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mercredi 25 novembre 2020

Pierre Pascal (1909-1990), Le Tombeau de Yukio Mishima.


"Ce n'est pas la Vérité qui fait la grandeur de l'homme, c'est l'homme qui fait la grandeur de la Vérité."

Confucius.


Je t'ai appelé,
Dieu vengeur des exilés:
tu m'as consolé !

Oh! plus rouge encore
que le soleil, ton feu, Mort,
mon havre et bon port.

De ta seule tête
armé, quand règne la Bête,
tranche-la et jette
en défi suprême. D'autres
crieront : "Sa Mort soit la nôtre!".

Du Nord ne te volte !
Sème à tous vents ta Révolte :
viendra la récolte.

Sans peur, sans remords,
quand vivre ne vaut plus, sors
de moi, âme, et mords !

          
三島 由紀夫

Mourir, je le veux :
pour frapper, flèche de feu,
la porte de Dieu.

Quand sabres et lances
n'ont plus de bras, qui devance
le Temps? - L'Espérance !

Si je meurs de toi,
abominable Espérance,
si je meurs pour toi,
impitoyable Espérance,
maintenant va : venge-moi !

Je n'ai plus que toi,
Mort ! pour t'imposer mon droit :
ton vainqueur, c'est moi !

O fleur écarlate !
meurs donc, pour que l'aromate
du fruit mûr éclate !

          三島 由紀夫

O ma délivrance !
Oui ! je meurs de ma naissance,
non de toi, silence!

J'étais seul! Je suis
toutes les voix de la nuit,
et la Peur me suit.

L
'odeur de mon sang
va réveiller le Dragon!
Dans l'horreur du Temps,
l'oubli peut fouir mon nom,
mais point l'Esprit rugissant!

D
u bain de mon sang
m'enivre un parfum d'encens :
mes morts ! tous présents.

M
orts à millions,
mon choix vous dit : "Délions
la faim des lions!"

In Memoriam - Yukio Mishima (14 Janvier 1925 - 25 Novembre 1970)

L
’homme qui, au nom d’un idéal moral, s’efforce constamment de vivre en beauté et qui considère la mort
 comme le critère ultime de cette beauté, vivra jour après jour dans une tension continuelle. Jôchô, aux yeux de qui la paresse est le vice suprême, a découvert un mode de vie quotidienne dans lequel la tension n’offre jamais la moindre rémission ; c’est la lutte au sein même de la banalité de tous les jours. Voilà le métier du samouraï. 
- "Le Japon moderne et l’éthique samouraï" - 1967


Tout comme les Grecs de l’Antiquité associaient l’esthétique et l’éthique, la morale selon le Hagakuré est déterminée par l’esthétique. Ce qui est beau doit être fort, brillant et débordant d’énergie. Tel est le premier principe ; le second, c’est que ce qui est moral doit être beau. Cela ne signifie pas qu’on doive apporter un soin excessif à son costume au point d’avoir l’air efféminé. Il s’agit plutôt d’instaurer entre la beauté et l’idéal moral la plus grande tension possible. Se farder pour dissimuler une indisposition se relie directement à la tradition du maquillage précédant le suicide rituel.
- "Le Japon moderne et l’éthique samouraï" - 1967


Tout autour de lui, dans l’immensité et le désordre, s’étendait le pays pour lequel il souffrait. Il allait lui donner sa vie. Mais ce grand pays, qu’il était prêt à contester au point de se détruire lui-même, ferait-il seulement attention à sa mort ? Il n’en savait rien ; et tant pis. Il mourait sur un champ de bataille sans gloire, un champ de bataille où ne pouvait s’accomplir aucun fait d’armes : le lieu d’un combat spirituel.

"Patriotisme" - 1961

S’il était vrai que mon moi fût ma demeure, mon corps figurait en ce cas un verger à l’entour. Il m’était loisible soit de cultiver à plein ce verger, soit de le laisser envahir par la mauvaise herbe. Libre à moi de choisir, mais cette liberté n’allait pas de soi autant qu’on pourrait le croire. Bien des gens, à la vérité, vont jusqu’à baptiser “destinée” les vergers de leur demeure.
Un beau jour, il me vint à l’esprit de cultiver mon verger de toutes mes forces.
À cette fin, j’utilisai le soleil et l’acier.
-
"Le Soleil et l’Acier "- 1968

Si le concept du héros est d’ordre physique, alors, tout comme Alexandre le Grand acquit la stature héroïque en prenant Achille pour modèle, les conditions nécessaires pour devenir un héros doivent être à la fois de bannir l’originalité et de rester fidèle à un modèle classique.
- "Le Soleil et l’Acier" - 1968

N
ous vous présentons une valeur qui est plus élevée que le respect de la vie. Cette valeur n'est ni la liberté ni la dé­mocratie. Cette valeur, c'est le Japon, le pays de notre his­toire et de notre tradition, c'est le Japon que nous aimons.
- "Gekibun" [Manifeste].

mercredi 15 juin 2016

15 juin 1906 – 15 juin 2016 : Léon Degrelle vit dans l’éternité



Acte de naissance de Léon Degrelle
né en son domicile de la rue du Collège 25, à Bouillon, le vendredi 15 juin 1906, à 21h.



Marie Degrelle-Boever tient dans ses bras le petit Léon, son nouveau-né.
La photo est prise à l’occasion du baptême administré le mercredi 20 juin 1906 en l’église paroissiale Saints-Pierre-et-Paul de Bouillon par son oncle et parrain, l’abbé Joseph Boever (1874-1950), curé de Devantave (Marche-en-Famenne).


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Un fleuve de noblesse et d'héroïsme devait rafraîchir nos pays jouisseurs, haineux, cramponnés à la bêtise de l'or vivant dans l'exclusivisme des appétits strictement personnels et matériels.

L
a Douleur avait fondu sur l'Europe, pareille aux malédictions antiques, comme un fabuleux ouragan tombant d'un ciel en feu.

E
lle était venue, au-delà des villes consumées, des biens détruits, des cœurs broyés, pour ramener à l'essentiel: la primauté des âmes, la nécessité pour les peuples d'être purs, possédés par l'amour des autres, tendus vers le don de soi.


(Léon Degrelle, Etat d'Ame, 1938)


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Médaille du centenaire
frappée en 2006 à cent exemplaires par la Communauté des Anciens du Front de l’Est, « Dernier Carré ».



Acte de décès de León José de Ramirez y Reina
le Jeudi Saint 31 mars 1994, à 23h15, à l’Hôpital Parque San Antonio, de Malaga.

mercredi 20 avril 2016

Adolf Hitler : 20 avril 1889 – 20 avril 2017



Moi, je l'ai connu, connu au long de dix années, connu de tout près au moment de sa gloire, comme au moment où, autour de lui, l'univers de ses œuvres et de ses rêves basculait. Je sais. Je sais qui il était : le chef politique, le chef de guerre, l'homme, l'homme tout cru, l'homme tout court. Il est vraiment trop simple de se contenter de couvrir d'outrages la dépouille d'un vaincu mort, de dire, d'écrire, d'inventer sur lui n'importe quoi, certain que le public acceptera n'importe quoi pourvu que cela complète l'idée qu'il s'est faite d'Hitler - celle d'un monstre!-, certain aussi de ce que les rares témoins qui pourraient expliquer qu'il n'en fut pas ainsi se tiendront cois, pour ne pas être enfermés aussitôt dans le même sac ignominieux qu'Hitler mort.


Tout ce que le public peut raconter, ou tout ce qu'on peut lui raconter, me laisse parfaitement indifférent. Ce qui m'importe, c'est la vérité, c'est ce que je sais.

D'ailleurs, il faut l'imbécillité des foules pour croire qu'un homme qui entraîna cent millions d'Allemands derrière lui, pour lequel moururent des millions de jeunes hommes, n'était qu'une sorte de Sardanapale ou de Néron, buvant du sang, du matin au soir, au robinet de sa folie.

Je le vois encore à Berlin, le 1er mai 1934, perché au sommet d'une tribune grandiose, au champ d'aviation de Tempelhof. Des centaines de milliers d'auditeurs grondaient de ferveur sous son regard. Pourtant, j'avais été déçu. Son éloquence était peu nuancée, violente, élémentaire, assez monocorde. Un public latin eût été plus exigeant. Même l'ironie était rugueuse. C'était une éloquence-force, plus qu'une éloquence-art.

De même, l'éclat de ses yeux ne m'impressionna jamais spécialement. Ils ne fouillaient pas, comme on l'a dit, le regard de l'interlocuteur. Leur feu n'avait rien d'insoutenable. Bleu, vif, l’œil était beau, son jaillissement était frais, neuf, avec une grande projection de puissance, certes, mais qui ne cherchait ni à intimider, ni même à séduire, ni surtout à enjôler. On pouvait le regarder bien en face, avec intensité, sans sentir qu'il vous envahissait ou qu'on le dérangeait.

Et même pour les fameux fluides. De vieilles folles comme la princesse Hélène de Roumanie ont écrit que lorsque Hitler vous serrait la main, ses doigts lançaient des décharges électriques, évidemment diaboliques ! La main d'Hitler ne serrait pas trop, elle était plutôt molle. Généralement même, surtout avec de vrais amis, Hitler ne donnait pas la main, mais il vous serrait la main dans ses deux mains. Jamais je ne me suis senti transpercé par cet attouchement, comme la vieille folle de princesse roumaine. Jamais je n'ai sauté en l'air sous la déflagration ! C'était une poignée de main tout ordinaire, comme celle d'un garde forestier ardennais.

Hitler était simple, très soigné. Ses oreilles m'ont toujours étonné, luisantes comme des coquillages. Il ne jouait pas au play-boy, croyez-moi. Ses 
vêtements étaient repassés avec soin, il est difficile d'en dire davantage. [...]


Il n'avait besoin de rien, sauf de beauté. Il e paya, avec les droits d'auteur de son Mein Kampf, un merveilleux Botticelli qu'il accrocha au-dessus de son lit. A part cela, il n'avait jamais un mark sur lui. Il est mort sans laisser un pfennig. Pour lui, ce problème des bien personnels, de l'argent personnel n'existait même pas. Je suis sûr que pendant les dernières années de sa vie, il n'y pensa pas une seule fois.

Il mangeait en dix minutes. Et même son repas était un spectacle plutôt ahurissant. Car cet homme qui se couchait à cinq heures ou à six heures du matin chaque jour, et qui était déjà debout à onze heures, lunettes à la main, devant ses dossiers, mangeait à peine. Et encore, étaient-ce des mets qui, pour le grand public, « ne donnent pas de force ». Il mena tout l'effort terrible de la guerre sans avoir avalé une seule fois cent grammes de viande. Il ne mangeait pas d’œufs. Il ne mangeait pas de poisson. Une assiette de pâtes, ou une assiette de légumes. Quelques gâteaux. De l'eau. Toujours de l'eau. Et les festivités culinaires hitlériennes étaient terminées !

Il avait la passion de la musique. A un point même stupéfiant. [...] Un motif musical entendu une fois par lui était absorbé à jamais. Il le sifflotait sans un accroc, si long fût-il. Wagner était son dieu. Il n'en ignorait pas une nuance. Il confondait, dans l'Histoire d'Espagne, Isabelle la Catholique (XVe siècle) et Isabelle II (XIXe siècle), mais il n'eût pas confondu deux notes de tout le répertoire musical de tout l'univers.

Il aimait son chien. On lui avait volé un chien au cours de la Première Guerre mondiale. Ce fut un

des plus grands chagrins de sa jeunesse. Oui, c'est ainsi. J'ai connu Blondie, son chien des dernières années. La brave bête arpentait à côté de lui son baraquement de planches, comme si elle soupesait, elle aussi les aléas tragiques du front russe. Hitler lui préparait lui-même sa pâtée vers minuit, lâchant les visiteurs présents pour aller nourrir son compagnon. [...]

Politiquement, jamais un homme, sur la terre ne souleva un peuple comme Hitler le fit pourtant, bien malin serait celui qui découvrirait maintenant parmi le gros public allemand un ex-hitlérien s'affichant sans crainte !

La vérité, tout de même, c'est qu'à peu près tous 
les Allemands furent hitlériens, dès le début, ou par la suite. Chaque élection, chaque plébiscite apportèrent à Hitler une adhésion plus frémissante et, finalement, presque unanime. Les gens votaient pour lui parce qu'ils désiraient voter pour lui.
Personne ne les y forçait. Personne ne les contrôlait Que ce fût sur le territoire même du Reich, ou dans les régions soumises encore à des autorités étrangères (Sarre, Dantzig, Memel), les résultats étaient identiques. Dire le contraire est faux. A chaque élection, le peuple allemand prouva qu'il était à fond avec son Führer. Et pourquoi ne l'eût-il pas été ?

Hitler l'avait sorti de la stagnation économique. Il avait remis au travail des millions de chômeurs désespérés. Cent lois sociales nouvelles avaient garanti le travail, la santé, les loisirs, l'honneur des ouvriers. Hitler avait inventé pour eux l'auto populaire, la Volkswagen, payable à un prix insignifiant au long de plusieurs années.

Ses navires de vacances promenaient, des fjords de la Norvège aux Canaries, des milliers de travailleurs. Il avait revivifié l'industrie du Reich, devenue la plus moderne et la plus efficace du continent. Il avait doté l'Allemagne – un quart de siècle avant que la France n'essayât de l'imiter – d'autoroutes splendides. Il avait réunifié la nation, rendu une armée à un pays qui n'avait le droit de posséder que des tanks en carton. D'un pays vaincu, saigné à blanc (trois millions de morts!) par la Première Guerre mondiale, il avait refait le pays le plus fort de l'Europe.

M
ais surtout – et cela on l'a bien oublié, or ce fut la réalisation capitale d'Hitler, celle qui changea politiquement l'Europe –, il avait réconcilié la masse ouvrière avec la patrie. Le marxisme international – et diverses influences cosmopolites – avaient, en cinquante ans, séparé partout le peuple de la nation. L'ouvrier rouge était contre la patrie, non sans raison toujours, car la patrie des nantis avait souvent été une marâtre pour lui. [...]

Hitler, grâce à son programme révolutionnaire de justice sociale et grâce aux améliorations immenses qu'il 
apporta à la vie des travailleurs, ramena à l'idée nationale des millions de prolétaires, notamment six millions de communistes allemands, qui semblaient perdus à jamais pour leur patrie, qui en étaient même les saboteurs, et eussent pu en devenir les fossoyeurs.


La vraie victoire – victoire durable et de portée universelle – qu'Hitler remporta sur le marxisme fut celle-là : la réconciliation du nationalisme et du socialisme, d'où le nom de national-socialisme, en fait le plus beau nom qu'eût jamais porté, au monde, un parti. A l'amour de la terre natale, normal, mais qui, laissé à lui seul, serait trop étroit, il unissait l'esprit universel du socialisme, apportant, non en paroles mais dans la vie réelle, la justice sociale et le respect aux travailleurs. Le nationalisme était trop souvent, avant Hitler, le fief exclusif des bourgeois et des classes moyennes. A l'opposé, le socialisme était le domaine presque toujours exclusif de la seule classe ouvrière Hitler fit la synthèse des deux. [...]

Le plus sensationnel chez Hitler, fut – et l'histoire devra bien le reconnaître un jour – son génie militaire. Génie éminemment créateur. Génie foudroyant. L'invention de la stratégie moderne fut son œuvre. Ses généraux appliquèrent, avec plus ou moins de conviction, ses enseignements. Mais, laissés à eux-mêmes, il n'eussent pas valu mieux que les généraux français et italiens de leur génération. Ils étaient, comme eux, d'une guerre en retard, ayant à peine décelé, avant 1939, l'importance de l'action combinée de l'aviation et des chars, qu'Hitler les obligea à pratiquer. [...]

H
itler était, militairement, un inventeur. On parle toujours des erreurs qu'il a pu commettre. L'extraordinaire eût été qu'obligé à inventer sans cesse, il n'en commît point.

 Mais il inventa, outre la stratégie du regroupement motorisé des forces de terre et des forces de l'air – qu'on enseignera dans les Écoles militaires jusqu'à la fin du monde – des opérations aussi totalement différentes que le débarquement en Norvège, la conquête de la Crète, l'adaptation de la guerre blindée aux sables d'Afrique – à laquelle nul n'avait pensé jusqu'alors – et même, aussi, les ponts aériens. Celui de Stalingrad fut autrement difficile, compliqué et périlleux que celui des Américains à Berlin, dix ans plus tard.

H
itler connaissait chaque détail des moteurs, chaque avantage ou chaque inconvénient des pièces d'artillerie, chaque type de sous-marin ou de bateau, et la composition de la flotte de chaque pays. Ses connaissances et sa mémoire sur tous ces chapitres étaient prodigieuses. Nul ne le prit en défaut une seule fois. Il en savait mille fois plus que ses meilleurs spécialistes.

E
ncore fallait-il, en plus, posséder la force de la volonté. Il l'eut toujours, à un degré suprême. Politiquement, seule sa volonté d'acier brisa tous les obstacles, lui fit vaincre des difficultés fantastiques sur lesquelles tout autre que lui se fût brisé. Elle l'amena au pouvoir dans un respect absolu des lois, reconnu légitimement par le Reichstag où son parti, le plus nombreux du Reich, était encore, toutefois, minoritaire le jour où le maréchal Hindenburg le désigna comme chancelier.

Force et ruse. Hitler était habile, madré. Et, aussi, enjoué. On l'a dépeint comme une brute sauvage, se roulant de fureur sur les planchers, mordant à 

pleines canines dans les tapis. Je ne vois pas bien, entre nous, comment cet exploit mandibulaire eût été réalisable ! J'ai passé bien des jours et bien des nuits près d'Hitler. Jamais je n'ai assisté à une de ces colères, tant de fois décrites. [...]

A
u point de vue religieux, il avait des positions bien à lui. Il ne pouvait pas supporter les intromissions politiques du clergé, ce qui n'était pas répréhensible en soi. Ce qui était impressionnant, par contre, c'était son idée sur l'avenir des religions.

À
ses yeux, il était devenu inutile de les combattre, de les persécuter ; les découvertes de la science, dissipant les mystères, – essentiels à l'influence des Églises –, la progression du confort, – chassant une misère qui, durant deux mille ans, rapprocha de l’Église tant d'êtres malheureux –, réduiraient, de plus en plus, à son avis, l'influence des religions.

« Au bout de deux siècles, de trois siècles, me disait-il, elle seront arrivées, les unes à l'extinction, les autres à un amenuisement presque total. » [...]

Je connaissais Hitler à fond.


Je ne craignais plus le risque de faire équipe, dans une Europe commune, avec un génie qui avait dépassé, politiquement les étapes des régions et des nations.

« Après la guerre, me disait-il, je changerai le nom de Berlin pour qu'il n'apparaisse plus comme la capitale des Allemands seuls, mais la capitale de tous. »

Lui pourrait créer, forger, unir.

À cette création, risquée certes, – mais au front, nous connaissions d'autres risques ! – exaltants, à la hauteur des plus grands rêves, comment eussions-nous préféré le retour à un concubinage sordide avec des régimes petit-bourgeois, sans grands vices, sans grandes vertus, sous lesquels l'Europe désunie eût pu, tout au plus, continuer à patauger, comme avant la guerre, dans la plus molle médiocrité ?...

A
vec Hitler, nous risquions gros. Mais, aussi, nous risquions grand !

Léon Degrelle,Hitler pour mille ans, La Table Ronde, 1969.




mardi 19 avril 2016

« Adolf a toujours voulu le meilleur pour l’Allemagne ! » 
Paula Hitler (28 décembre 1957)




En ce 20 avril, jour du 127e anniversaire du personnage le plus important de l’histoire de l’humanité, quel meilleur hommage pouvons-nous lui rendre que de publier à nouveau le message adressé par sa petite sœur Paula aux hyènes de la presse allemande qui s’étaient permis de couvrir sa mémoire de leurs habituelles déjections à l’occasion de l’anniversaire de son sacrifice, le 30 avril 1957.


Messieurs !

N’oubliez jamais ceci. Vos noms seront oubliés depuis longtemps bien avant que vos corps aient pourri dans la terre. Mais le nom d’Adolf Hitler sera toujours une lumière dans les ténèbres.

V
ous ne pourrez jamais le tuer en noyant sa mémoire dans vos seaux d’aisance et vous ne pourrez pas l’étrangler avec vos petits doigts pleins d’encre. Son nom existe toujours dans des centaines de milliers d’âmes. Vous êtes bien trop insignifiants, ne serait-ce que pour l’atteindre.


Il aima l’Allemagne. Il s’inquiéta pour l’Allemagne. Quand il combattit pour l’honneur et le respect, c’était pour l’honneur de l’Allemagne et quand il ne resta plus rien, il donna sa vie pour l’Allemagne
.


Qu’avez-vous donné de tel ? Lequel d’entre vous donnerait sa vie pour l’Allemagne ? Les seules choses qui vous préoccupent sont les richesses, le pouvoir et le luxe éternels. Quand vous pensez à l’Allemagne, vous pensez vous permettre de tels sentiments sans responsabilité, sans préoccupation ?

Croyez-moi pour cela : le Führer n’a jamais été égoïste en paroles et en actes, ce qui garantit son immortalité. Le fait est que l’âpre combat pour la grandeur de l’Allemagne n’a pas été couronné de succès, comme celui de Cromwell en Angleterre, ce qui a un rapport avec la mentalité du peuple concerné.

D’un côté, le caractère de l’Anglais est essentiellement déloyal, guidé par la jalousie et l’égo et un manque de compassion. Mais il n’oublie jamais qu’il est un Anglais, loyal à son peuple et à sa couronne. De l’autre côté, l’Allemand avec sa soif de reconnaissance n’est jamais un Allemand avant tout.

Par conséquent, cela ne vous préoccupe pas, vous, créatures insignifiantes, si vous détruisez la nation tout entière. La seule chose qui vous guide sera toujours : moi d’abord, moi ensuite, moi enfin.

Dans votre médiocrité, vous ne penserez jamais au bien-être de la nation.

Et c’est avec cette philosophie pitoyable que vous voulez entraver l’immortalité d’un géant ?!!!

Paula Hitler
, Berchtesgaden , 1er mai 1957.




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Paula Hitler est née le 21 janvier 1896, en Autriche, moins de sept ans après son frère, et est décédée à Berchtesgaden, le 1er juin 1960. À l’occasion des jeux olympiques de 1936, le Führer lui demanda, par souci de discrétion, de changer son nom en « Wolf », le patronyme qu’il utilisa lui-même dans les années vingt ainsi que pour nommer tous ses lieux de combat (Wolfsschlucht, Wolfschanze, Wehrwolf,…).

Active dans un hôpital militaire jusqu’à la fin de la guerre, elle fut arrêtée par les Américains qui la
privèrent de ses avoirs bancaires et immobiliers (un petit appartement de deux pièces à Vienne ; les Russes s’étaient, quant à eux, déjà emparés de sa maison dans la campagne autrichienne). Le tribunal de dénazification dut rapidement la libérer, vu son absence de toute activité politique sous le IIIe Reich.

Elle vivra désormais dans la pauvreté à Berchtesgaden, près des ruines du Berghof  et dans la fidélité à la mémoire de son frèretoujours sous le nom de «Wolf», aidée par les associations d’anciens combattants.

Paula mourut dans sa 65e année et fut enterrée au Bergfriedhof de Berchtesgaden. Sa tombe, sommée d’une croix en bois, portait son nom « Paula Hitler ». Il disparut en 2005 sous la plaque portant le nom du couple (Cornelia et Hermann Reif) qui s’occupa de son entretien.





mardi 29 décembre 2015

In memoriam Stéphane Steeman (1932-2015).


Stéphane Steeman, collectionneur de Hergé et de… Léon Degrelle.




Tout le monde connaît suffisamment sa brillante carrière de comédien-imitateur (rappelée d’ailleurs en long et en large par tous les médias) pour que nous n’y revenions pas.

Pour nous, Stéphane Steeman fut surtout celui qui accepta l’invitation de Léon Degrelle, désireux de lui faire relire son manuscrit « Tintin mon copain » et qui se rendit à Malaga en octobre 1991.


Nous pouvons dire aujourd’hui que Steeman en eut bien du mérite car il éprouvait une terrible aversion physique pour l’avion: malgré ses comprimés de Valium, il effectua un vol effroyable, recroquevillé dans son fauteuil et tremblant de tous ses membres. Mais l’envie de rencontrer et connaître personnellement une figure historique telle que Léon Degrelle, qui plus est intimement liée à son idole Hergé, lui permit de tout supporter.

Et la rencontre fut mémorable, Léon Degrelle venant ouvrir lui-même la porte de son appartement et donnant spontanément une vigoureuse et amicale accolade à son visiteur intimidé, avant de lui faire les honneurs de sa demeure: les dix glorieux drapeaux de la Légion Wallonie ramenés des combats du Front de l’Est, la croix de Chevalier de la Croix de Fer et les Feuilles de Chêne gagnées lors de la percée victorieuse de Tcherkassy et dans les formidables combats d’Estonie, le portrait dédicacé du Führer, les portes mauresques ouvrant sur le bureau de travail entouré par une impressionnante bibliothèque d’ouvrages historiques et artistiques, la magnifique collection de plats andalous anciens, les précieux azulejos, les bois polychromes médiévaux, les tableaux religieux et mythologiques de la Renaissance, le primitif flamand, la terrasse ombragée décorée de marbres romains et, enfin, les rafraîchissements – Xérès, whisky on the rocks– qui attendaient les futurs amis…

Car ce qui liait déjà ces deux parfaits inconnus l’un pour l’autre ne pouvait que les ouvrir l’un à l’autre puisqu’il s’agissait de la précieuse amitié qui les avait attachés à la personne d’exception que fut le jeune Georges Remi pour Léon Degrelle, le célèbre Hergé pour Stéphane Steeman.

Le malheur voulut qu’un correspondant de Pan reconnût le couple improbable d’amis en promenade à Puerto Banus, le luxueux port de plaisance de Marbella, et, en lançant son scoop, provoquât un véritable séisme médiatique (Steeman qui a collectionné toutes les coupures de presse de l’affaire en estimait le poids total à 2,5kg !).

Au départ, l’humoriste réagit avec un bon sens naturel: « Degrelle n’est tout de même pas un monstre; il faudrait commencer à oublier un peu […] en 1935-36, 60% des Belges étaient pour Degrelle qui dénonçait les politiciens, dont certains étaient des crapules »…Mais il fut rapidement submergé par le tsunami de haine dont une des plus extraordinaires manifestations fut sans doute l’anathème lancé par un certain André Weiss, président d’une Ligue contre la censure: « […] J’espère que la Belgique te refusera ses caméras et ses planches pour rehausser l’honneur de nos héros que tu as bafoués » !!!…

Steeman se sentit dès lors contraint d’aménager l’histoire de manière à se donner un rôle plus positif: « Admirateur et défenseur d’Hergé (peut-on me le reprocher ?), je n’ai pas corrigé le livre de Degrelle. J’ai tout tenté pour qu’il ne récupère pas le personnage de Tintin, à qui il s’identifie en se racontant. Ce qui donnait notamment un chapitre intituléTintin chez les nazis. Mon sang n’a fait qu’un tour et j’en ai fait un autre, rapide, en Espagne. Bien sûr, il connaissait ma collection, il savait que j’étais le premier collectionneur de Hergé. Il lit les journaux. Je n’avais jamais rencontré Degrelle. Je n’épousais évidemment pas ses idées.

Comment peut-on me traiter de révisionniste, écrire de telles méchancetés sur mon compte; me traîner dans la boue sans savoir ? Jamais, je n’aurais pensé que cette rencontre susciterait un tel tollé. Sinon, me sentant fautif, je ne serais pas sorti, même pendant une heure, avec lui. […] Soyons clair: je n’ai jamais défendu Degrelle, je suis allé le voir pour faire supprimer des passages qui récupèrent Tintin mais non des choses contre Hergé. »1

S
oyons également clair: ce n’est pas une heure, mais trois jours que Steeman passa à Malaga et il n’y a pas une seule virgule de Tintin mon copain dont il demanda la suppression ! Il en effectua au contraire une relecture consciencieuse permettant ainsi la correction de fautes de frappe (Victor Meulenijzer pour Meulenjizer,…), d’attention (L’Etoile mystérieuse pour L’Ile mystérieuse,…), de dates de publication des albums, etc. Quant au titre « Tintin chez les nazis », il s’agit de celui de la quatrième partie du livre, intitulée en réalité « Tintin au temps de la croix gammée »…



C
ette marche arrière peu glorieuse heurta Louise-Marie, la tendre sœur cadette de Léon, qui lui avait accordé avec feu sa généreuse amitié. Incapable d’aucune méchanceté, elle lui fit connaître avec délicatesse son amertume en lui adressant ce poème pudique:

« Stéphane, je suis émue… Je suis blessée. Peut-être avais-je exagéré Le prix de l’amitié Et sa sincérité… J’ai ressenti une profonde tristesse. J’ai tâté le fond de la détresse. Un geste de douceur Eût consolé mon cœur. Ce geste, tu ne l’as pas fait. Je suis déçue, Je suis blessée. L’estime et la confiance Dont je te parais Sont à présent souvenance Et regret. Je peux te paraître amère, Mais je suis triste… Et c’est mon frère ! »

L
éon Degrelle garda cependant toute son amitié à Stéphane Steeman dont il avait apprécié la gentillesse et la compétence, tout en s’amusant des contorsions auxquelles s’était obligé l’humoriste pour se sortir du scandale de sa visite.

C’est ainsi qu’il dédicaça encore, quelques mois avant sa mort, l’opuscule Va-t-on chez nous rôtir les morts ? à son « bien cher Stéphane Steeman », par cette formule-épitaphe:
« Et dire que peut-être, un jour, pour que des ennemis sans pudeur ne les profanent pas, mes restes seront incinérés ! Mais qu’importent les “restes” ! Ce qui compte, c’est le feu de l’esprit qui, lui, ne s’éteindra jamais ! »


***


1 Steeman ira même encore plus loin puisque, de manière complètement idiote, il préféra « oublier » la rencontre la plus médiatisée de sa vie dans son livre de souvenirs Inoubliables rencontres (éditions Ciné Revue, 2005) !…


mercredi 23 décembre 2015

In Memoriam Jeanne Degrelle (1922-2014)

Il y a un peu plus d'une année, le 15
décembre,  s'éteignait parmi les siens à son
domicile de Malaga, Jeanne Degrelle,
la compagne dévouée de notre Chef.


Nièce du fondateur de la Milice française, Joseph Darnand, Jeanne Degrelle, née Brevet, était la fille d’Alexandre Brevet, un grand antiquaire de Bourg-en-Bresse.

Jeanne Brevet épousa en premières noces Henry Charbonneau, proche ami de son oncle, combattant de la Phalange africaine en Tunisie, avant de devenir le rédacteur en chef de Combats, l’organe de la Milice, puis, après la guerre, journaliste à L’Aurore et à Valeurs actuelles. Il publia également Les Mémoires de Porthos, indispensable histoire des nationalistes français entre 1920 et 1946, ainsi que L’Aventure est finie pour eux, portraits de quelques grandes figures contemporaines, parmi lesquelles Léon Degrelle.

Comme d’innombrables patriotes, Jeanne Brevet et sa famille eurent à subir les persécutions de la « libération » haineuse: outre une vie de clandestinité, elle dut souffrir de voir son jeune frère fusillé pour avoir exprimé son idéal patriotique par un engagement inconditionnel au service de la Milice. Elle se montra aussi toujours très affectée par le sort réservé à son oncle, héros de la Grande Guerre qui, en 1918, reçut la glorieuse médaille militaire des mains du vainqueur de Verdun, Philippe Pétain, et le grade de chevalier de la Légion d’Honneur de celles du président de la République Raymond Poincaré qui le déclara « artisan de la victoire » au même titre que Foch et Clémenceau, et dont on flétrit l’honneur dans une parodie de procès, avant de le fusiller le 10 octobre 1945. Il mourut la tête haute en chantant le refrain du Chant des Cohortes de la Milice: « A genoux, nous fîmes le serment, Miliciens, de mourir en chantant, s’il le faut, pour la Nouvelle France ».

C’est en accompagnant son mari et François Brigneau dans leurs reportages préparatoires à L’Aventure est finie pour eux que Jeanne Charbonneau rencontra Léon Degrelle. Ce fut un coup de foudre réciproque qui déboucha rapidement sur une vie en commun, Jeanne sacrifiant tout de son existence antérieure pour vivre définitivement aux côtés de l’illustre proscrit belge. En janvier 1962, Jeanne ira s’installer à Madrid où Léon Degrelle ne tarda pas à la rejoindre: elle consacrera désormais toutes ses forces physiques et spirituelles à l’être aimé. Elle fut ainsi d’une aide précieuse et constante dans les multiples et longues traques dont Léon Degrelle fut encore l’objet tout au long des années 70, suite au changement de cap politique de l’Espagne, aux demandes d’extradition du gouvernement belge et aux nombreuses tentatives d’enlèvement qui le menacèrent, mais aussi dans les énormes difficultés matérielles et économiques qui en découlèrent.

Après la mort d’Henry Charbonneau en 1982 et celle, en janvier 1984, de Marie-Paule Lemay, qui, après cinq ans de prison, n’avait pas voulu rejoindre son mari en Espagne, Jeanne Brevet put enfin épouser celui qu’elle n’appelait plus que « M’Amour », le 15 juin 1984, jour du 78e anniversaire de Léon Degrelle.

Ce dernier savait pouvoir se reposer en toute confiance sur son épouse: c’est grâce en effet à ses rares qualités de
Léon Degrelle et Jeanne Brevet, en 1964.
maîtresse de maison, d’organisatrice parfaite de toutes les tâches domestiques, de gestionnaire du patrimoine familial et de gardienne effacée et raffinée de l’atmosphère harmonieuse de la maison qu’il put se consacrer si heureusement à son œuvre littéraire et historique, approfondissant son étude des événements majeurs du XXe siècle (« Le Siècle de Hitler »), n’hésitant pas à s’attaquer aux légendes sacralisées par la loi dans le seul but de salir et discréditer l’idéal solaire auquel la plus pure jeunesse européenne avait offert sa vie.


Il lui en en exprima toute sa reconnaissance dans le message d’amour de son testament du 30 mars 1991:
« Le seul regret – qui littéralement me dévore– est de laisser seule celle qui fut la plus admirable des compagnes. Tout mon cœur était à elle et le restera toujours. […] De là-haut, je veillerai sans cesse sur elle, mon amour la protégera, la comblera. Je lui suis tout spécialement reconnaissant pour la bonté infinie avec laquelle elle m’a soigné pendant mes derniers temps, elle si faible, étant plus forte que ma puissance...
J’aurais voulu vivre cent ans pour la combler de tendresse.
C’est mon désespoir de penser que je ne pourrai pas mener plus loin cette passion qui en moi domina tout, pouvoir, gloire, autres vanités, près desquelles les merveilleux effluves de son cœur comptèrent mille fois plus que n’importe quelle satisfaction humaine.
Je m’en vais en l’aimant éperdument. »


Après le décès de Léon Degrelle, le 31 mars 1994, Jeanne Degrelle sut encore montrer toute la puissance de sa force de caractère.

En effet, les dernières volontés du fils que Hitler se fût choisi étaient que ses cendres fussent dispersées au lieu-dit « Tombeau du Géant » situé dans un méandre de la Semois, non loin de Bouillon, sa terre natale. C’est dans ce but que l’urne cinéraire fut confiée à l’officier le plus haut gradé assistant à la crémation, le Hauptsturmführer Jean Vermeire. Mais ce dernier, qui s’était toujours considéré comme le « bras droit » et le « premier ministre » de Léon Degrelle –qui avait cependant toujours refusé de lui signer quelque document accréditant pareille prétention–, prit le mors aux dents et, s’affichant désormais comme le seul « commandant » des Légionnaires, réclama à cor et à cri que lui soient remis les huit drapeaux de compagnie (croix de Bourgogne brochée d’un bras armé sortant d’une nuée d’argent) et les deux étendards de l’unité générale, Stabsbrigade, (croix de Bourgogne enlacée des phylactères « Dur & Pur – Rex vaincra » et « Qui S’y Frotte S’y Pique ») emmenés au Front, en mars 1942, par John Hagemans et qui, sauvés miraculeusement du Kessel de Tcherkassy et des combats forcenés d’Estonie et de Poméranie, trônaient désormais dans le bureau du dernier Commandeur de la Wallonie. Pour se donner un semblant de légitimité, il organisa même un « referendum » parmi les Anciens. Mal lui en prit car le résultat fut une volée de bois vert de leur part et la perte définitive de son crédit.

Jeanne Degrelle s’était d’ailleurs adressée à eux sans ambiguïté, dans une lettre du 24 août 1994, pour dénoncer cette manœuvre indigne:
Jeanne Degrelle, devant le buste de Léon Degrelle
(oeuvre de l'Artiste G. Vanderick), en 1989.
« Je suis parfaitement consciente que ces drapeaux sont les vôtres, totalement, mais sont ceux de vous tous sans distinction […]. Oui, bien sûr, les drapeaux resteront là où ils sont depuis que mon mari les a récupérés du Front, dans ses différentes maisons d’exil ! […] Je ne pense pas, par cet acte de conserver les drapeaux ici, accaparer des objets glorieux qui ne sont pas à moi. La volonté de mon mari sur eux demeure et demeurera toujours. Vous serez libres tous, le jour où vous pourrez les déposer dans un musée allemand digne de les protéger, de venir les chercher. Car je mourrai un jour. […] Je vous le redis encore, ces drapeaux ne sont ni à la famille de Léon Degrelle ou moins à la mienne, mais à vous tous, en dépôt ici. »

C’est alors que croyant arriver plus sûrement à ses fins, Vermeire décida d’exercer le plus odieux des chantages sur Jeanne Degrelle: les glorieux drapeaux de la Légion Walloniecontre les cendres du Chef. Désespérée, la veuve de Léon Degrelle eut le courage héroïque de lui répondre que Léon Degrelle n’était pas dans le tas de cendres qu’il avait volées, mais qu’il vivait en réalité dans son cœur !

Se retrouvant sans moyen de pression sur celle qu’il voulait blesser cruellement, Vermeire, se targuant d’un testament antérieur, alla répandre les cendres du Chef au sommet du Kehlstein et ne restitua jamais l’urne à sa propriétaire.

Nos amis savent aujourd’hui que, finalement, les dispositions testamentaires successives de Léon Degrelle quant au lieu de dispersion de ses cendres ont toutes été accomplies puisqu’une partie, provenant du « Nid d’Aigle » même, a également été enfouie au « Tombeau du Géant », comme en attestent désormais les plaques commémoratives apposées à la fois à Berchtesgaden et à Bouillon, dédiant également ces deux lieux mythiques à sa mémoire.

Les derniers mois de la vie de Jeanne Degrelle furent ceux d’une longue agonie adoucie par les soins attentifs de sa famille, les visites affectueuses d’amis proches et les prières ferventes que les fidèles de Léon Degrelle n’ont cessé de formuler à son intention: c’est ainsi que, depuis juin 2013, des messes pour les malades et les mourants étaient régulièrement célébrées à Bruxelles, Paris, Rome (tous les jours), Barcelone, Lisbonne, Santiago du Chili,…

Jeanne Degrelle est décédée à son domicile de Malaga le lundi 15 décembre 2014 parmi les siens. Le service funèbre, suivi de l’inhumation, a été célébré le 16 décembre en la basiliqueNuestra Señora de la Victoria y de la Merced, patronne de Malaga.


Jeanne Degrelle en janvier 2013.