles ? Mais c’est nous qu’on accuse de nous être trompés !
A propos, avez-vous remarqué comme moi et n’est-il pas curieux de constater que plus les événements nous donnent raison, plus nos détracteurs se donnent du mal pour tenter de prouver que nous avions tort ? Moi, en tout cas, je me sens très bien dans ma peau, mais je comprends que d’autres éprouvent un besoin impérieux de se gratter !..."
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Fernand Kaisergruber, We will not go to Tuapse. From the Donets to the Oder with the Legion Wallonie and 5th SS Volunteer Assault Brigade Wallonien 1942-1945.
Ouvrage relié (enrichi de quelques 70 photos et cartes) disponible dès le 15 février 2016 aux éditions Helion & Company (34,85 €) à commander sur www.amazon.fr (un ex-libris dédicacé par l’auteur sera envoyé aux acquéreurs qui en feront la demande au Dernier Carré).
dimanche 27 décembre 2015
“Noël Cruel” par Georges Thonon.
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Ukraine, 24 décembre 1943.
Cette école de sous-officiers de la Waffen SS de Posen-Treskau avait une réputation de rigueur et de sévérité. Ce qu’on en racontait était toutefois largement au-dessous de la réalité… Sur la cinquantaine de candidats, une trentaine avaient été éliminés, ce qui était encore fort honorable pour des « Germains au rabais » tels que nous … Les vingt rescapés s’étaient retrouvés avec des galons tout frais et un ordre de mission. La destination de l’ordre était malheureusement le front de l’est, au lieu du congé promis.
Voilà pourquoi nous étions là, dans la nuit de Noël 1943 entassés dans ce wagon de marchandises en route pour Tcherkassy à essayer de dormir en oubliant le destin. Les parois du wagon étaient blanches du givre formé par la condensation de nos respirations. La température extérieure devait se situer en dessous de moins 20 degrés; la porte à glissière et les trous de notre carrosse vermoulu laissaient passer un courant d’air capable de congeler en un temps record tout membre laissé à sa portée.
Nous ne pouvions dormir longtemps et complètement par un froid pareil. Nous somnolions tout au plus par intermittence. Pour gagner un peu de chaleur, nous étions collés les uns contre les autres; la chaleur humaine était la seule que nous pouvions nous payer.
A l’école, nous étions trois amis plus liés parce que venant de la Jeunesse Rexiste où nous nous étions connus. Au gré des événements et des affectations, nos destins avaient suivi des voies plus ou moins parallèles.
Au début de la soirée, nous avions d’abord tué le temps en évoquant les soirées passées chez nous. Mais à l’incertitude de notre avenir, s’ajoutait l’idée de l’inquiétude de nos parents qui nous attendaient en vain. De plus, à cause de l’itinéraire erratique de notre convoi, notre ravitaillement semblait interrompu: nous n’avions plus rien à nous mettre sous la dent.
Vers le milieu de la nuit, l’un de nous trois s’était endormi. Nous restions deux à échanger de temps à autre une bribe de phrase, tandis que le train continuait sa marche cahotante. Puis nous avons fait silence, les autres dans le wagon aussi.
Ceux qui ne dormaient pas, ruminaient probablement les mêmes pensées, regrettant les jours de paix, leur lointain foyer et ceux qui y étaient restés. Chaque tour de roue nous en éloignait un peu plus et nous allions vers un avenir sombre qui nous réservait un éventail de possibilités peu réjouissantes.
Sur cette unique voie restée libre, nous nous dirigions droit dans la gueule du loup; l’encerclement se refermait inexorablement. Mais cela, nous l’ignorions…
Le destin qui nous attendait allait dépasser en horreur et en cruauté ce que nous avions vécu jusque-là.
A un moment, le train s’arrêta. Faisant glisser légèrement la porte du wagon, nous aperçûmes la campagne russe enneigée sous la lune. Tout était vide, glacé, gelé, immobile. Pas une isba à voir, pas trace de vie, rien, personne. Seul signe de vie dans cet univers mort, la locomotive soufflait sa vapeur, lentement, en cadence.
Qui nous avait embarqués dans ce congélateur ambulant, dans cet univers hostile et mort, pendant cette sainte nuit de Noël dont nous espérions au moins un peu de paix et de chaleur ?
Qu’allions-nous trouver à la fin de ce voyage au bout de la nuit ? A quoi serviraient toute cette peine, cette souffrance, cette solitude ?
Pensions-nous à tout cela, ou tout simplement au vide de nos estomacs et au froid qui nous pinçait de partout ?
A ma montre, il était passé minuit. Sortant de son sommeil, l’un de nous trois dit avoir fait un rêve étrange : l’un de nous était mort, mais il ne pouvait savoir qui. Et au moment où il allait voir qui était mort, il avait été réveillé par l’arrêt du train…
Je ne sais plus quand nous sommes arrivés à destination. Nous avons été affectés à la même compagnie, mais du fait que nous étions dispersés sur un front assez long, je n’ai pratiquement plus revu mon ami avant le 14 janvier 1944.
Dans l’obscurité qui précédait l’aube, il attendait calmement le moment de se mettre en route avant de monter vers la forêt de Teklino à la tête de son groupe. Passant devant lui, je lui ai fait un signe d’amitié de la main, il a répondu de même.
L‘assaut a débuté vers six heures du matin. Il est mort deux heures plus tard, d’une balle en pleine tête. Il a été touché de deux balles explosives : une première qui a touché l’épaule droite, une seconde dans la figure, ne laissant qu’une bouillie sanglante, mélange d’os, de chairs et de cervelle. Il a souffert de la première balle, pas de la seconde.
Une centaine de gars sont morts pour prendre ces huit kilomètres de forêt. Cela a duré cinq ou six jours.
« Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles. Couchés dessus le sol à la face de Dieu. » (Charles Péguy)
Ceux qui nous ont relevés ont perdu la forêt après trois jours.
Mon ami a été enterré à Korsun avec tous les autres. Leurs tombes ont été transférées à Kiev. J’ai revu sa mère après sa mort, je ne savais que lui dire, que dire à la mère dont le fils est mort ? Comment mentir quand elle vous demande des détails à propos de sa mort ? Elle savait combien nous étions liés. Les choses maladroites que je lui ai dites ont-elles pu traduire la valeur de notre amitié ?
Où es-tu, Hebbelinck ?
Georges Thonon.
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