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mercredi 7 décembre 2016

Découvrez le Calendrier 2017 du « Dernier Carré »

C’est en remettant de l’ordre dans ses archives qu’un ami collectionneur a retrouvé ce vieux calendrier de REX, bien abîmé (les souris ?) et où manque désormais la dernière page du mois de décembre…
Sachant que le « Dernier Carré » publie tous les ans un calendrier célébrant les Anciens et leur engagement politique et militaire, il nous l’a remis car de rapides recherches avaient établi qu’il s’agissait du calendrier pour l’année 1939 et que toutes les dates correspondaient à celles de… 2017 !
Nous avons donc décidé de vous le proposer en l’état, en essayant de rétablir les textes tronqués. Et nous avons bien entendu ajouté une page pour décembre, illustrée d’un portrait peu connu de Léon Degrelle, datant de la même époque.
C
e qui est surtout intéressant, ce sont les citations degrelliennes éclairant la nature spirituelle, morale, sociale, esthétique de la révolution rexiste.
De même que les éphémérides marquant les jours de l’année. Toutes ces références témoignent du patriotisme absolu de ces militants qui nourrissaient leur nationalisme, non de rancœurs et de mesquineries, mais des certitudes de l’Histoire et des devoirs qu’elles impliquent, pour justifier la projection du destin de leur nation dans ses frontières authentiques au sein de l’Europe nouvelle.


Ce sont elles qui ont transformé les Légionnaires wallons en fiers Bourguignons dont l’héroïsme fut célébré à travers toute l’Europe. Ce sont elles qui ont presque permis que se réalise le rêve fascinant de la résurrection de la Grande Bourgogne au sein de l’Empire Européen !...


Calendrier 2017


Le calendrier 2017 du « Dernier Carré » reproduit le calendrier historique restauré de REX de 1939.

Nous vous le proposons au prix de 21 euros (franco de port), à verser au compte IBAN: BE 04 2100 4559 7631 (BIC : GEBABEBB), en spécifiant en communication «Calendrier 2017» et le nombre d’exemplaires souhaités.

dimanche 8 mai 2016

Commémorons le 8 mai 1945, jour du sauvetage miraculeux de Léon Degrelle !

Dans une lettre émouvante à son ami Pierre Daye, Léon Degrelle retrace, tout juste un mois après les faits, les circonstances dans lesquelles il vécut la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Un récit encore plus haletant car plus « resserré » que La Campagne de Russie !...





Saint-Sébastien, le 7 juin 1945.


Mon bien cher Pierre,

Je m’ennuie terriblement après toi… Que deviens-tu ? Quand vas-tu te décider à venir jusqu’à Saint-Sébastien…voir ton vieil ami de jadis ? Je suis certain que, si tu es éloquent, on ne te refusera pas le droit de venir me dire bonjour ! J’en ai ici pour des mois à recoller mes os en morceaux ! On vient, à la radiographie de s’apercevoir ce matin que j’avais deux autres fractures, juste à l’endroit où le bras gauche et l’épaule s’emboîtent. Résultat : je vais avoir la moitié du corps dans le plâtre… Ce n’est pas drôle. Et je ne puis compter que je sois remis en état avant la fin du mois d’août…

Je me languis après des nouvelles. Tu dois avoir des journaux du pays et de France, des revues, des livres. Par nos amis espagnols de Los Monteros, fais-moi parvenir un colis avec de la documentation. Je sais que tu es un maniaque des collections ! Mais je veillerai à ton bien, avec un soin jaloux !

Q
uant à ma famille, je vis dans une terrible angoisse. Sais-tu que deux jours après ma culbute ici dans la mer, Hayoit de Termicourt (1) a commis l’ignominie, dans son dépit, de faire arrêter en Allemagne et incarcérer mon vieux papa et ma vielle maman, âgés de 78 ans, 28 fois père et grand-mère ! Or papa s’était fait très, très vieux, n’était même plus capable de s’habiller lui-même ! Quant à maman dont on connaît la douceur évangélique, elle avait failli mourir d’une maladie de cœur au mois de février. On ne la soutenait qu’avec des piqûres. Je ne peux penser, sans avoir les larmes aux yeux, au calvaire de ces pauvres gens. D’après ce que j’ai lu dans un petit journal des Pyrénées, on a arrêté en vrac tout ce qu’on a pu trouver de la famille Degrelle, y compris la pauvre Jeanne Raty, dont tu connais l’état de santé, et ses deux filles, deux gamines !

Je me demande jusqu’où on va descendre dans l’ignominie !

Quant à la pauvre Marie-Paule, qui a été d’un courage et d’une maîtrise magnifique, je ne sais absolument pas ce qu’elle est devenue, avec cinq petits enfants sur les bras, dont un bébé de huit mois ! Elle s’était cachée dans une forêt. Et cette dépêche de trois lignes ne dit rien d’elle. Quelle tragédie ! Comment arriver à se retrouver un jour ? Est-ce que la Croix-Rouge Internationale, ou le Vatican ne vont pas s’occuper de ces drames ? Je voudrais faire venir ici – s’ils sont encore libres – Marie-Paule et les enfants. Mais comment ? Avec l’aide de qui ?...

Sans oublier qu'il va régner là-bas une famine horrible, comme on n'en aura jamais vue…


Q
ue d’événements depuis notre séparation! Au moment de l'arrivée des Alliés en Belgique, j'étais au combat en Estonie, pays très émouvant, arbres, sapins, bruyères; j'y ai sauvé – pour peu de temps hélas – la vieille ville universitaire de Dorpat et j'y ai gagné les Feuilles de Chêne. Puis ce fut l'offensive des Ardennes. Tu vois notre joie ! La Noël chez nous ! Nous étions dans nos belles Ardennes, lourdes de neiges, avec 

leurs vallées violettes, leurs vieilles auberges à tonnelle, les immenses panoramas du plateau d'Houfflize.
Nous avons vécu des nuits de Noël et de Nouvel-an très touchantes, parmi tous ces braves paysans qui nous avaient fait un accueil inoubliable. Puis ce fut l'écrabouillage méthodique et implacable. Tout fut réduit en poussière : La Roche, Houffalize, Saint-Vith : tout plus que d'horribles monceaux de plâtres. Rien n'échappait. Et ce fut le retour. Aussitôt nous fûmes engagés, de nouveau, au front russe. En Ardenne, nous n'avons eu aucun rôle militaire, à aucun moment. Mais en Poméranie, devant Stargard, ce fut une autre affaire. La puissance des Soviets était devenue fabuleuse. A l'assaut de chaque village, ils lançaient 20, 30, 40 chars énormes ! Nous avons eu 450 morts et 700 blessés (sur 1400 hommes engagés) en 5 semaines ! C'était absolument affreux. Le pauvre Mezzeta est mort avec son héroïsme habituel, Atteint d'un horrible éclat de grenade dans le ventre.

Quatre fois en une semaine, j'ai été fait, virtuellement, prisonnier. Chaque fois, je me suis glissé comme une couleuvre. Les nuits étaient grandioses, tous les villages roses flambaient dans les neiges énormes tandis que les chars russes hurlaient à bout portant, tous phares allumés ! Nous avons mis 35 jours pour reculer de 30 kilomètres ! L'héroïsme de l'armée allemande a été quelque chose d'indescriptible ! Mais aux trois derniers jours de la bataille d'Altdam, devant Stettin, nous n'étions même plus 1000 hommes pour trois Divisions !

Nous avons eu un mois de répit, derrière l'Oder. Nous avons rassemblé tout ce qui nous restait, soit environ 2000 hommes dont 650 de troupe de choc. Le 20 avril, les Russes enjambaient le fleuve. On a lancé nos 650 hommes dans une contre-attaque : cinq fois, ils ont rejeté les Russes à plusieurs kilomètres en arrière, mais à la fin on se battait à coup de crosses et il nous restait 35 hommes en tout ! Le pauvre Albert Verpoorten, notamment, avait eu les deux bras arrachés et la tête fendue ! Nous avons eu une famille de 4 frères qui se sont fait tuer tous les quatre ! Mais que faire ? Les ordres secrets que je recevais comme Commandeur de Division m'interdisaient de tirer plus d'un coup par pièce d'artillerie par jour et plus de deux grenades par lance-grenade ! Il n'y avait plus rien. Tu connais nos Wallons. Ils ont tenu les derniers partout. Toute l’armée décrochait en direction des Anglais qui eux, tenaient, à travers tout, en arrière de deux jours sur tout le monde !

Je n'ai échappé que par un miracle à ma manière. La nuit du 1er au 2 mai, j'étais appelé chez Himmler, ma Division et celle des Flamands (que je commandais aussi pour finir !) devant se placer derrière Lubeck. J’eus juste le temps de me glisser avec ma petite voiture tout-terrain entre les Russes et les Anglais. L'instant d’après, le passage était coupé. J’eus beau faire, je ne pus retaper les débris, d'ailleurs épars, de la Légion. Il ne me restait qu'une poignée d'hommes, déjà arrivés à Lubeck. Un dernier front antibolchevique arrivant, celui du Nord de la Norvège, je décidai de reconstituer là un groupe de combat, d'autant plus que je savais que d'autres Wallons essayaient par la mer de gagner le Danemark. J'arrivai à Copenhague, après mille péripéties, juste pour tomber en pleine révolution. Je passai 14 heures au milieu de la meute triomphante. Un de mes deux officiers d'ordonnance fut englouti dans la marée. Grâce au culot inouï d'un Allemand en civil, je parvins à traverser la ville entière en pleine émeute, sautai sur une petite embarcation de guerre et, après avoir vu les Anglais descendre les avions sous mon nez à Copenhague, j'arrivai à Oslo le dimanche !

Déjà, le lendemain, c'était de nouveau la capitulation à 2 heures de l'après-midi. Nous passâmes des heures hallucinantes. Finalement, à 10 heures du soir, un sous-officier de l'aviation allemande, que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam, m'offrit de risquer le coup : s'envoler dans la nuit en Espagne. Le champ d'aviation n'était pas encore pris. Un avion privé était dans un hangar : l'aviateur alla expliquer qu'il devait le conduire à Trondheim. Nous nous glissâmes en « stoumeling » dans l'appareil. A 23 heures et demie, sans carte, nous foncions à l'aventure. Rester dans la ville, c'était se faire prendre par les partisans. Attendre le lendemain, c'était être prisonnier d'une Division anglaise aéroportée. Nous allions braver la chance !

M
ais quelle aventure ! D'abord, nous fîmes un large tour par la mer du Nord, puis il fallut bien atteindre la Hollande. Bientôt, je vis avec horreur un phare s'allumer derrière nous, puis ce fut sous nous, puis loin devant nous. Nous étions repérés. On illuminait les champs d'aviation. On nous interpellait par radio : « Qui êtes-vous ? Que faite-vous ? » Nous allions jeter l’alarme dans toute l'Europe, fêtant la victoire ! Mais que d'émotions ! Nous guettions partout l'arrivée des chasseurs ennemis !

A
toute vitesse, nous survolâmes Anvers, tout brillant dans la nuit. Ah ! Mon cœur se serrait en survolant ma Patrie ! Anvers était là, Bruxelles était là, la forêt de la Cambre, ma maison ! Mais je pensais aussi à tous mes ennemis, au-dessus desquels je passais, me payant leur têtes ! Puis ce fut Lille ! Puis Paris, éblouissant, avec des phares qui, de partout, essayaient de nous happer ! Mais plus nous allions vers le Sud, plus notre passage devait paraître normal. Qui pensait, dans cette nuit de fête, imaginer un avion allemand au-dessus d'Orléans ou d’Angoulême ! Pourtant, nous étions inquiets de la direction, d'autant plus que le rayon d'action de l'avion, avec le maximum d'essence, était de 2100 kilomètres. Or, en ligne directe, d'Oslo aux Pyrénées, il y avait 2150 kilomètres. Nous risquions terriblement d'échouer près du salut.

D
éjà l'essence arrivait à sa fin. Nous regardions dans la nuit. On voyait des villes qu'on imaginait en pleine bordée. Des autos circulaient. Soudain j'aperçus une coulée luisante, puissante comme un bras de géant. J'étais sûr de ce que je voyais : c'était l’embouchure de la Gironde.



Nous étions sur la bonne voie. Mais l’essence baissait de plus en plus. Les ratés se multipliaient. L'avion allait de plus en plus lentement, descendait de plus en plus vers les flots. Ce furent des moments horribles. Nous avions endossé des bouées de sauvetage. Nous longions la côte. C'était Arcachon, miroitant dans la fin de la nuit, puis la grande rade d'hydravion, puis la lande interminable, toute noire derrière les lueurs de la mer. Ah ! Quand cette lande finirait-elle ? Je guettais les lumières de Biarritz, mais rien ! Nous descendions de plus en plus. Quasi au ras des flots. Le jour paraissait lentement, quelques lueurs. Je devinais, puis je distinguai les Pyrénées et leur courbe vers le Bidassoa. Elles étaient très belle, bleu-noires, avec un très léger fond rose pâle du jour naissant. Nous allions sombrer dans ce début d'aube. Le pilote tira les fusées rouges de détresse. Et dire que l'Espagne était là en face : nous distinguions même un phare ! Déjà deux vedettes françaises prenaient la mer. A une lenteur hallucinante, l'avion acharnait, poussait sur ses moteurs secs : encore six kilomètres, cinq, quatre, un… Nous vîmes les rochers d'un vert noir. Le pilote fit alors un coup de folie. Atterrir là, c'était s'écraser. Il redressa presque verticalement l'appareil, happant ainsi les dernières gouttes d'essence, sauta au-dessus des rochers et des toits. Il y avait sous nous l'étroite bande de sable entre les rochers de la rade : atterrir nonchalamment, c'était courir se briser sur les rochers. Il ne décrocha pas le train atterrissage et nous fit glisser sans roue sur le sable ! Evidemment, nous devions capoter, mais c'était moins terrible que de courir se broyer ! Au bout de vingt mètres, le moteur droit se décrochait, puis ce fut la culbute vertigineuse. Je tournai comme un ballon tout autour des parois. Nous étions entrés dans la mer qui s'engouffrait par l'appareil crevé.
Mais nous vivions !

J
e voyais sur la côte s'agiter deux policiers à bigorne luisant ! C'était l'Espagne ! Je ne t'ai pas encore dit que j'avais un compagnon : le cher Robert du Welz, à présent capitaine, qui avait prétendu ne pas me lâcher à ce moment décisif. Lui s'en est parfaitement tiré, sans aucune fracture. Quant à moi, j'ai eu le pied gauche fendu et j'en souffre encore assez bien. Et j'ai trois fractures juste à l'endroit où le bras gauche s’emboîte dans l'épaule, si bien que je dois avoir non seulement le bras plâtré mais le buste entier. C'est comme si je portais un tonneau de plâtre. Je t'assure que deux mois et demi dans une cuirasse pareille, ça n'a rien d'aguichant !

C'est pour cela que tu dois venir me voir. Si tu as la vie dure, je te rembourserai en vieux camarade, le prix du voyage. Mais je brûle de te voir, de t'entendre. Et puis, enfin, si tu es un vieil observateur de la faune humaine et tu dois bien te douter que moi aussi, pendant les dernier mois, je n'avais pas mes yeux en poche. Si j'avais un éditeur américain, je pourrais lui donner un bouquin qui serait autre chose que toutes les sottises qu'on raconte car moi, je les ai vus, tous, de près, les dernières semaines, les derniers jours. Et je suis d'ailleurs stupéfait en voyant que personne n'a encore parlé de certaines choses formidables qui ont eu lieu à la fin : je me demande si, finalement, il n'y a que moi qui sache.

E
n tout cas, j'ai vécu, je peux te le dire, une épopée fabuleuse et je crois que personne n'a pu mieux que moi observer le double aspect, politique et militaire, de cette fabuleuse tragédie.

En ce qui me concerne, il faut s'en tenir strictement à ma qualité d'officier supérieur.

Je n'ai été ni chef de gouvernement, ni ministre. J'ai été soldat contre le Bolchevisme, point c'est tout. J'ai gagné tous mes grades (j'aurais été général cette année-ci) uniquement par mes services au combat. J'ai les Feuilles de Chêne et la Croix Allemande en Or, ainsi que la Médaille d'Or des Blessés (blessé cinq fois). Mais en outre, et ceci prouve mon rôle de combattant, j'ai reçu du Führer l'Insigne d’Or des Corps à Corps qu'on ne reçoit qu'après 50 combats, au moins, au corps à corps. C'est la plus haute décoration de l'Infanterie et j'ai été, de toute l'Armée Allemande, le 1er officier à le recevoir : il n'y a que 80 soldats en tout, environ, qui l'ont reçu. Et aucun autre étranger que moi.

Ceci dit pour te permettre, si tu en as l'occasion, d'insister sur le rôle réellement et intégralement militaire de mon action pendant la guerre.

En ce qui concerne ma famille, vois un peu. Avec le temps, il faudrait découvrir une personnalité – espagnole ou anglaise – qui avec les papiers nécessaires pourrait aller dépanner ma famille et mes enfants. Il s'agit ici de simple humanité : une femme, cinq petits enfants : de 11 à 8 mois.

Pour mes parents, seule une intervention d'une haute personnalité courageuse, Vatican ou Angleterre – ils ont été arrêtés dans la zone anglaise – pourrait, me semble-t-il, mettre fin à cette ignominie. Si maman devait rester en prison, elle y mourra certainement cette année-ci. Et dire qu'ils devaient, ce 12 juin, fêter leurs noces d'or !

Maintenant, mon cher vieux Pierre, je me résume :

1. Viens. Insiste près de notre ami Lequerica pour obtenir de faire à un grand blessé, cette visite d'amitié.

2. Par nos amis Espinosa de los Monteros, fais-moi parvenir des nouvelles, des journaux, des livres d'actualité.

Si tu avais des nouvelles précises concernant ma famille, fait-moi savoir ce qui se passe.


Evidemment, ces mois-ci sont des mois compliqués. Mais tu es un homme adroit et un véritable ami. Souviens-toi du temps où tu venais me rechercher à Carcassonne et nourrir mon cœur de ton amitié.

A nos amis français remets mes meilleurs souvenirs. Robert du Welz te dit mille choses affectueuses. Quant à moi, mon cher vieux Pierre, je t'embrasse avec beaucoup d'émotion,

Degrelle







(1) Raoul Hayoit de Termicourt, magistrat de l’ « épuration » à l’auditorat militaire.


Légendes des Photos (de haut en bas):

- Le Heinkel 111 dans la baie de San Sebastian : un miracle qu’il n’y eut aucune victime!
- Marie-Paule Lemay.

- Paul Mezetta.

- Léon Degrelle à l’hôpital militaire « Général Mola ». 
- L’avion de Léon Degrelle, objet de la curiosité populaire…
- Pierre Daye (Portrait du dessinateur liégeois Joseph « Jeph » Lambert, in Les Feuillets Bleus, hebdomadaire littéraire n° 267, 3 novembre 1934.)


dimanche 10 avril 2016

"We will not go to Tuapse" : Fernand Kaisergruber ou l'Idéal renforcé par l'épreuve.

Fernand Kaisergruber, We will not go to Tuapse (From the Donets to the Oder with the Legion Wallonie and 5th SS Volunteer Assault Brigade Wallonien 1942-1945.) 
Le passionnant récit de Fernand Kaisergruber sur son engagement au Front de l’Est – Nous n’irons pas à Touapse – vient de sortir de presse dans sa version anglaise aux éditions Helion & Company.
Il s’agit d’un magnifique ouvrage relié de 328 pages (24,5 x 17 cm), illustré de plus de 70 photos et cartes. À commander sur www.amazon.fr (33,59€).
Offre exclusive pour les membres du Dernier Carré
Un ex-libris original représentant le jeune
Unterscharführer Kaisergruber a été dessiné par la sculptrice du buste de Léon Degrelle. 
Numéroté et signé par l’artiste ainsi que par l’auteur, il sera envoyé aux seuls acquéreurs du livre de Fernand Kaisergruber qui en feront la demande au « Dernier Carré » (moyennant versement de 10€ pour les frais d’envoi au compte BE 04 2100 4559 7631 du Dernier Carré, avec la mention « Ex-libris » et les coordonnées).

lundi 1 février 2016

Fernand Kaisergruber, "We will not go to Tuapse."

Le passionnant récit de Fernand Kaisergruber – Nous n’irons pas à Touapse, édité à compte d’auteur – sur son engagement sans réserve, car nourri de l’expérience des succès fabuleux du national-socialisme, au Front de l’Est et l’enfer qu’y vécurent héroïquement tous les Volontaires de laWallonie était depuis longtemps indisponible, faute d’éditeur.

Nul n’étant prophète en son pays (malheureux adage maintes fois vérifié !), c’est un éditeur anglais qui a été fasciné par cette chronique de l’horreur et du sacrifice racontée avec l’évidence du jeune Croisé dont l’idéal sort renforcé par l’épreuve, aussi cruelle soit-elle.

Le traducteur de cet important ouvrage (quelque 400 pages) ne nous a pas caché son enthousiasme : « Je sors exalté de la lecture de ce livre et plus encore par la personne, un tout jeune homme, que j’ai pu rencontrer à travers elle. Je le respecte et je l’admire énormément. Je respecte profondément sa fidélité à ses convictions et à ses idéaux. Je sens que si j’avais été où il était à cette époque, j’aurais voulu agir comme lui. Je ne peux qu’espérer que j’aurais eu aussi sa force de caractère. »

Au moment de la réédition de ces mémoires qui témoigneront pour la postérité du sacrifice ultime d’une génération qui, hélas, constitua le dernier rempart contre la barbarie menaçant la civilisation et la culture européennes, il n’est pas inutile de citer l’épilogue du récit de Fernand (écrit il y a plus de vingt-cinq ans !) : tout ce que nous connaissons aujourd’hui d’abjection terroriste, de métissage imposé, de ruine politique, économique et sociale (dissolution des mœurs, perversion des intelligences, inversion de toutes les valeurs) se trouve en germe et est l’inéluctable conséquence de l’anéantissement de la Weltanschauung nationale-socialiste et de l’imposture juridique et historique du Tribunal de Nuremberg érigé en Inquisition qui protège la prétendue « démocratie » du futur gouvernement mondial étatsunien…

*****

"Il est évidemment présomptueux d’affirmer que tout aurait été parfait si le sort des armes nous avait été favorable, si nous avions gagné la guerre.

Si nul ne peut dire aujourd’hui que c’eût été « l’Eden », personne non plus ne peut prétendre que c’eût été l’enfer ou pire que ce n’est aujourd’hui, si nous avions eu la victoire. Je dénie le droit à quiconque d’affirmer que notre bonne foi ne fut pas totale pour la majorité d’entre nous et personne ne devrait nier nos bonnes intentions et prétendre, comme certains l’ont fait, rares il est vrai, que des Légionnaires soient partis au Front de l’Est par esprit de lucre et tellement stupide, témoigne de tant de mauvaise foi qu’il n’y a même pas lieu d’y revenir. Qui pourrait le croire ? Comme si à 16, 18 ou 20 ans ou même plus âgé, il se trouverait quelqu’un d’assez sot pour aller se faire tuer au Front de l’Est pour 1 RM par jour (à l’époque 12 francs 50) s’il n’était motivé par des sentiments plus élevés ? Faut-il que ceux qui l’affirmaient fussent eux-mêmes animés de sentiments d’une telle bassesse, fussent habités d’une conscience aussi vile !

Nous n’avions pas non plus « rêvé » d’instaurer aussi vite que possible un ordre nouveau, un ordre meilleur, plus social. Nous avons tout mis en œuvre et payé très cher de notre sueur, de notre sang et beaucoup de leur vie pour y parvenir. Alors, je conteste absolument le droit à tous ceux qui n’ont rien fait, à ceux qui n’étaient pas nés ou ne l’ont pas vécu et veulent aujourd’hui pérorer, je leur conteste le droit de nous juger. En tout cas, ceux-là, je les compte pour rien. Car ils ont à suffisance, et souvent avec une grande suffisance, montré leur parti pris et leur mauvaise foi en cherchant ou en ne publiant que des documents susceptibles d’étayer leurs thèses d’a priori et en taisant soigneusement et systématiquement tout ce qui pouvait largement rétablir la vérité mais nuire à leurs affirmations mensongères ! La désinformation, on connaît !

Mais je puis aussi affirmer autre chose et, pour les gens d'action que nous 
étions, ce ne sont pas de vaines paroles. Si l’ordre, établi après la victoire de nos armes, n’eût pas été conforme à ce que nous avions voulu, qu’il ne fût pas à la mesure des sacrifices consentis, nous étions assez résolus pour le faire savoir et à réagir avec autant de détermination que nous avions mis à combattre ! Et, dans cette éventualité, la lutte continuait tout simplement ! Peut-être même, ce n’était pas à exclure dans cette éventualité, aurions-nous aussi bien fini en prison, cette fois pour refus de collaborer à ce nouveau régime qui ne nous aurait pas mieux convenu que celui que nous avions voulu changer. Et alors, c’est certain, nous aurions été conspués parla même populace qu’en 1944 et 1945. 
Accablés par les mêmes « historiens » peut-être et les mêmes politiciens qui nous firent juger et condamner après la « Libération ». Et peut-être aussi auraient-ce été les mêmes juges qui auraient prononcé les mêmes condamnations, pourquoi pas ? Sur base des mêmes lois, tout aussi rétroactives, trafiquées pour les besoins de la cause, comme avaient été « modifiées » (ah ! la pudeur des mots) les lois, à Londres, en 1943. Nous aurions eu aussi, peut-être, les mêmes gardiens pour nous maltraiter.

Tant il est vrai que la multitude court toujours après la victoire ! Et ce ne sont pas les vrais résistants qui me contrediront à ce sujet, ayant été eux-mêmes, en 1944 et 1945, submergés par cette engeance d’attentistes de métier, prompts à profiter de n’importe quelle victoire ! Nous-mêmes, en cas de victoire, il ne faut pas en douter, nous aurions eu fort à faire à ne pas nous laisser dépasser par le zèle de cette même foule, avide cette fois de « collaborer » et de prouver sa ferveur au nouveau régime que nous aurions instauré !

Voyez donc les masses qui se sont déchaînées dès que les régimes des pays d’Europe centrale – et non de l’Est comme disaient abusivement des journalistes ignares) se sont liquéfiés et que ces peuples se sont libérés du joug communiste ! A lire la presse, à regarder la télévision, on aurait pu croire, si on n’était averti, que l’Occident, que nos « médias » en étaient les artisans, que c’était leur victoire ! Alors que ce sont ces populations elles-mêmes qui l’ont conquise à mains nues. Car l’Occident les avait ignorés jusque-là ! Que nous nous réjouissions était normal, nous n’avions jamais rien voulu d’autre. Nous avions voulu préserver l’Europe du communisme. Mais que nos démocraties de l’Ouest s’en réjouissent aussi peut laisser pantois ! Car nous n’avons pas la mémoire courte et nous n’avons pas oublié que, même si tous les pays de l’Ouest n’ont pas été consultés, ni invités par leur grand « frère, l’URSS, ni d’ailleurs par leurs autres « fidèles alliés » à donner leur avis, à signer les accords de Yalta en 1945, et de Potsdam ensuite, tous, à cette époque, se sont réjouis du partage de l’Allemagne ; en tout cas, ont applaudi ces accords, comme ils applaudirent ensuite l’effondrement de ces mêmes accords et de leur ancien allié ! Leur a-t-il donc fallu 45 ans, 50 même, pour voir clair ? Voilà bien la preuve flagrante de leur inconséquence.

La logique eût voulu qu’ils réagissent au contraire avec la plus grande fermeté pour maintenir ces accords et exiger leur application. Ou alors, ils auraient dû aussi, pour le moins, réhabiliter nos thèses !

Il me faut dire deux mots aussi sur la guerre du Golfe, pour épingler que personne, si ce ne sont les naïfs, n’est dupe des raisons invoquées et que l’on ne peut sans peine imaginer que les problèmes au Moyen-Orient ne feront que croître et prendre leur réelle dimension, dans les temps à venir. Et ce n’est pas la situation laissée par les anciens « protecteurs » lorsqu’il ont « rendu » la liberté à ces régions ou territoires pétroliers en les morcelant pour mieux les dresser les uns contre les autres selon les nécessités politiques ou économiques des anciens « protecteurs » qui améliorera le climat politique dans les Etats concernés.

Et en Somalie ? Qui nous fera croire que l’intervention a tout arrangé ? Et l’ex-Yougoslavie donc ? L’une des plus énormes absurdités du Traité de Versailles ? Mais c’est nous qu’on accuse de nous être trompés !

A propos, avez-vous remarqué comme moi et n’est-il pas curieux de constater que plus les événements nous donnent raison, plus nos détracteurs se donnent du mal pour tenter de prouver que nous avions tort ? Moi, en tout cas, je me sens très bien dans ma peau, mais je comprends que d’autres éprouvent un besoin impérieux de se gratter !..."

***

Fernand Kaisergruber, We will not go to Tuapse. From the Donets to the Oder with the Legion Wallonie and 5th SS Volunteer Assault Brigade Wallonien 1942-1945.

Ouvrage relié (enrichi de quelques 70 photos et cartes) disponible dès le 15 février 2016 aux éditions Helion & Company (34,85 €) à commander sur www.amazon.fr (un ex-libris dédicacé par l’auteur sera envoyé aux acquéreurs qui en feront la demande au Dernier Carré).

samedi 2 janvier 2016

L’Indispensable Calendrier 2016!


Découvrez notre calendrier 2016 et ses photos inédites du camp d'entraînement des Volontaires de Meseritz - dont plusieurs de Léon Degrelle.
Ces calendriers sont disponibles au prix de 15 euros pièce (frais d’envoi: 2,31€ pour la Belgique, 2,75€ pour la France, 7,2€ pour l'Europe et 8,52€ pour le Monde). A commander par virement au compte IBAN BE04 2100 4559 7631 du «Dernier Carré » (Code BIC: GEBABEBB)

dimanche 27 décembre 2015

“Noël Cruel” par Georges Thonon.



Ukraine, 24 décembre 1943.


Cette école de sous-officiers de la Waffen SS de Posen-Treskau avait une réputation de rigueur et de sévérité. Ce qu’on en racontait était toutefois largement au-dessous de la réalité… Sur la cinquantaine de candidats, une trentaine avaient été éliminés, ce qui était encore fort honorable pour des « Germains au rabais » tels que nous … Les vingt rescapés s’étaient retrouvés avec des galons tout frais et un ordre de mission. La destination de l’ordre était malheureusement le front de l’est, au lieu du congé promis.

Voilà pourquoi nous étions là, dans la nuit de Noël 1943 entassés dans ce wagon de marchandises en route pour Tcherkassy à essayer de dormir en oubliant le destin. Les parois du wagon étaient blanches du givre formé par la condensation de nos respirations. La température extérieure devait se situer en dessous de moins 20 degrés; la porte à glissière et les trous de notre carrosse vermoulu laissaient passer un courant d’air capable de congeler en un temps record tout membre laissé à sa portée.

Nous ne pouvions dormir longtemps et complètement par un froid pareil. Nous somnolions tout au plus par intermittence. Pour gagner un peu de chaleur, nous étions collés les uns contre les autres; la chaleur humaine était la seule que nous pouvions nous payer.

A l’école, nous étions trois amis plus liés parce que venant de la Jeunesse Rexiste où nous nous étions connus. Au gré des événements et des affectations, nos destins avaient suivi des voies plus ou moins parallèles.

Au début de la soirée, nous avions d’abord tué le temps en évoquant les soirées passées chez nous. Mais à l’incertitude de notre avenir, s’ajoutait l’idée de l’inquiétude de nos parents qui nous attendaient en vain. De plus, à cause de l’itinéraire erratique de notre convoi, notre ravitaillement semblait interrompu: nous n’avions plus rien à nous mettre sous la dent.

Vers le milieu de la nuit, l’un de nous trois s’était endormi. Nous restions deux à échanger de temps à autre une bribe de phrase, tandis que le train continuait sa marche cahotante. Puis nous avons fait silence, les autres dans le wagon aussi.

Ceux qui ne dormaient pas, ruminaient probablement les mêmes pensées, regrettant les jours de paix, leur lointain foyer et ceux qui y étaient restés. Chaque tour de roue nous en éloignait un peu plus et nous allions vers un avenir sombre qui nous réservait un éventail de possibilités peu réjouissantes.

Sur cette unique voie restée libre, nous nous dirigions droit dans la gueule du loup; l’encerclement se refermait inexorablement. Mais cela, nous l’ignorions…

Le destin qui nous attendait allait dépasser en horreur et en cruauté ce que nous avions vécu jusque-là. 


A un moment, le train s’arrêta. Faisant glisser légèrement la porte du wagon, nous aperçûmes la campagne russe enneigée sous la lune. Tout était vide, glacé, gelé, immobile. Pas une isba à voir, pas trace de vie, rien, personne. Seul signe de vie dans cet univers mort, la locomotive soufflait sa vapeur, lentement, en cadence.

Qui nous avait embarqués dans ce congélateur ambulant, dans cet univers hostile et mort, pendant cette sainte nuit de Noël dont nous espérions au moins un peu de paix et de chaleur ?

Qu’allions-nous trouver à la fin de ce voyage au bout de la nuit ? A quoi serviraient toute cette peine, cette souffrance, cette solitude ?

Pensions-nous à tout cela, ou tout simplement au vide de nos estomacs et au froid qui nous pinçait de partout ?

A ma montre, il était passé minuit. Sortant de son sommeil, l’un de nous trois dit avoir fait un rêve étrange : l’un de nous était mort, mais il ne pouvait savoir qui. Et au moment où il allait voir qui était mort, il avait été réveillé par l’arrêt du train…

Je ne sais plus quand nous sommes arrivés à destination. Nous avons été affectés à la même compagnie, mais du fait que nous étions dispersés sur un front assez long, je n’ai pratiquement plus revu mon ami avant le 14 janvier 1944.

Dans l’obscurité qui précédait l’aube, il attendait calmement le moment de se mettre en route avant de monter vers la forêt de Teklino à la tête de son groupe. Passant devant lui, je lui ai fait un signe d’amitié de la main, il a répondu de même.

L‘assaut a débuté vers six heures du matin. Il est mort deux heures plus tard, d’une balle en pleine tête. Il a été touché de deux balles explosives : une première qui a touché l’épaule droite, une seconde dans la figure, ne laissant qu’une bouillie sanglante, mélange d’os, de chairs et de cervelle. Il a souffert de la première balle, pas de la seconde.

Une centaine de gars sont morts pour prendre ces huit kilomètres de forêt. Cela a duré cinq ou six jours.

« Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles. Couchés dessus le sol à la face de Dieu. » (Charles Péguy)

Ceux qui nous ont relevés ont perdu la forêt après trois jours.

Mon ami a été enterré à Korsun avec tous les autres. Leurs tombes ont été transférées à Kiev. J’ai revu sa mère après sa mort, je ne savais que lui dire, que dire à la mère dont le fils est mort ? Comment mentir quand elle vous demande des détails à propos de sa mort ? Elle savait combien nous étions liés. Les choses maladroites que je lui ai dites ont-elles pu traduire la valeur de notre amitié ?


Où es-tu, Hebbelinck ?



Georges Thonon.