- Si j’étais un homme comme les autres, je serais maintenant en train de boire un pot de bière au Café du commerce, m’avait répondu Hitler, un jour où je lui racontais, sur on ton goguenard, que le génie est normalement anormal. Mussolini n’était pas, lui non plus, un être «normal». Napoléon ne l’avait pas été avant lui. Lorsque les forces anormales qui le soutenaient l’abandonnèrent, sa vie publique s’abattit au sol, comme un aigle dont on eût fauché les deux ailes, tout d’un coup.
Mussolini, durant la dernière année de sa vie, - c’était visible et c’était tragique – flottait comme un radeau déboussolé, sur une mer qui l’absorberait n’importe quand. Lorsque la vague mortelle fut là, il l’accueillit sans réaction. Sa vie était finie depuis que les forces inconnues qui l’avaient fait Mussolini avaient cessé d’être son sang secret. Le sang secret. C’est cela. Les autres ont un sang commun, analysé, catalogué. Ils deviennent, lorsqu’ils réussissent, d’honnêtes généraux à la Gamelin, connaissant toutes les ficelles d’état-major et les tirant avec correction, ou des hommes politiques à faux col, à la Poincaré, méticuleux, appliqués et ordonnés comme des receveurs de contribution. Ils ne cassent rien. L’humanité normale débouche, à son stade supérieure, sur des forts en thème, que le thème soit l’Etat, ou l’Armée, ou la construction impeccable d’un gratte-ciel, d’une autoroute ou d’un ordinateur. En dessous de ces esprits normaux qui se sont distingués, paît l’immense troupeau des êtres normaux qui ne se sont pas distingués. L’humanité, c’est eux : quelques milliards d’êtres humains au cerveau moyen, au cœur moyen, au train-train moyen.
Et voilà qu’un jour, brusquement, le ciel d’un pays est traversé par le grand éclair foudroyant de l’être qui n’est pas comme les autres, dont on ne sait pas encore au juste ce qu’il a d’exceptionnel. Cet éclair-là atteint, dans l’immense foule, des forces de la même origine que la sienne, mais atrophiées et qui, recevant le choc émetteur, se raniment, répondent, correspondent, à petite échelle, sentant, néanmoins, leur vie transformée. Ils sont animés, soulevés par des fluides qui n’avaient jamais atteint leur vie normal et dont ils n’avaient jamais soupçonné qu’ils transperceraient leur existence.
L’homme de génie est ce formidable poste émetteur et récepteur, qu’il s’appelle Alexandre ou Gengis Khan, Mahomet ou Luther, Victor Hugo ou Adolf Hitler. Les génies, entraîneurs de peuples, les génies, enchanteurs de couleurs, de volumes ou de mots, sont projetés, à des degrés plus ou moins intenses, vers des destins inéluctables. Certains fous sont aussi, sans doute, des génies, des génies qui ont dérapé, dans le potentiel mystérieux desquels un engrenage a dû être faussé, ou mal emboîté au départ. En fait, de cette nature des génies, les savants, les médecins, les psychologues ne savent encore à peu près rien. Mais un génie ne se fabrique pas, il n’est pas le résultat d’un énorme travail, il relève d’un état physique et psychique jusqu’à présent ignoré, d’un cas spécial qui doit se produire une fois sur cent mille, ou sur un million, ou sur cent millions. D’où l’ahurissement du public. Et le côté grotesque des jugements portés par l’être banal sur l’être extraordinaire qui le dépasse en tout. Quand j’entends des primaires émettre avec assurance des jugements olympiens sur Hitler, ou tout aussi bien sur Van Gogh ou sur Beethoven, ou sur Baudelaire, j’ai parfois envie de pouffer de rire.
- Qu’y comprennent-ils ?
L’essentiel leur échappe, parce qu’ils ne possèdent pas activement cette force-mystère qui est l’essentiel du génie, soit du génie total, au survoltage maximum, soit du génie limité parce que son pouvoir d’expansion est moins chargé, moins dense, moins riche, ou qu’il est orienté vers un secteur limité.
Le génie, bon ou mauvais, est, qu’on le veuille ou non, la levure de la lourde et monotone pâte humaine. Celle-ci retomberait sur elle-même sans ce stimulant. Cette levure est indispensable. Et la Nature ne la dispense que très chichement. Encore faut-il que les circonstances soient là, qui permettent à ces molécules de vie supérieure de féconder la nature uniforme, mille fois plus considérable, matériellement, mais qui, laissée à elle seule, est vaine, végète, ne représente rien. Sans le génie qui, de temps en temps, le transperce, le monde serait un monde de commis. Seul le génie fait que l’univers sort parfois de sa médiocrité et le dépasse. L’éclair éteint, il retombe dans la grisaille dont, seul, un éclair nouveau le fera peut-être un jour resurgir.
C’est pour cela que l’époque des fascismes, où jaillirent des génies authentiques, fut captivante. Parmi des circonstances exceptionnelles surgissaient des transformateurs de peuple au rayonnement exceptionnel. Le monde allait, à cause d’eux, connaître un des plus extraordinaire virage de son histoire.
- Tout a mal tourné ?
Qu’en savons-nous ?
À la chute de Napoléon, tout, aussi, avait, croyait-ton, mal tourné. Et pourtant, Napoléon a marqué l’humanité pour toujours. Sans Hitler, serions-nous même simplement au seuil de l’exploitation de l’atome ? Une seule fusée existerait-elle ? Or, le changement radical de notre époque part d’elles.
La décharge de génie qu’Hitler, s’il a – et c’est tout un ensemble à analyser – provoqué des catastrophes, a certainement aussi apporté une transformation radicale à l’orientation de l’humanité. L’univers nouveau, jailli du drame hitlérien, a, en quelques années, provoqué un changement irréversible des conditions de vie, du comportement des individus et de la société, de la science et de l’économie, des méthodes et des techniques de production, changements plus considérables que tous ceux qu’avaient apporté les cinq derniers siècles.
Hitler n’a peut-être été que la cartouche de dynamite qui a déclenché l’explosion géante de notre temps et provoqué le bouleversement du monde contemporain. Mais le bouleversement a eu lieu. Sans Hitler, nous serions restés, peut-être encore pendant des centaines d’années, les mêmes petits bourgeois rassis que nous étions au premier quart du siècle.
Dès 1935, la mise à feu du satellite Hitler était inévitable. Le génie, ça ne s’arrête pas. pendant le compte à rebours, chaque pays allait participer, à sa manière, et souvent inconsciemment, à ce bouleversement fantastique, certains se comportant comme des pôles négatifs – la France et l’Empire britannique, par exemple – d’autres constituant les pôles positifs, chacun d’eux accouplant des pièces de la machinerie d’où jaillirait le monde futur.
Mais, en 1936, quel devin eût imaginé que le monde vieillot où il vivait allait connaître une si totale mutation ? Hitler, grondant des forces inconnues qui étaient sa véritable vie, se rendait-il même exactement compte du destin qui l’attendaient, et qui nous attendait tous ?
Moi, comme les autres, je ne voyais encore que mon peuple à extraire des marais politiques, à sauver, moralement autant que matériellement. En 1936, le pays, la patrie étaient encore, partout, l’alpha et l’oméga de chaque citoyen. Un Premier ministre français comme Pierre Laval n’avait jamais passé un jour de sa vie en Belgique, à deux cent kilomètres de Paris! Mussolini n’avait jamais vu la mer du Nord. Salazar ignorait la couleur de la mer Baltique.
Je m’étais rendu, oui, en Asie, en Afrique, en Amérique latine. J’avais vécu au Canada et aux Etats-Unis. Mais je n’en parlais guère, car cela paraissait assez peu sérieux, relevant presque de la bougeotte.
En fait, l’esprit international, et même l’esprit européen n’existaient pas. L’unique organisme mondial, la Société des Nations, à Genève, était une vieille dame bavarde, inutile, dont les gens de bon ton parlaient avec condescendance. Elle avait rassemblé, pendant près de vingt ans, les principaux hommes d’Etat européens. Un Briand y avait vaguement entrevu l’Europe. Et encore, sa conception en était-elle très floue. Mais son cas était à peu près unique. L’Europe, sans le phénomène Hitler, en fût resté là, sans doute longtemps encore, chaque pays s’agitant dans le pré de son territoire particulier.
En moins de trois ans, le vieux continent allait subir une mutation totale. Il aurait à peine eu le temps de fermer les yeux que le champignon Hitler se serait déployé, grandiose, effrayant, par-dessus l’Europe. L’éparpillement envahirait chaque coin du ciel, jusqu’au ras des plus lointains des océans.
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jeudi 20 avril 2023
mercredi 9 septembre 2020
Robert Brasillach (1909-1945), extrait de "Léon Degrelle et l'Avenir de Rex" - 1936
Et déjà, c'est la fin. Déjà Léon Degrelle salue, la foule s'écrie « Rex vaincra », et il se précipite au dehors, on lui jette un manteau, un foulard, il est rouge, il court au théâtre où, dans une petite pièce, il boit d'un trait un verre de bière. Puis, dans la salle où se tient le second meeting, et où M. de Grunne vient d'achever de parler, il apparaît, éreinté, souriant, et aussitôt le voilà reparti encore pour une heure, devant un autre auditoire, aussi enthousiaste, aussi attentif que le premier. Je le retrouverai à la sortie, dans l'auto qui l'amène chez un de ses oncles, habitant de Namur.C'est un charmant intérieur belge, avec une grande cheminée, une statue du Christ-Roi. Pendant que Léon Degrelle change de linge dans une autre pièce, qu'on m'explique comment on lui vole ses chemises pour en faire des souvenirs, nous buvons de la bière, nous mangeons ces énormes raisins belges qui ont l'air de venir de Chanaan. Puis, on lui montre des photographies de famille, des prêtres, des religieux et des religieuses, car il en a beaucoup parmi ses proches. Il est détendu, ravi de ce succès, tellement significatif après la manifestation de Bruxelles du 25 octobre.
- Maintenant, à partir de dimanche, nous allons tenir vingt-cinq meetings en trois semaines. Ah ! ils peuvent y aller, les types du gouvernement. En s'y mettant tous, avec les trois partis, ils n'y tiendraient pas huit jours, à ce régime.
Il envoie un jeune homme à Charleroi à deux heures du matin, et comme l'autre déclare familièrement (tout se passe entre camarades, à Rex) qu'il n'a déjà pas dormi la nuit dernière, Degrelle lui réplique rondement :
- Vous vous reposerez quand vous serez mort.
Et il ajoute à mon adresse :
- Ah ! comme je me reposerai quand je serai mort. Ce sera magnifique.
Puis, après réflexion:
- Après tout, je sais bien que non. A peine arrivé, j'aurai la moitié des saints pour moi, il faudra convaincre les autres, j'aurai un terrible travail, je fonderai un journal...
- Le Paradis réel ?
Et nous rions tous, et on nous verse d'autres verres de bière, d'une bière légère qui a comme un goût de raisin muscat. Pourtant, il faut partir : les jeunes gens de Rex-Namur attendent, et déjà ils ont téléphoné deux fois. Il faut que Léon Degrelle passe les voir avant de regagner Bruxelles, et il faut aussi qu'il prenne la grande poupée de Chantal, qu'on a déposée à la permanence. Je l'entends parler encore une fois, debout sur une table, dans une petite pièce étroite ornée de drapeaux en papier, au milieu de quatre-vingts jeunes gens qui le pressent. Ce n'est plus l'orateur des grands meetings. C'est un camarade qui s'adresse à d'autres camarades, d'une voix étonnamment douce et chaude, presque à mi-voix. Il dit qu'il est heureux, il évoque l'esprit fraternel de Rex, la jeunesse, le dévouement. Il est simple, détendu, il est ému. Tous ces jeunes gens tendent vers lui leur visage, les jeunes filles le regardent avec un émerveillement sans nom. Peut-être est-ce l'instant que j'ai préféré, dans ces images hâtives que je contemple depuis quelques heures.Et dans la nuit, tandis que l'auto rapide nous ramène à Bruxelles, il continue alors de parler,pour moi, pour lui. Je ne vois pas son visage. J'entends seulement sa voix dans l'ombre. Elle apporte avec elle mille évocations saisissantes, un envoûtement extraordinaire. Je ne sais pas ce que sera le rexisme, je ne sais pas ce que sera Léon Degrelle : tout est possible dans l'univers, même l'échec après la victoire. Mais je sais que je ne pourrai jamais oublier cette promenade dans la nuit, et ces mots magiques qui montaient d'un jeune homme mis en présence de son destin. Il n'est pas d'animateur, j'en suis sûr sans une profonde poésie. Lorsqu'il parle aux Italiens de la terre natale et d'au delà des mers, Mussolini est un grand poète, de la lignée de ceux de sa race, il évoque la Rome immortelle, les galères sur le Mare nostrum et poète aussi, poète allemand, cet Hitler qui invente des nuits de Walpurgis et des fêtes de mai qui mêle dans ses chansons le romantisme cyclopéen et le romantisme du myosotis, la forêt, le Venusberg, les jeunes filles aux myrtilles fiancées à un lieutenant des sections d'assaut, les camarades tombés à Munich devant la Felderenhalle ; et poète le Codreanu des Roumains avec sa légion de l'archange Michel. J'écoute Léon Degrelle me parler de son enfance, avec ces paroles sans apprêt qui évoquent tantôt Colette et tantôt Péguy, et je sens bien que lui aussi, il est un grand poète, qui a su capter les voix de sa terre natale. Il n'est pas de grande politique qui ne comporte sa part d'images, il n'y a pas de grande politique qui ne soit visible.
- Nous aimons le mot de communauté, dit-il. La communauté familiale, la communauté religieuse. Nous voulons construire notre communauté. Pareille à ce village que nous avons traversé tout à l'heure, tenez, ce village si spirituel, qui tourne autour de l'église avec sa route en virages, que l'église achève. Il y aura place pour tous dans notre communauté. Et c'est cela le vrai patriotisme, la vraie tradition : ce n'est pas le drapeau tricolore, les discours, toutes ces sottises. Ce n'est pas l'abstraction. Nous n'aimons pas ce qui est abstrait. Nous aimons notre terre, nous voulons voir renaitre tout ce qui y rattache l'homme. Comme l'homme est seul,dans les villes d'aujourd'hui ! Nous voulons, voyez-vous, rendre à l'homme toute sa vie, toute sa raison d'être. C'est magnifique, d'être un homme ! Mais il ne faut pas le mutiler. C'est très beau, l'intelligence, et elle est nécessaire : mais elle ne suffit pas. Nous voulons sauver l'homme dans sa totalité.
Il se tait, puis il rit doucement :
- Ne trouvez-vous pas que c'est merveilleux d'aller tenir une grande réunion, où l'on parle de choses si graves, et puis de revenir, avec, pour récompense, une poupée. A une heure du matin, sur la route...
Il rêve, pendant que l'aiguille du compteur oseille entre cent et cent vingt, et, comme il s'en aperçoit :
- Que voulez-vous. Quand on a marché à pied jusqu'à quinze ans, c'est tout de même encore une grande volupté pour nous, la vitesse.
Et toujours, dans le glissement sans fin de la vitesse, sur les larges et belles routes, il laisse venir à lui des images paysannes et gracieuses, sa famille, le pont, la Semois, la côte en haut de Bouillon. Comme on sent bien qu'il voudrait que chacun ait son Bouillon, ses joies simples, la pauvreté qui n'est pas la misère, suivant l'admirable distinction de Péguy. Comme on sent que tout est né pour lui dans cette petite ville qui lui a donné le modèle d'un bonheur courageux et mesuré. Nous traversons les bois, les champs, en bordure de Bruxelles. Ce n'est plus le passé qui le touche alors, c'est l'avenir.
- Une ville n'est pas faite pour qu'on y vive, elle est faite pour y travailler. Ici, vous ne pouvez pas voir parce qu'il fait nuit, mais c'est magnifique. Il y a des bois, des lacs, des prairies. Nous mettrons des trains rapides, des autobus, au lieu de ce tramway ridicule qui met une heure pour conduire les Bruxellois à la campagne. Nous démolirons toutes ces masures, toutes ces réclames publicitaires. Ici, je veux que chacun ait son foyer, son jardin, sa joie. On habitera ici, on sera heureux ici. Il faut enlever les hommes aux villes. Vous verrez tout cela. Il nous faut vingt ans seulement, vingt ans nous suffiront. Vous comprenez, être ministre six mois, ça ne m'intéresse pas.
Et il ajoute, pensant sans doute à Bouillon :
- Quand on pense à ce qu'on a pu faire dans le passé, quand on pense qu'il y a eu les croisades, ces milliers d'hommes partis pour délivrer le tombeau du Christ, on ne peut plus désespérer des hommes : ils sont capables de tous les efforts.
Il parle avec un tel calme, avec une telle confiance en l'avenir... Comment ne serait-on pas d'accord avec ces évocations extraordinaires, avec cet espoir d'un monde juste et fraternel ? Je suis tout près de croire, en cet instant, ce jeune homme invisible, qui a appelé à son secours son enfance, son pays, qui m'a parlé avec tant d'émotion de la France, de son passé, de son héroïsme gracieux, et qui s'avance si hardiment vers un avenir qu'il anime, et qu'il bâtit. Je l'avoue, je m'intéresse d'abord à la figure que forment dans le temps et dans l'espace les êtres humains. Et rien ne pourra faire jamais, même si je devais être déçu sur certains points, que cette figure ne m'ait paru saisissante, et d'une beauté originale. Quand je le quitte, dans la nuit, je me dis que nous pouvons attendre quelques mois encore avant de savoir ce que la chance apportera à Léon Degrelle. Mais nous pouvons dire à présent qu'il est prêt pour la rencontre de cette chance.
mardi 8 septembre 2020
Léon Degrelle (1906-1994), extrait de l' "Appel aux Jeunes Européens" - Août 1992
VIII. — Rendre aux âmes une vie spirituelle
Reste-t-il peu de chances de sauver la mise européenne ?...
Le jeu est serré, c’est exact.
Mais il subsiste cent motifs de lutter et d’espérer.
Une volonté d’acier vaut plus que mille impuissances.
En 1940, un Reynaud, Premier ministre cocoriquant de la France « démocratique », s’écriait, paonnant : « Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts. » Un mois plus tard, sur toute la hauteur de l’Occident, les démocraties au grand complet s’écroulaient comme des châteaux de cartes ! Reynaud, atterré, s’enfuyait (avec vingt-neuf kilos d’or) jusqu’aux Pyrénées, où il se démolissait la figure sur un rocher inopportun !
L’affairé était flambée ! Le bonhomme Demos était knock-out ! Son compte avait été réglé en quelques semaines.
On le voit, tout peut s’écrouler, mais un vrai caractère peut tout redresser.
Pour opérer la rénovation des temps futurs, il ne suffit point que les volontés se tendent vers un puissant effort de rénovation matérielle. Ce n’est pas seulement l’économie mondiale qui est malade, ni la société politique ; C’est l’univers moral des peuples qui est atteint, empoisonné par une course folle vers le confort, apparemment aimable mais, souvent, tragiquement dévastateur.
L’être humain de notre époque a laissé tomber les mille ans de Chrétienté et de religiosité ; Chacun a voulu « vivre », jouir surabondamment des aises et des plaisirs. Il est devenu, sans même s’en rendre compte, l’esclave de joies médiocres, limitées à un bien-être superficiel. Il ne se meut plus qu’au ras du sol.
Comment rendre une vie spirituelle à des âmes presque éteintes, où la flamme ne monte plus, étouffée sous des cendres qui se refroidissent peu à peu ? Qui la ranimera ? Qui fera souffler sur ces braises devenues terreuses l’inspiration d’où rejaillira le feu spirituel ?
Sans lui, pourtant, tout est perdu. Il faut que le don, la générosité, l’amour des hommes, la volonté de donner, et la ferveur sacrée d’un idéal regorgeant de vérité renouvellent la vie intérieure de chaque être. Le cœur de l’homme n’est pas seulement un réceptacle à jouissances passagères. Il est un jardin enchanté, avec ses couleurs et ses parfums. Il veut s’élever à travers les taillis confus de l’existence. Révolution politique ? Oui ! Révolution économique et technique ? Oui ! Sociale ? Oui ! Mais surtout, dominant l’existence de ses effluves, révolution des âmes !
Le bonheur n’est pas qu’un sous-produit de discothèque. L’homme doit redevenir d’abord un être spirituel, tendu vers tout ce qui élève et ce qui anoblit. Sinon, si agréable que soit le décor, la vie n’est plus qu’une mangeoire où on se repaît et où l’essentiel n’existe plus.
IX. — Le siècle des élites
Il y a l’âme.
Il y a aussi l’intelligence.
Une révolution ne se fait pas à coups de bravades, et moins encore à coups d’injonctions creuses aux résonances de fer blanc. Toute révolution enrichissante est le fruit d’une longue préparation intellectuelle. Plus que jamais, le siècle futur sera le siècle des élites, et de la coordination de leurs découvertes. Ce sont les meilleurs, les plus capables — et eux seuls —, qui emporteront, qui dirigeront et qui changeront la société. Le temps est fini où l’être humain pouvait préparer son essor dans le laisser-aller, la facilité, l’ignorance, la paresse.
L’ouvrier lui-même devra cesser d’être, comme il le fut trop longtemps, un manœuvre ignorant. Il devra se transformer, à force de travail et de préparation mentale, en un technicien hautement qualifié. L’industrie moderne, très coûteuse, ne recrutera que des collaborateurs de choix. Il n’y aura plus de place, demain, pour les médiocres. Ceux-ci iront rejoindre l’énorme foutoir des cancres et des parasites, fermé à tout avenir.
Au siècle prochain, il faudra vous hisser, à force de labeur, de constance, de souplesse de l’esprit et de puissance du caractère, au niveau intellectuel et aux connaissances techniques qui marqueront de leur sceau indélébile les futurs conducteurs d’hommes et de peuples.
Que les jeunes se mettent bien dans la tête que c’est dans la mesure où leur cerveau travaillera, où leurs connaissances techniques s’accroîtront, et où ils seront devenus une part vivante de l’élite, qu’ils pourront réussir la rénovation de la société.
ᛉᛉᛉᛉᛉ
Des temps nouveaux jailliront, dans la mesure où vous, jeunes garçons et jeunes filles du XXIe siècle déjà campés à notre porte, vous vous attellerez — avec des méthodes et des idées nouvelles, mais aussi avec un idéal brûlant comme celui de vos aînés des temps héroïques — à la tâche grandiose de renouvellement d’une société désorbitée.
Jeunes camarades d’Europe, votre tour est venu.
Matériellement, bien sûr, mais surtout spirituellement et intellectuellement, soyez prêts, dispos pour tous les sacrifices, le cerveau parfaitement nourri et structuré, le corps fort pour les plus durs duels, l’âme illuminant votre projection. Alors, quelle qu’ait été l’âpreté de la lutte, vos bras solides pourront hisser sur vos boucliers cette victoire que les faiblards croyaient devenue inaccessible.
Seuls ceux qui ont la foi retournent et bravent le destin ! Croyez ! Luttez !
Le monde, ça se perd, où ça se prend. Prenez-le !
Dans le désert humain où bêlent tant de moutons, soyez des lions !
Forts comme eux ! Intrépides comme eux !
Et que Dieu vous aide !
Salut, camarades !
mercredi 2 septembre 2020
Robert Brasillach (1909-1945), extrait de "Léon Degrelle et l'Avenir de Rex" - 1936
Comme toutes les vraies révolutions, Rex est donc, en même temps qu'une révolution politique, une révolution morale. C'est ici qu'il faut se souvenir des origines du parti. Bien que tolérant pour toutes les confessions religieuses, Rex ne s'est jamais caché d'être un mouvement catholique, et affirme même que le seul moyen de lutter contre le bolchevisme,c'est le christianisme. Dans son entreprise de protection de la famille, il accorde avec raison une place extrêmement importante à la restauration des notions morales, et les Principes rexistes nous exposent longuement un « plan de propreté de la rue », une organisation des spectacles et spécialement du cinéma. « Nous estimons, disent-ils, que le relèvement de la famille est une condition indispensable au relèvement matériel du pays. » Là dedans, qu'on le remarque bien, pas d'utopies humanitaires. Léon Degrelle et Jean Denis savent bien qu'il ne suffit pas de supprimer les maisons closes officielles pour supprimer la prostitution et que les belles affiches en couleurs n'inciteront jamais personne à faire des enfants. Ce qui importe, ce sont des réalisations positives : pour combattre la prostitution, il vaut mieux poursuivre un patron qui donne des salaires insuffisants à ses employés, examiner les conditions dans lesquelles se fait le couchage dans les taudis, que de prendre de grandes résolutions à apparence morale. Ce qu'il faut louer dans le rexisme, c'est l'aspect concret que prennent justement tous les problèmes. De ces idées si raisonnables chacun aurait à s'inspirer.
Il y a même dans les principes rexistes un projet de réforme des fonctionnaires très simple et très séduisant. Rex pense qu'il vaut beaucoup mieux qu'un homme de quarante ans gagne plus d'argent qu'un homme de soixante. Avec les variations qui s'imposent d'ailleurs, suivant les cas, les charges de famille et les enfants, c'est sur ce principe qu'il désire calculer le traitement de tous les fonctionnaires. Je ne trouve pas cela déraisonnable.
Naturellement, cette révolution morale se réduirait à de belles phrases, si elle ne s'accompagnait d'une révolution économique. Aux combattants rexistes, deux ennemis sont nommément désignés : le bolchevisme et l'hypercapitalisme. Ils sont d'ailleurs plus voisins de l'autre que chacun d'eux le pense, puisque leur développement n'aboutit qu'à concentrer en peu de mains, au pouvoir d'une oligarchie sans contrôle, toute la vie d'un pays. D'après Léon Degrelle, la Belgique est plus avancée encore que la France sur la voie des grands trusts, et il en désigne quelques-uns qui dirigent effectivement l'activité générale du territoire. C'est contre eux, et contre la puissance immodérée des banques, que le rexisme a commencé de lutter. « Qui fera les frais de la crise ? lisait-on dans Rex en septembre 1936. Seul l'hypercapitalisme doit porter le fardeau d'une crise dont il porte, à tous égards, l'accablante responsabilité. » Rex veut réorganiser les métiers, décentraliser le plus possible, combattre les grandes sociétés à succursales multiples pour protéger le petit commerce, la petite industrie, l'artisanat, toutes les formes de vie où les hommes sont près les uns des autres, et aptes à se comprendre, au lieu d'être les rouages d'une machine. Tout cela, naturellement, ne peut guère se concevoir sans une organisation corporative extrêmement précise, qui puisse éviter cette routine où s'est enlisé le petit commerce français et qui l'a condamné à mort. Là encore, nous pourrions encore chercher une parenté avec l'Essai sur le gouvernement de demain du comte de Paris. Au moins autant que le bolchevisme, que le capitalisme, que le monstrueux étatisme, Rex condamne d'ailleurs ce qu'il appelle « l'odieuse hypocrisie manchestérienne », c'est-à-dire le libéralisme économique. La doctrine du libre développement du commerce et de l'industrie a, en fait, abouti à considérer le travailleur comme une denrée, qu'on paie plus ou moins cher suivant le temps. C'est la doctrine la plus opposée à la dignité humaine qu'on puisse concevoir. Sur le mensonge de ce libéralisme, sur le chantage exercé par le capital sur l'ouvrier, c'est peut-être Charles Maurras qui a écrit d'ailleurs les pages les plus dures et les,plus pénétrantes à l'article Ouvrier de son Dictionnaire. Avec une certaine férocité, joyeuse,Léon Degrelle écrivait dans le Pays réel en août 1936 : « Le bourgeois ne comprend qu'à l'instant précis où on le raccourcit d'environ vingt centimètres. » Il ne faudrait pas croire, après cela, que le rexisme soit une doctrine de lutte de classes. Tout mouvement inspiré plus ou moins du corporatisme, tout mouvement fondé sur la dignité du travail, est bien au contraire partisan de la réconciliation des classes. La devise de Rex, elle est admirable, et je l'ai lue sur sept colonnes, en titre du Pays réel, le premier jour où j'ai rencontré Léon Degrelle : « Travailleurs de toutes les classes, unissez-vous ! » C'est la devise la plus nette qui soit à opposer à la mensongère proclamation communiste. Mais elle réclame le respect mutuel, et la justice aussi bien que l'amour. L'amour, lui, ne peut se réduire en formules. Mais la justice, on peut l'exiger, on petit l'organiser. Il ne faut pas devoir à l'initiative privée, toujours sujette à révision et à caution, ce que le droit vital réclame. C'est là une idée qui a longtemps rebuté les vieux partisans du libéralisme et de la charité : il n'en est pas qui soit sans doute plus profondément ancrée au cœur et dans l'esprit des jeunes, c'est l'idée maîtresse de Rex.
Autour du roi, clef de voûte de la nation, autour de l'idée nationale elle-même, le rexisme veut organiser la vie complexe, la vie multiple des familles, des professions, des provinces. La famille étant la première cellule sociale, il veut organiser le vote plural, supprimer les droits de succession en ligne directe, supprimer le divorce. A l'intérieur de la profession, il veut instaurer un régime de protection du travail. Dès à présent, des syndicats groupent les ouvriers pour les revendications professionnelles, et la vie, comme toujours, a devancé la théorie. A l'intérieur du cadre national, il veut faire respecter les diversités et les libertés des provinces.On se doute que cette partie du programme a une singulière importance en Belgique. Les ennemis de Léon Degrelle l'accusent d'être Wallon en Wallonie, Flamand en Flandre. Comment en serait-il autrement ? Dans ce pays divisé par la langue, où chaque partie craint de se voir dépassée par l'autre, où, aujourd'hui, si l'on en croit les Wallons, la prépondérance flamande est établie d'une manière excessive, comment le seul remède ne serait-il pas dans une liberté analogue, à celle de l'ancienne France ? Léon Degrelle déclare que le bilinguisme obligatoire a fait son temps, que jamais les Wallons n'ont voulu apprendre le flamand, et qu'il importe de laisser chacun tranquille, avec sa fierté régionale, ses coutumes, sa langue. Sinon,à force d'excès, on en arrivera à détruire la Belgique. Il réclame donc un libre fédéralisme, où Bruxelles servira de trait d'union, et il pousse même le souci de liberté jusqu'à réclamer l'égalité des droits pour les Allemands d'Eupen : Rex a une édition allemande, et un député de cette langue. Malgré les attaques dont son système est l'objet, il apparaîtra vite aux esprits non prévenus qu'il est le seul possible et logique.
mercredi 4 janvier 2017
Notre Calendrier 2017
« C’est l’hypercapitalisme qui est à la base des guerres contemporaines. »
Léon Degrelle, 13-XI-1937
Cette citation de Léon Degrelle, au mois de mai du calendrier de 1939 qui nous servira de guide en 2017, est tirée de l’éditorial du Pays réel du 13 novembre 1937.
À cette époque où l’hebdomadaire Soirées publiait un retentissant reportage sur le Reich hitlérien vu à travers le prisme déformant de l’Eglise catholique, Léon Degrelle avait-il pénétré l’essence du national-socialisme qu’il avait pourtant approché un an auparavant lors de sa première rencontre avec Adolf Hitler à Berlin ? Toujours est-il que, tout en décrivant fort précisément la révolution nationale-socialiste (« la vraie révolution, sociale et nationale » !) à travers le projet rexiste, il la limite à une réaction antimarxiste matérialiste. Les choses n’en resteront heureusement pas là !
Voici le texte intégral de cet éditorial, à cette retenue près, magistral.
Pour barrer la route au marxisme.
Condition Sociale du Pays Nouveau
On n’arrêtera pas le marxisme par un retour
à un conservatisme bourgeois, égoïste et borné,
mais en réalisant une révolution sociale
complète, rapide, pacifique et nationale.
Pas de marche-arrière !
Arrêter le marxisme, c’est bien, mais il faut s’entendre sur le mot, sur les faits et sur les moyens.
Pour un certain nombre d’esprits fermés, l’opposition à la Révolution Rouge signifie : casser net tout élan social, s’opposer à des réformes nouvelles, neutraliser, saboter ou annuler les conquêtes, souvent si douloureuses, que les travailleurs ont obtenues au cours de cinquante années de luttes dures, houleuses et parfois sanglantes.
S’imaginer que nous participerons jamais à ces visées réactionnaires est enfantin.
Nous haïssons, autant que le bolchevisme, ce capitalisme sans cœur, qui laissa, pendant des années, la classe ouvrière dans « une misère imméritée ».
Nous savons combien furent cruels ces temps maudits où le peuple de chez nous était traité comme un bétail ou comme des matériaux à l’état brut, soumis à des temps de présence inhumains, où hommes, femmes et enfants, mêlés à l’usine, étaient condamnés, par la misère, à des travaux forcés, qui criaient vengeance au ciel.
Ecrasement de la dignité humaine.
Mesures d’hygiène inexistantes.
Alcoolisme.
Rues insalubres.
Taudis infects.
Nous serrons les poings d’indignation et de fureur en pensant à ces temps-là. Nous sommes, par toutes les fibres de notre être, en communion d’âme avec tous les hommes au cœur droit –socialistes ou non– qui firent sauter cette chape de plomb qui écrasait le peuple.
Si l’opposition au marxisme signifiait un retour –même partiel– ces mœurs maudites, nous crierions à l’instant même : « Nous ne marchons pas ! au contraire, vous nous trouverez en travers de votre route ! »
Nous ne voulons pas enrayer un mal pour en retrouver un autre.
Pas de salut du pays, pour nous, en dehors de la paix sociale, oui, mais basée sur la justice sociale et sur le bonheur de la classe ouvrière, comme des autres.
La lutte des classes par le capitalisme
L’hérésie de la lutte des classes fut, il faut le reconnaître, autant une erreur capitaliste qu’une erreur marxiste.
Les partis conservateurs, en négligeant d’améliorer le sort des classes laborieuses, en n’étant au service que des classe « possédantes » pratiquaient autant la lutte des classes que les Marxistes qui l’inscrivaient dans leur programme.
Laisser croupir des milliers d’êtres dans des logis immondes, se désintéresser quasi totalement de l’hygiène, des sports, de la santé des ouvriers, ne point tenir compte des familles des travailleurs, tolérer le labeur industriel des enfants, écraser les ouvriers sous le poids d’heures interminables à l’usine, tuer toute vie personnelle, familiale, sociale parmi le peuple, n’avoir de préoccupations qu’à sens unique –les intérêts d’une classe et du capital– c’était pratiquer la lutte des classes sous sa forme la plus barbare.
La lutte des classes, marxiste, était une exaspération néfaste, mais tout de même au service d’êtres humains. L’autre, la lutte des classes, à la mode capitaliste, n’était au service que d’éléments matériels, de briques, de fer, de lingots d’or, devenus ennemis des hommes.
La réconciliation des classes et leur solidarité n’est possible, ne se fera qu’en rendant au capital sa seule mission admissible : n’être point un élément despotique, inhumain et un but social, mais, au contraire, un instrument au service de la communauté nationale.
Mission du capital
Capital : humain, modeste, au service de la communauté.
Une fois cela compris et intégré dans la vie publique, alors on peut parler d’arrêter le marxisme.
Pour nous, rexistes, en tout cas, c’est une condition « sine qua non » ; nous somme également antimarxistes et anticapitalistes : pas de paix des classes sans le retour du capital à sa stricte mission de serviteur de l’homme et de la société.
Les méfaits de l’hypercapitalisme
On néglige vraiment trop cet aspect.
La plus constante raison d’être du marxisme se trouve, en effet, dans la dictature de plus en plus écrasante d’un capitalisme inhumain devenu rapidement un hypercapitalisme barbare. C’est cette conception du capitalisme, dégagé de tout devoir humain, fin et bien en soi, n’ayant point de freins dans les lois morales, qui nous a conduit à ces excès de plus en plus criards, à ces trusts, à ces cartels, n’ayant d’autres visées qu’un rendement matériel maximum, à ces destructions de biens utiles en vue de maintenir des prix supérieurs, à cette substitution progressive d’un capitalisme massif, bancaire, anonyme, irresponsable à la propriété personnelle et responsable.
Celle-ci était, ou pouvait être, un trait d’union, un instrument de mieux-être.
L’autre, l’hypercapitalisme sans nom, n’est plus qu’un jeu monstrueux de quelques êtres privilégiés, aux dépens des pays et des peuples.
– Cet hypercapitalisme est à la base des crises toujours plus graves de la vie économique mondiale.
– C’est lui qui est à la base des guerres contemporaines.
– C’est lui qui, n’hésitant devant aucun moyen, a corrompu les institutions et les hommes, uqi a gangrené la politique et la presse par ses générosités faciles et intéressées.
– Nous lui devons le chômage, des perturbations économiques sans précédent, des guerres toujours plus cruelles, la corruption morale des régimes démocratiques, une horrible dureté dans les relations entre les hommes, entre les classes, entre les peuples.
Et on voudrait que nous soutenions et approuvions ça ?
Jamais de la vie !
À bas l’hypercapitalisme ! pas de salut du pays dans l’esclavage de l’industrie et du peuple !
Les méfaits du marxisme
Le marxisme a tout fait pour accentuer les effets désastreux de l’hypercapitalisme, au lieu d’en être le contrepoids. À la lutte de classe capitaliste, les dirigeants rouges ont opposé la lutte des classes marxistes – base même de leur doctrine – multipliant ainsi le mal par deux, le compliquant encore à coup de violences souvent sanglantes.
Même erreur des dirigeants marxistes, en face du matérialisme capitaliste qu’ils ont complété par le matérialisme de la production.
A lieu d’essayer de ramener le monde à une exacte notion de la dignité de l’homme, de la famille ouvrière, du travail, du métier, ils ont créé une barbarie nouvelle, basée sur la puissance du nombre, sur le mépris de l’effort personnel, sur la concentration anonyme irresponsable, inhumaine, de toutes les forces économiques dans les mains de quelques politiciens, au lieu de quelques banquiers.
– Mêmes erreurs !
– Même méconnaissance des limites de l’homme et de sa dignité, des cellules vitales de la société et des organisations naturelles du travail.
– Même écrasement de toutes les valeurs humaines, de toute personnalité, de toute initiative individuelle.
À la dictature de l’or, ils ont opposé une autre dictature, aussi néfaste.
Le marxisme avait simplement copié l’hypercapitalisme et découblé ses défauts à travers l’univers, sur toute la ligne.
Faillite universelle
Une fois cela compris et intégré dans la vie publique, alors on peut parler d’arrêter le marxisme.
Pour nous, rexistes, en tout cas, c’est une condition « sine qua non » ; nous somme également antimarxistes et anticapitalistes : pas de paix des classes sans le retour du capital à sa stricte mission de serviteur de l’homme et de la société.
Les méfaits de l’hypercapitalisme
On néglige vraiment trop cet aspect.
La plus constante raison d’être du marxisme se trouve, en effet, dans la dictature de plus en plus écrasante d’un capitalisme inhumain devenu rapidement un hypercapitalisme barbare. C’est cette conception du capitalisme, dégagé de tout devoir humain, fin et bien en soi, n’ayant point de freins dans les lois morales, qui nous a conduit à ces excès de plus en plus criards, à ces trusts, à ces cartels, n’ayant d’autres visées qu’un rendement matériel maximum, à ces destructions de biens utiles en vue de maintenir des prix supérieurs, à cette substitution progressive d’un capitalisme massif, bancaire, anonyme, irresponsable à la propriété personnelle et responsable.
Celle-ci était, ou pouvait être, un trait d’union, un instrument de mieux-être.
L’autre, l’hypercapitalisme sans nom, n’est plus qu’un jeu monstrueux de quelques êtres privilégiés, aux dépens des pays et des peuples.
– Cet hypercapitalisme est à la base des crises toujours plus graves de la vie économique mondiale.
– C’est lui qui est à la base des guerres contemporaines.
– C’est lui qui, n’hésitant devant aucun moyen, a corrompu les institutions et les hommes, uqi a gangrené la politique et la presse par ses générosités faciles et intéressées.
– Nous lui devons le chômage, des perturbations économiques sans précédent, des guerres toujours plus cruelles, la corruption morale des régimes démocratiques, une horrible dureté dans les relations entre les hommes, entre les classes, entre les peuples.
Et on voudrait que nous soutenions et approuvions ça ?
Jamais de la vie !
À bas l’hypercapitalisme ! pas de salut du pays dans l’esclavage de l’industrie et du peuple !
Les méfaits du marxisme
Le marxisme a tout fait pour accentuer les effets désastreux de l’hypercapitalisme, au lieu d’en être le contrepoids. À la lutte de classe capitaliste, les dirigeants rouges ont opposé la lutte des classes marxistes – base même de leur doctrine – multipliant ainsi le mal par deux, le compliquant encore à coup de violences souvent sanglantes.
Même erreur des dirigeants marxistes, en face du matérialisme capitaliste qu’ils ont complété par le matérialisme de la production.
A lieu d’essayer de ramener le monde à une exacte notion de la dignité de l’homme, de la famille ouvrière, du travail, du métier, ils ont créé une barbarie nouvelle, basée sur la puissance du nombre, sur le mépris de l’effort personnel, sur la concentration anonyme irresponsable, inhumaine, de toutes les forces économiques dans les mains de quelques politiciens, au lieu de quelques banquiers.
– Mêmes erreurs !
– Même méconnaissance des limites de l’homme et de sa dignité, des cellules vitales de la société et des organisations naturelles du travail.
– Même écrasement de toutes les valeurs humaines, de toute personnalité, de toute initiative individuelle.
À la dictature de l’or, ils ont opposé une autre dictature, aussi néfaste.
Le marxisme avait simplement copié l’hypercapitalisme et découblé ses défauts à travers l’univers, sur toute la ligne.
Faillite universelle
Les catastrophes n’ont pas tardé à couronner cette seconde faillite sociale.
Les bases du marxisme étant aussi fausses que celles de l’hypercapitalisme, les mêmes raz-de-marée ont balayé l’un après l’autre.
Le capitalisme a connu crise sur crise, culbuté sur culbute depuis vingt ans.
Le marxisme n’a pas été plus heureux dans ses expériences.
– Il a plongé la Russie, après six mois de socialisme, dans un horrible bain de sang de dix millions de victimes, pour aboutir à une abominable dictature qui écrasa sous sa loi inhumaine cent soixante millions d’êtres humains.
– Il s’est, en Allemagne, seconde citadelle marxiste, converti en un énorme syndicat de nantis.
Le matérialisme doctrinal avait tué toute noblesse dans les âmes. L’organisation matérielle se convertissait en un révoltant profitariat. La faillite des idées s’est ainsi complétée par une faillite morale.
La dictature hitlérienne n’a été que la conséquence de cette corruption.
– L’expérience espagnole n’a pas été plus heureuse : l’hérésie marxiste de la lutte des classes a vite, bien avant l’appel aux armes de Franco, déchaîné l’intolérance, les incendies, les assassinats.
Le sang et les larmes ont arrosé l’échec social, complet, du marxisme espagnol sur le terrain ouvrier comme sur le terrain agraire.
– L’expérience Blum à Paris a été, elle aussi, un échec total, tant au point de vue social qu’au point de vue financier.
Chute du franc.
Désorganisation économique.
Vie chère, rendant la vie du peuple plus dure qu’avant les lois marxistes.
Raisons de ces échecs
Les faits sont des faits.
Partout où il a essayé, le marxisme a échoué.
Il a échoué parce que ses bases doctrinales étaient fausses, parce qu’il n’y aura de salut possible pour les peuples et plus spécialement pour la classe ouvrière que dans la mesure où on substituera à la dictature aveugle et insensible de l’or, du nombre, de la production, la solidarité fraternelle des travailleurs de toutes les classes, la justice sociale, le sens de la dignité de l’homme, de ses limites, de ses responsabilités, parmi une société ordonnée, dégagée de son orgueil, où le capital aura été remis à sa place modeste et où les vraies valeurs de la famille et du travail auront retrouvé leur primauté.
Ceci est négation du marxisme.
Ceci est négation du capitalisme.
C’est l’appel à un ordre social nouveau.
Il faut une révolution complète
Les bases du marxisme étant aussi fausses que celles de l’hypercapitalisme, les mêmes raz-de-marée ont balayé l’un après l’autre.
Le capitalisme a connu crise sur crise, culbuté sur culbute depuis vingt ans.
Le marxisme n’a pas été plus heureux dans ses expériences.
– Il a plongé la Russie, après six mois de socialisme, dans un horrible bain de sang de dix millions de victimes, pour aboutir à une abominable dictature qui écrasa sous sa loi inhumaine cent soixante millions d’êtres humains.
– Il s’est, en Allemagne, seconde citadelle marxiste, converti en un énorme syndicat de nantis.
Le matérialisme doctrinal avait tué toute noblesse dans les âmes. L’organisation matérielle se convertissait en un révoltant profitariat. La faillite des idées s’est ainsi complétée par une faillite morale.
La dictature hitlérienne n’a été que la conséquence de cette corruption.
– L’expérience espagnole n’a pas été plus heureuse : l’hérésie marxiste de la lutte des classes a vite, bien avant l’appel aux armes de Franco, déchaîné l’intolérance, les incendies, les assassinats.
Le sang et les larmes ont arrosé l’échec social, complet, du marxisme espagnol sur le terrain ouvrier comme sur le terrain agraire.
– L’expérience Blum à Paris a été, elle aussi, un échec total, tant au point de vue social qu’au point de vue financier.
Chute du franc.
Désorganisation économique.
Vie chère, rendant la vie du peuple plus dure qu’avant les lois marxistes.
Raisons de ces échecs
Les faits sont des faits.
Partout où il a essayé, le marxisme a échoué.
Il a échoué parce que ses bases doctrinales étaient fausses, parce qu’il n’y aura de salut possible pour les peuples et plus spécialement pour la classe ouvrière que dans la mesure où on substituera à la dictature aveugle et insensible de l’or, du nombre, de la production, la solidarité fraternelle des travailleurs de toutes les classes, la justice sociale, le sens de la dignité de l’homme, de ses limites, de ses responsabilités, parmi une société ordonnée, dégagée de son orgueil, où le capital aura été remis à sa place modeste et où les vraies valeurs de la famille et du travail auront retrouvé leur primauté.
Ceci est négation du marxisme.
Ceci est négation du capitalisme.
C’est l’appel à un ordre social nouveau.
Il faut une révolution complète
Il n’y aura de possibilité de concentration des forces nationales que dans la mesure où le pays aura saisi ces vérités.
Sinon, ce seront les mêmes erreurs qui se renouvelleront.
Sinon, ce sera le chantage des démagogies qui se poursuivra.
Il faut que le peuple sache et voie que dans l’Etat libéré du marxisme, il sera profondément heureux.
Tant qu’il n’aura pas cette conviction profonde, la paix sociale sera constamment en péril.
– Il faut préparer, pour lui, des organisations nouvelles –les Corporations économiques et sociales– où il aura la certitude de pouvoir collaborer, sur un pied d’égalité complète, à l’organisation de sa vie et de son métier.
– Il faut une politique hardie du salaire, et notamment du salaire familial, qui permette, grâce à des caisses de compensation, dont les célibataires et les ménages sans enfant feront les frais, d’élever dans une parfaite dignité et dans l’aisance indispensable, les familles nombreuses ouvrières.
– Il faut une politique de l’habitation ouvrière, dégagée des monopoles ou organismes-sangsues de l’Etat, favorisant –l’opération est parfaitement rentable pour le capital privé– la construction, sur une très grande échelle, de logements sains et modernes pour le peuple.
– Il faut une politique de la santé, des sports et des loisirs ouvriers, qui arrache le peuple à l’anémie physique, morale et intellectuelle.
– Il faut une politique hardie de créations industrielles et de spécialisations nationales pour ouvrir des débouchés nouveaux à nos producteurs et à nos travailleurs.
– Il faut que l’ouvrier et la famille ouvrière sentent qu’ils sont entourés du respect de l’Etat et de la Nation, que le travail ainsi compris est une noblesse –la première de toutes– et non pas un esclavage.
On ne sauvera le pays du marxisme qu’en faisant pour la classe ouvrière, matériellement et moralement, dans la solidarité, le bon sens et l’ordre, dix fois plus et dix fois mieux que la révolution rouge ne ferait dans la haine et le désordre.
Agriculteurs et classes moyennes
Les mêmes principes valent, exactement, pour la classe agricole et pour les classes moyennes, elles aussi écrasées par l’hypercapitalisme des trusts et des grands magasins.
Elles aussi subissent les tentations rouges.
Elles aussi n’y échapperont que dans la mesure où le pays nouveau leur assurera un statut digne, la protection de leur travail et de leurs familles, l’organisation technique et professionnelle de leurs achats et de leurs ventes, en dehors et même contre les monopoles créés par ou pour l’hypercapitalisme anonyme.
Plusieurs millions d’hommes appartenant à ces deux classes sont à bout de nerfs.
Ils ont terre, commerce, foyer, enfants à sauver de la misère et de l’anarchie. Eux aussi ont droit à la vie.
Pas de rassemblement national possible en dehors de leur rénovation.
Devoirs et noblesse des conducteurs d’hommes
Le capital personnel, familial, responsable, aura tout à gagner à cette révolution sociale, dans la solidarité et la paix.
Lui aussi a souffert de la dictature de l’argent anonyme.
Lui aussi désire retrouver un ordre réel et une dignité dans son œuvre.
Lui aussi veut élever sa vie au-dessus de la course au profit, en reprenant la mission magnifique de conducteur, d’organisateur et de camarade clairvoyant des travailleurs dont il a la responsabilité sociale…
Le capital, hier désorienté, découragé et souvent méprisé, retrouvera considération, dignité et noblesse dans la mesure où il sera redevenu normal, décent et humain, instrument de salut des hommes et non pas d’écrasement social.
Contre et pour
Ce n’est qu’en pensant cela avec nous et qu’en voulant cela avec nous qu’on peut compter sur nous pour arrêter le marxisme.
Il faut être :
Contre la dictature irresponsable de l’or ou du nombre ;
Contre l’égoïsme et la haine des classes ;
Contre la centralisation orgueilleuse et aveugle des biens matériels dans les mains de quelques hommes, hypercapitalistes ou politiciens.
Il faut être :
Pour la justice sociale, pour l’amélioration matérielle, constante, du sort de la classe ouvrière, pour la limitation des droits du capitalisme nanoyme et irresponsable, pour le redressement de la dignité du travail et du rôle de conducteur d’hommes ; pour le respect de la personne humaine, de la famille, du métier, pour la primauté des valeurs morales, quels que soient la fortune ou le rang des citoyens.
Clairvoyance et audace
Nous n’éviterons la révolution rouge qu’en réalisant, les premiers, cette révolution-là, la vraie, l’utile, sociale et nationale, pacifique, mais complète.
Certains socialistes nationaux en rêvaient, qui ont hésité et reculé à l’heure de l’action.
À nous d’avoir non seulement le sens social, mais l’audace d’aller jusqu’au bout.
C’est jusqu’au bout de cette révolution-là en tout cas, que le pays nouveau devra aller s’il veut compter sur nous pour une collaboration constructive.
Léon Degrelle.
Le Pays réel, samedi 13 novembre 1937
mardi 3 janvier 2017
Heinrich Himmler. Esquisses d’une vie - Textes de Léon Degrelle, Gebhard Himmler et Edwige Thibaut
C’est avec une immense reconnaissance que nous saluons la publication de ce magnifique opuscule consacré à Heinrich Himmler, le personnage de l’histoire de l’humanité sans doute le plus calomnié (si l’on excepte, bien sûr, le Führer Adolf Hitler). Comme nous le rappelle la présentation de la couverture, « son nom est devenu un symbole de haine, cruauté, racisme et[surtout, dirions-nous, et certes pas innocemment !] l’alibi d’une nation vaincue et lobotomisée ».
La démarche de ce « Document pour l’Histoire » est des plus originales et parfaitement cohérente, puisque trois éclairages nous sont proposés :
- Tout d’abord le témoignage d’époque (décembre 1944) du guerrier-poète Léon Degrelle : il a eu l’occasion de le rencontrer, de le fréquenter, de l’estimer. Sous le titre « Himmler, cet inconnu », c’est l’être humain dans sa touchante simplicité, au-delà du Reichsführer aux responsabilités écrasantes, qu’il nous donne à connaître. Cela vous semble surprenant ? Le jugement implacablement perspicace de Léon Degrelle prévient déjà :« C’est à propos d’Himmler qu’un jour, l’Histoire fera les plus étonnantes découvertes » ! Car il reste encore tout à dire sur son œuvre culturelle, scientifique et spirituelle…
- C’est sur les origines de la curiosité intellectuelle d’Himmler dans ces domaines que nous éclaire justement aussi Gebhard Himmler. Ce deuxième éclairage –biographique– est fourni par le meilleur témoin de première main qui se puisse trouver puisqu’il s’agit de son propre frère. Une hagiographie par essence discréditée ? Certainement pas puisque la démarche de l’aîné des Himmler, en prétendant répondre aux tombereaux de calomnies qui se déversaient déjà sur le Reichsführer moins de dix ans après sa mort (ce texte date de mars 1954 –il ne parle donc pas de l’assassinat aujourd’hui établi de Heinrich Himmler), ne pouvait qu’avoir une valeur historique puisque les détails factuels de sa vie de famille, de ses études, de sa carrière professionnelle, de sa vocation politique,… peuvent tous se vérifier. Au travers de multiples anecdotes s’élabore ainsi le stupéfiant portrait moral de celui qui vivra jusqu’au martyre la devise de sa SS : « Mon honneur s’appelle fidélité ».
- Le troisième éclairage est strictement contemporain (mai 2015) : celui d’Edwige Thibaut, spécialiste de la Weltanschauung nationale-socialiste à qui nous devons l’indispensable L’Ordre SS : éthique et idéologie (Avalon, 1991). Le recul du temps, l’accès aux documents généralement cachés et l’étude critique de l’histoire officielle permettent à Edwige Thibaut de tracer un portrait insolite mais tellement attachant de celui qu’on ne présente plus aujourd’hui que comme un repoussoir absolu mais fantasmagorique. Sans doute Heinrich Himmler se défit-il de la morale bourgeoise, mais ce fut pour s’imposer une éthique autrement exigeante, l’obligeant, ainsi que l’analyse Edwige Thibaut à s’identifier « toujours plus à sa fonction jusqu’à en devenir insupportable d’obligations pour lui-même et son entourage. Il finira même par effectuer une fusion irréversible entre sa personne et son autorité en un dialogue de devoirs, aspirations, rêveries, nécessités, passions et défauts. Il n’était plus que le chef de la SS, le Reichsführer-SS, faisant fi de toute autre considération privée à l’avantage de ce qu’il considérait comme l’intérêt supérieur. L’autorité suprême assumait la responsabilité suprême avec tous les devoirs que cela implique envers la troupe. Sa vie entière s’est résumée à un acte de dévotion permanente et paternaliste le conduisant même à influer sur la vie privée de ses hommes par un exaspérant souci de bien faire. Pour eux, il a voulu le meilleur, tant dans la culture, l’alimentation, l’ameublement, l’épargne, l’art, la religion, la santé, et d’abord l’idéal. C’en était devenu une forme de sublimation mystique comparable à une ascèse bouddhique, un Bhakti Yoga (Yoga de la dévotion) où l’ego se voit annihilé, offert en sacrifice, soumis par une âme égale, changé en force génératrice. » Heinrich Himmler, ou l’imaginaire en action…
La réussite de ce livre tient autant à la pertinence des informations qu’il contient qu’à la richesse de l’iconographie qui confirme cette pertinence. Et quand on prétend écrire sur quelqu’un qui a consacré sa vie au vrai, au bon et au beau, à l’élévation morale et spirituelle de ses contemporains, à la redécouverte de ses racines authentiques pour assurer les bases de l’ordre nouveau auquel il contribuait de toute son âme et de toutes ses forces, il était indispensable de l’éditer dans un ouvrage soigné, à la mise en pages sobrement stylée, au papier agréable au toucher et à la reliure rigide et élégante : une œuvre d’art, digne de cette époque qui eût dû perdurer et où nous eussions pu connaître la joie de vivre au sein de notre communauté populaire inviolée…
Heinrich Himmler. Esquisses d’une vie. Textes de Léon Degrelle, Gebhard Himmler et Edwige Thibaut.
Edition spéciale numérotée (300 exemplaires dédicacés) sur papier glacé et couverture cartonnée. 35€ franco de port.
À commander au Cercle des Amis de Léon Degrelle, lesamisdeleon.degrelle@gmail.com
La démarche de ce « Document pour l’Histoire » est des plus originales et parfaitement cohérente, puisque trois éclairages nous sont proposés :
- Tout d’abord le témoignage d’époque (décembre 1944) du guerrier-poète Léon Degrelle : il a eu l’occasion de le rencontrer, de le fréquenter, de l’estimer. Sous le titre « Himmler, cet inconnu », c’est l’être humain dans sa touchante simplicité, au-delà du Reichsführer aux responsabilités écrasantes, qu’il nous donne à connaître. Cela vous semble surprenant ? Le jugement implacablement perspicace de Léon Degrelle prévient déjà :« C’est à propos d’Himmler qu’un jour, l’Histoire fera les plus étonnantes découvertes » ! Car il reste encore tout à dire sur son œuvre culturelle, scientifique et spirituelle…
- C’est sur les origines de la curiosité intellectuelle d’Himmler dans ces domaines que nous éclaire justement aussi Gebhard Himmler. Ce deuxième éclairage –biographique– est fourni par le meilleur témoin de première main qui se puisse trouver puisqu’il s’agit de son propre frère. Une hagiographie par essence discréditée ? Certainement pas puisque la démarche de l’aîné des Himmler, en prétendant répondre aux tombereaux de calomnies qui se déversaient déjà sur le Reichsführer moins de dix ans après sa mort (ce texte date de mars 1954 –il ne parle donc pas de l’assassinat aujourd’hui établi de Heinrich Himmler), ne pouvait qu’avoir une valeur historique puisque les détails factuels de sa vie de famille, de ses études, de sa carrière professionnelle, de sa vocation politique,… peuvent tous se vérifier. Au travers de multiples anecdotes s’élabore ainsi le stupéfiant portrait moral de celui qui vivra jusqu’au martyre la devise de sa SS : « Mon honneur s’appelle fidélité ».
- Le troisième éclairage est strictement contemporain (mai 2015) : celui d’Edwige Thibaut, spécialiste de la Weltanschauung nationale-socialiste à qui nous devons l’indispensable L’Ordre SS : éthique et idéologie (Avalon, 1991). Le recul du temps, l’accès aux documents généralement cachés et l’étude critique de l’histoire officielle permettent à Edwige Thibaut de tracer un portrait insolite mais tellement attachant de celui qu’on ne présente plus aujourd’hui que comme un repoussoir absolu mais fantasmagorique. Sans doute Heinrich Himmler se défit-il de la morale bourgeoise, mais ce fut pour s’imposer une éthique autrement exigeante, l’obligeant, ainsi que l’analyse Edwige Thibaut à s’identifier « toujours plus à sa fonction jusqu’à en devenir insupportable d’obligations pour lui-même et son entourage. Il finira même par effectuer une fusion irréversible entre sa personne et son autorité en un dialogue de devoirs, aspirations, rêveries, nécessités, passions et défauts. Il n’était plus que le chef de la SS, le Reichsführer-SS, faisant fi de toute autre considération privée à l’avantage de ce qu’il considérait comme l’intérêt supérieur. L’autorité suprême assumait la responsabilité suprême avec tous les devoirs que cela implique envers la troupe. Sa vie entière s’est résumée à un acte de dévotion permanente et paternaliste le conduisant même à influer sur la vie privée de ses hommes par un exaspérant souci de bien faire. Pour eux, il a voulu le meilleur, tant dans la culture, l’alimentation, l’ameublement, l’épargne, l’art, la religion, la santé, et d’abord l’idéal. C’en était devenu une forme de sublimation mystique comparable à une ascèse bouddhique, un Bhakti Yoga (Yoga de la dévotion) où l’ego se voit annihilé, offert en sacrifice, soumis par une âme égale, changé en force génératrice. » Heinrich Himmler, ou l’imaginaire en action…
La réussite de ce livre tient autant à la pertinence des informations qu’il contient qu’à la richesse de l’iconographie qui confirme cette pertinence. Et quand on prétend écrire sur quelqu’un qui a consacré sa vie au vrai, au bon et au beau, à l’élévation morale et spirituelle de ses contemporains, à la redécouverte de ses racines authentiques pour assurer les bases de l’ordre nouveau auquel il contribuait de toute son âme et de toutes ses forces, il était indispensable de l’éditer dans un ouvrage soigné, à la mise en pages sobrement stylée, au papier agréable au toucher et à la reliure rigide et élégante : une œuvre d’art, digne de cette époque qui eût dû perdurer et où nous eussions pu connaître la joie de vivre au sein de notre communauté populaire inviolée…
Heinrich Himmler. Esquisses d’une vie. Textes de Léon Degrelle, Gebhard Himmler et Edwige Thibaut.
Edition spéciale numérotée (300 exemplaires dédicacés) sur papier glacé et couverture cartonnée. 35€ franco de port.
À commander au Cercle des Amis de Léon Degrelle, lesamisdeleon.degrelle@gmail.com
mardi 13 décembre 2016
Calendrier 2017 : « Nous voulons un peuple fort. Pas de santé morale sans la robustesse et le plein équilibre des corps. » Léon Degrelle, 23-VII-1937
Cette citation de Léon Degrelle, au mois de juin du calendrier de 1939 qui nous servira de guide en 2017, est tirée de l’éditorial du Pays réel du 23 juillet 1937.
Cet éditorial a été écrit à l’occasion du scandale inouï entachant le tour de France de 1937 qui vit l’abandon du maillot jaune Sylvère Maes et de tous les coureurs belges face aux attaques physiques du public français, encouragé par une certaine presse sportive au chauvinisme exacerbé. On peut ainsi lire dans les pages sportives du même journal : « Les informations les plus ahurissantes nous sont parvenues très tard dans la nuit de mercredi à jeudi : “Sylvère Maes aurait été lapidé” ; - “On aurait semé des clous sur la route, au passage des coureurs belges” ; - “des fanions belges auraient été arrachés de certaines voitures suiveuses”, etc. etc. Nous n’avons pas voulu ajouter foi à ces informations, avant d’en obtenir la confirmation. Hélas, jeudi matin, télégrammes et coups de téléphone nous enlevaient nos illusions : l’équipe belge, au complet, ne s’était pas présentée au départ. […] Tout au long des routes, ce ne furent que grappes d’exaltés qui hurlaient leur haine, insultaient Sylvère Maes, voulaient lui arracher son maillot jaune. Le commissaire belge, M. Fernand Adam, fut contraint de quitter la caravane et de prendre le train pour rallier Bordeaux, ville étape. […] Le leader du tour de France cycliste, le Belge S. Maes a déclaré notamment : “Je ne repartirai pas de Bordeaux demain matin avec le maillot jaune. Je n’ai nullement l’intention de me faire écharper sur la route, ni même de risquer le moindre accident. Ma résolution est bien prise. […] Je sens trop d’hostilité autour de moi.” »
Voici le texte intégral de cet éditorial exaltant la finalité épanouissante du sport au service du corps et de l’esprit.
Les sports et le peuple
ou la morale du Tour de France
Les sports et le peuple
ou la morale du Tour de France
Voilà tout le pays en ébullition, à cause de cet abandon des coureurs belges à Bordeaux. Si on buvait du vin rouge dans nos cafés, nous y aurions la grève générale depuis hier soir.
Il faut dire que les chers « petits Belges » n’ont pas été traités avec une exquise correction. En fait de vin d’honneur au pays des vignobles girondins, on leur a servi des cailloux, des clous, des paquets de suie et des bâtons dans les roues.
Les acclamations à l’arrivée avaient subi une dévaluation plus dure encore que celle du franc français : habitués à la gloire, au micro et aux autographes, nos défenseurs n’ont reçu que des huées, des horions et des quolibets.
Il faudra beaucoup de discours de M. Lebrun [Albert Lebrun, président de la République française], la main sur le sein gauche, pour raccommoder cette vaisselle-là. D’autant plus que nos chers amis pyrénéens et bordelais ont eu la délicate attention de siffler le drapeau belge que hissaient pour leur fête nationale, les autos de nos officiels…
Nous ne pensons pas, toutefois, qu’une guerre doive s’en suivre et que notre flotte ira, par représailles, bombarder Calais ou Dunkerque, demain matin.
Mais ces incidents sont révélateurs, non seulement de l’agressivité que prennent les nationalisme – même sous le poing fermé du Front Populaire – mais surtout de la faillite des sports populaires aujourd’hui.
Comme il y va de la santé physique du pays, et plus spécialement de la classe ouvrière, l’occasion vaut qu’on examine le problème.
Système à l’envers
Le sport est devenu – c’est le nœud de la question – pour l’immense majorité des citoyens un spectacle au lieu d’une action.
On voit des centaines de milliers de personnes se passionner pour les championnats de football, traverser la Belgique d’un bout à l’autre, marcher –eux qui sont si peu militaristes !– par rang de quatre derrière des fanfares, les femmes se tordant les pieds et s’écorchant les cors.
Tout ce monde crie, s’indigne, exulte, se fâche, est prêt à jouer au football avec la tête de l’arbitre, s’il donne un coup de sifflet de trop. On quitte enfin les gradins, morts de froid ou trempés comme des canards pour s’écraser dans les estaminets, s’enfiler des demis en cascades et rentrer au bout du soir, le sang à la tête, rauque, les enfants assommés de sommeil sur les bras.
Vingt-deux hommes ont vraiment fait de l’exercice, dix mille se sont abrutis à hurler pendant le match, puis à fêter ou noyer le résultat : c’est ça le sport ?
Si on mettait les 22 joueurs sur les gradins et les dix mille spectateurs sur la piste, peut-être alors le sport commencerait-il…
Mais ces incidents sont révélateurs, non seulement de l’agressivité que prennent les nationalisme – même sous le poing fermé du Front Populaire – mais surtout de la faillite des sports populaires aujourd’hui.
Comme il y va de la santé physique du pays, et plus spécialement de la classe ouvrière, l’occasion vaut qu’on examine le problème.
Système à l’envers
Le sport est devenu – c’est le nœud de la question – pour l’immense majorité des citoyens un spectacle au lieu d’une action.
On voit des centaines de milliers de personnes se passionner pour les championnats de football, traverser la Belgique d’un bout à l’autre, marcher –eux qui sont si peu militaristes !– par rang de quatre derrière des fanfares, les femmes se tordant les pieds et s’écorchant les cors.
Tout ce monde crie, s’indigne, exulte, se fâche, est prêt à jouer au football avec la tête de l’arbitre, s’il donne un coup de sifflet de trop. On quitte enfin les gradins, morts de froid ou trempés comme des canards pour s’écraser dans les estaminets, s’enfiler des demis en cascades et rentrer au bout du soir, le sang à la tête, rauque, les enfants assommés de sommeil sur les bras.
Vingt-deux hommes ont vraiment fait de l’exercice, dix mille se sont abrutis à hurler pendant le match, puis à fêter ou noyer le résultat : c’est ça le sport ?
Si on mettait les 22 joueurs sur les gradins et les dix mille spectateurs sur la piste, peut-être alors le sport commencerait-il…
En attendant, le sport populaire est un formidable zéro.
Le Tour de France vient de le montrer à son tour.
Folie du Tour
Qu’y a-t-il bien de sportif dans cette course publicitaire de quatre-vingt-dix forçats courant derrière une formidable caravane qui, une heure avant eux, porte aux nues la Vache qui rit et les autres animaux du commerce contemporain.
Un million de braves types se passionnent pour cette galopade, ne ratent pas une émission de T.S.F., achètent cinq journaux et accourent, par milliers, s’ils sont Français, le long du parcours, au sommet du Ballon d’Alsace ou du Tourmalet !
Personne n’échappe à l’épidémie : le brave curé fuit son confessionnal, la religieuse accourt avec ses écolières, le Régiment s’installe avec sa clique et les vaches des Pyrénées ou des Alpes se font houspiller quand elles ne mugissent pas au passage de Lapébie [Roger Lapébie, rival français du maillot jaune belge Sylvère Maes, emportera ce Tour 1937 rocambolesque par ses multiples rebondissements, après l’abandon général de l’équipe belge] !
Au bout de trois semaines de ce bourrage de crâne, le public est fin-fou et se met à canarder avec du poivre ou du gazon les malheureux pédaleurs dont la gazette –toujours soucieuse du rendement– a dit pis que pendre.
Et un beau soir, c’est à peine si les coureurs n’arrivent pas à leur hôtel avec un œil au beurre noir et tout nus d’avoir eu leurs maillots enlevés par la « furia » bordelaise !
C’est cela, le sport ?Le Tour de France vient de le montrer à son tour.
Folie du Tour
Qu’y a-t-il bien de sportif dans cette course publicitaire de quatre-vingt-dix forçats courant derrière une formidable caravane qui, une heure avant eux, porte aux nues la Vache qui rit et les autres animaux du commerce contemporain.
Un million de braves types se passionnent pour cette galopade, ne ratent pas une émission de T.S.F., achètent cinq journaux et accourent, par milliers, s’ils sont Français, le long du parcours, au sommet du Ballon d’Alsace ou du Tourmalet !
Personne n’échappe à l’épidémie : le brave curé fuit son confessionnal, la religieuse accourt avec ses écolières, le Régiment s’installe avec sa clique et les vaches des Pyrénées ou des Alpes se font houspiller quand elles ne mugissent pas au passage de Lapébie [Roger Lapébie, rival français du maillot jaune belge Sylvère Maes, emportera ce Tour 1937 rocambolesque par ses multiples rebondissements, après l’abandon général de l’équipe belge] !
Au bout de trois semaines de ce bourrage de crâne, le public est fin-fou et se met à canarder avec du poivre ou du gazon les malheureux pédaleurs dont la gazette –toujours soucieuse du rendement– a dit pis que pendre.
Et un beau soir, c’est à peine si les coureurs n’arrivent pas à leur hôtel avec un œil au beurre noir et tout nus d’avoir eu leurs maillots enlevés par la « furia » bordelaise !
De la lutte à main plate ? Bon !
Du lancement du javelot ? Bon !
Mais le cyclisme : jamais de la vie !
Le tour de France est une gigantesque farce sportive qui tue le sport au lieu de le servir.
Il faut tout créer.
Il faudra bien qu’on finisse par comprendre que le sport populaire est indispensable mais qu’il doit être tout autre chose qu’un spectacle transposé du cinéma.
Le sport, pour le peuple, n’existe pas encore.
Trouvez-vous, en Belgique, dix bassins de natation convenables ?
Se baigner à Bruxelles est une opération plus compliquée qu’un partage de traitement à la Banque Nationale !
Du lancement du javelot ? Bon !
Mais le cyclisme : jamais de la vie !
Le tour de France est une gigantesque farce sportive qui tue le sport au lieu de le servir.
Il faut tout créer.
Il faudra bien qu’on finisse par comprendre que le sport populaire est indispensable mais qu’il doit être tout autre chose qu’un spectacle transposé du cinéma.
Le sport, pour le peuple, n’existe pas encore.
Trouvez-vous, en Belgique, dix bassins de natation convenables ?
Se baigner à Bruxelles est une opération plus compliquée qu’un partage de traitement à la Banque Nationale !
Vous trouverez –après bien des recherches– une piscine grande comme une carte de visite avec dix demi-mondaines qui montrent tout ce qu’elles devraient cacher pour qu’on se fasse encore sur elles des illusions. C’est tout ou à peu près.
Et pourtant, le Brabant est rempli d’étangs adorables !
Et à quelques kilomètres de Bruxelles, nous avons, à Hofstade, une véritable petite mer intérieure !
Parlons-en ! Ce n’est pas un lac, c’est un bourbier, dont personne ne s’occupe, sans communications rapides avec Bruxelles, alors qu’il pourrait être le lac magnifique où une foule énorme se rend tous les jours, comme à midi le peuple romain gagne les bains d’Ostie, en jouissant de la gratuité sur les autobus et les trams !
Et pourtant, le Brabant est rempli d’étangs adorables !
Et à quelques kilomètres de Bruxelles, nous avons, à Hofstade, une véritable petite mer intérieure !
Parlons-en ! Ce n’est pas un lac, c’est un bourbier, dont personne ne s’occupe, sans communications rapides avec Bruxelles, alors qu’il pourrait être le lac magnifique où une foule énorme se rend tous les jours, comme à midi le peuple romain gagne les bains d’Ostie, en jouissant de la gratuité sur les autobus et les trams !
Prenez le bassin ouvrier de Liège, de Verviers, de Mons, de Charleroi : ce sont les mêmes eaux boueuses.
Le bain est, en Belgique, un sport de luxe, alors qu’il devrait être un sport élémentaire dans le pays de fleuves, de rivières, de canaux et d’étangs comme la Belgique.
Le cyclisme est presque aussi mal traité.
Il y a chez nous des centaines de milliers de bicyclettes, instruments de locomotion.
On ne fait pas assez pour qu’elles deviennent, aux heures des loisirs, des instruments de sport et de tourisme.
Le bain est, en Belgique, un sport de luxe, alors qu’il devrait être un sport élémentaire dans le pays de fleuves, de rivières, de canaux et d’étangs comme la Belgique.
Le cyclisme est presque aussi mal traité.
Il y a chez nous des centaines de milliers de bicyclettes, instruments de locomotion.
On ne fait pas assez pour qu’elles deviennent, aux heures des loisirs, des instruments de sport et de tourisme.
Parcourez les alentours de Bruxelles, ces forêts merveilleuses, ces chemins délicieux dans des vallons pleins d’eau et dites-nous si l’on trouve partout des pistes praticables ?
Trop souvent, ce sont encore de gros pavés ou des ruissellements de poussières, dès qu’on s’éloigne de quelques kilomètres.
Et voilà un sport magnifique, tout à fait familial !
Il est gâché partout à Bruxelles comme tout autour des grands centres industriels ou commerciaux du pays.
Incurie complète
Il en est de même pour les autres sports : l’athlétisme, l’aviron, la lutte, etc.
On peut courir avant de trouver des Parcs de sports.
On en découvre de misérables, ou montés vaille que vaille, avec une touchant bonne volonté, mais on voit qu’il n’y a pas chez nous une politique du sport, du sport multiple surtout, qui permette l’épanouissement complet du corps.
Ni effort de l’Etat.
Ni effort suffisant des villes.
Ni effort suffisant des chefs d’industrie.
Ni propagande efficace pour mettre à l’honneur le souci du corps, de sa force et de sa beauté.
Les conséquences
Nous sommes bien avancés !
Nous avons, à cause de cette incurie, une classe ouvrière où la proportion de rachitiques est effrayante à cause des logis malsains, à cause des conditions de travail insalubres, à cause surtout du manque quasi absolu de formation sportive, dès la jeunesse.
On ne peut même pas parler en Belgique d’un Ministère des Sports ! Une folie, s’écriera-t-on !
Alors qu’il est maintenant aussi essentiel au pays – disons-le nettement – que le Ministère de l’Instruction publique.
À quoi nous serti-il de sortir des milliers de diplômés si le peuple qu’ils devront guider est malingre, mal fichu ou tuberculeux ?...
Il en est de même pour les autres sports : l’athlétisme, l’aviron, la lutte, etc.
On peut courir avant de trouver des Parcs de sports.
On en découvre de misérables, ou montés vaille que vaille, avec une touchant bonne volonté, mais on voit qu’il n’y a pas chez nous une politique du sport, du sport multiple surtout, qui permette l’épanouissement complet du corps.
Ni effort de l’Etat.
Ni effort suffisant des villes.
Ni effort suffisant des chefs d’industrie.
Ni propagande efficace pour mettre à l’honneur le souci du corps, de sa force et de sa beauté.
Les conséquences
Nous sommes bien avancés !
Nous avons, à cause de cette incurie, une classe ouvrière où la proportion de rachitiques est effrayante à cause des logis malsains, à cause des conditions de travail insalubres, à cause surtout du manque quasi absolu de formation sportive, dès la jeunesse.
On ne peut même pas parler en Belgique d’un Ministère des Sports ! Une folie, s’écriera-t-on !
Alors qu’il est maintenant aussi essentiel au pays – disons-le nettement – que le Ministère de l’Instruction publique.
À quoi nous serti-il de sortir des milliers de diplômés si le peuple qu’ils devront guider est malingre, mal fichu ou tuberculeux ?...
Une politique des Sports
Nous voulons un peuple fort. Pas de santé morale sans la robustesse, le plein équilibre des corps.
Le sport n’est pas plus une aberration que le manger ou le travail de l’esprit. Il faut le discipliner et l’organiser comme eux : même périls, mêmes bienfaits.
Une Politique des Sports est nécessaire, qui nous donnera la race solide, capable alors du grand effort moral et spirituel que le salut du pays réclame.
Léon Degrelle.
Le Pays réel, vendredi 23 juillet 1937
Calendrier 2017
Le calendrier 2017 du « Dernier Carré » reproduit le calendrier historique restauré de REX de 1939.
Nous vous le proposons au prix de 21 euros (franco de port), à verser au compte IBAN: BE 04 2100 4559 7631 (BIC : GEBABEBB), en spécifiant en communication «Calendrier 2017» et le nombre d’exemplaires souhaités.
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