Retrouvez-nous à l'adresse suivante : http://lederniercarre.hautetfort.com
Affichage des articles dont le libellé est Livres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Livres. Afficher tous les articles
jeudi 26 novembre 2020
lundi 23 novembre 2020
Cahier de la SS n° 3 - 1942 (Yamato par Kazuichi Miura, extrait du recueil "L'Ordre SS : Ethique et Idéologie" par Edwige Thibaut).
Yamato est le nom d'une région japonaise ayant donné naissance a de
grands soldats japonais. Le nom de Yamato est devenu le symbole de la bravoure et de l'accomplissement du devoir. On n'y trouve aucune trace de l'esprit d' un peuple étranger. Un exemple japonais nous apprend que
la bravoure et le courage ont comme fondement l' esprit religieux.
En l'an 1932 de la chronologie occidentale, un commandant en chef gravement blessé lors des combats pour Shanghai perdit connaissance et eut le malheur de tomber entre les mains de l'ennemi. II fut ensuite de nouveau libéré et ramené par les troupes japonaises qui avançaient. Un jour, on put lire dans la presse que ce commandant s'était donné la mort précisément à l 'endroit des combats durant lesquels il avait été fait prisonnier.
Que nous enseigne cet évènement ? L'officier avait été fait prisonnier uniquement parce qu'il gisait blessé et inconscient ; était-ce une honte pour un guerrier ? Pourquoi mit-il fin à sa vie au lieu de servir sa patrie grâce à ses connaissances, son expérience, son courage et son intelligence ? On ne peut expliquer son attitude que par l'esprit Yamato, l'esprit des hommes japonais.
La tradition du vaillant esprit chevaleresque est restée particulièrement vivace dans les légendes du Japon occidental ; les principes de l' éducation spirituelle du chevalier 1égendaire sont contenus dans le livre «Hagakure», une œuvre sur la morale chevaleresque dans lequel il est écrit : « Si tu dois choisir deux voies —la vie ou la mort —alors choisis la dernière. » Le commandant en chef, profondément imprégné par cet enseignement, suivit la voie de la mort. Cependant, pourquoi doit-on la rechercher ?
Il est dit dans le code chevaleresque des guerriers japonais d'aujourd'hui, le «Senjinku» ou enseignement dans le camp guerrier : « Tu ne dois pas subir le déshonneur des prisonniers ; après la mort, tu ne dois pas laisser derrière toi une mauvaise renommée de faute et de malheur. » De tout temps, on considère au Japon comme un grand déshonneur de survivre en captivité ; il est préférable de mourir.
Dans la guerre actuelle —contrairement aux temps anciens —on ne peut éviter, dans certains cas, d'être fait prisonnier ; on peut penser qu'il n'est pas absolument nécessaire de mourir dès que l'on a accompli son devoir avec les armes les plus modernes et que l'on est beaucoup plus utile à son pays en restant en vie et en accomplissant sa vocation —que ce soit dans la guerre ou dans la paix. Cette conception a son bien fondé, cependant, le soldat japonais pense autrement : S'il survit dans la honte de la captivité, cela signifie qu'il n'a pas combattu jusqu'à la mort, qu'il n'a pas eu la possibilité de poursuivre la lutte et regrette profondément de n'avoir pas combattu jusqu'à la mort pour le Tenno, la patrie et le peuple.
Que ce soit dans la mer ou l'eau baptise mon corps,
Partout et toujours, l'exemple vivant constituera la meilleure éducation.
Adolf Hitler
En l'an 1932 de la chronologie occidentale, un commandant en chef gravement blessé lors des combats pour Shanghai perdit connaissance et eut le malheur de tomber entre les mains de l'ennemi. II fut ensuite de nouveau libéré et ramené par les troupes japonaises qui avançaient. Un jour, on put lire dans la presse que ce commandant s'était donné la mort précisément à l 'endroit des combats durant lesquels il avait été fait prisonnier.
Que nous enseigne cet évènement ? L'officier avait été fait prisonnier uniquement parce qu'il gisait blessé et inconscient ; était-ce une honte pour un guerrier ? Pourquoi mit-il fin à sa vie au lieu de servir sa patrie grâce à ses connaissances, son expérience, son courage et son intelligence ? On ne peut expliquer son attitude que par l'esprit Yamato, l'esprit des hommes japonais.
La tradition du vaillant esprit chevaleresque est restée particulièrement vivace dans les légendes du Japon occidental ; les principes de l' éducation spirituelle du chevalier 1égendaire sont contenus dans le livre «Hagakure», une œuvre sur la morale chevaleresque dans lequel il est écrit : « Si tu dois choisir deux voies —la vie ou la mort —alors choisis la dernière. » Le commandant en chef, profondément imprégné par cet enseignement, suivit la voie de la mort. Cependant, pourquoi doit-on la rechercher ?
Il est dit dans le code chevaleresque des guerriers japonais d'aujourd'hui, le «Senjinku» ou enseignement dans le camp guerrier : « Tu ne dois pas subir le déshonneur des prisonniers ; après la mort, tu ne dois pas laisser derrière toi une mauvaise renommée de faute et de malheur. » De tout temps, on considère au Japon comme un grand déshonneur de survivre en captivité ; il est préférable de mourir.
Dans la guerre actuelle —contrairement aux temps anciens —on ne peut éviter, dans certains cas, d'être fait prisonnier ; on peut penser qu'il n'est pas absolument nécessaire de mourir dès que l'on a accompli son devoir avec les armes les plus modernes et que l'on est beaucoup plus utile à son pays en restant en vie et en accomplissant sa vocation —que ce soit dans la guerre ou dans la paix. Cette conception a son bien fondé, cependant, le soldat japonais pense autrement : S'il survit dans la honte de la captivité, cela signifie qu'il n'a pas combattu jusqu'à la mort, qu'il n'a pas eu la possibilité de poursuivre la lutte et regrette profondément de n'avoir pas combattu jusqu'à la mort pour le Tenno, la patrie et le peuple.
Que ce soit dans la mer ou l'eau baptise mon corps,
Que ce soit dans la campagne ou mes os
sont recouverts par la mousse des montagnes
—
Je ne veux combattre que pour le grand seigneur.
Sans jamais penser à moi.
Ce très ancien chant que nous entonnons toujours exprime que la survie du soldat est tout simplement inconcevable. Lord Nelson a dit juste avant sa mort : « Dieu soit loué, j'ai fait mon devoir ». En revanche, le Japonais ne combat pas a cause du devoir, mais pour sacrifier sa vie. Erwin Baiz, l'un des meilleurs spécialistes du Japon, raconte une expérience personnelle qu'il a faite à l'époque de la guerre russo-japonaise : « Un Japonais célèbre lui rendit visite avec son fils qui devait partir pour le front le matin suivant. Une fois que le jeune homme eut pris congé, le Dr Baiz s'entretint de la guerre avec le Japonais ; le vieil homme lui raconta qu'il avait perdu le plus âgé de ses fils quatre ans auparavant lors du soulèvement des Boxers et il envoyait maintenant le deuxième à la guerre. Il poursuivit en disant que son blason de famille porté avec honneur n'aura à présent aucun représentant puisqu'il n'a plus d'autres fils. Baiz lui dit en le consolant : « Tous ceux qui vont au front ne sont pas destinés a tomber ; je crois que votre fils reviendra avec une grande renommée militaire. » Le vieux père remua la tête et répliqua : « Non, mon fils va au combat pour trouver une mort héroïque, pas pour revenir en vie. » Erwin Baiz conclut que c'était là une parole sage, digne d'un philosophe.
Cette attitude seule explique que jusqu'à présent, le Japon n'ait perdu aucune guerre et a remporté des succès prodigieux dans l'actuelle guerre de la Grande Asie orientale. S'approcher dans de minuscules sous-marins de guerre de la flotte des Etats-Unis et couler ses navires constitue un acte méprisant la mort. En s'autodétruisant, les aviateurs japonais se considèrent comme une partie de leur charge et se précipitent sur l'ennemi pour devenir conformes à leur vocation. C'est cet esprit qui protège l'Empire japonais. Déjà en 1274 et 1281, cet esprit héroïque a permis à l'armée japonaise forte seulement de 50 000 hommes, de vaincre les Mongols largement supérieurs qui comptaient 150 000 hommes. C'est lui aussi qui fit remporter des victoires éclatantes dans la guerre russo-japonaise. Les soldats qui combattent aujourd'hui dans le grand Pacifique, sur terre, sur mer et dans les airs sont tous dominés par l'idée de se sacrifier pour la patrie et d'entrer dans les rangs des dieux.
Ceux qui nomment cet esprit « fatalisme » et voient en lui un mépris inconscient pour la précieuse vie humaine sont très loin de comprendre l'esprit militaire japonais. Les actes audacieux des soldats japonais sont précisément des manifestations de cet esprit énergique luttant pour l'existence et l'honneur de l'Empire, pour la justice et la paix véritable.
Ce serait également une erreur impardonnable de n'y voir qu'une marque de brutalité originelle. On connait l'amour du Japonais pour les fleurs ; son sens esthétique ne lui fait pas rechercher uniquement la fleur, mais il l'apprécie beaucoup plus dans son rapport organique avec les feuilles et les branches. Donc, il ne la coupe jamais mais la laisse sur sa branche. La civilisation japonaise a développé chez ses hommes non seulement un esprit de sacrifice élevé mais aussi une compassion pleine de sentiment. Cette dernière se manifeste dans l'attitude des soldats japonais face a l'ennemi, en particulier envers les prisonniers. Livrons un témoignage significatif datant du Moyen-Age : En 1 184, au cours d'une guerre civile acharnée, le fameux guerrier Kumagai défit un chevalier du camp ennemi, Atsumori, et lui coupa la tête conformément aux anciennes coutumes de guerre. Atsumori n'avait pas encore vingt ans et, affecté par sa mort précoce, Kumagai déposa l'épée, quitta la chevalerie et devint prêtre pour passer sa vie à prier pour le salut de l'âme du défunt.
Durant la Grande Guerre, les volontaires japonais qui servaient dans l'armée canadienne, réussirent à aller sur le front occidental ; parmi eux se trouvait le volontaire Isomura qui tomba sur un blessé allemand lors d'une attaque. Le blessé lui fit savoir par de faibles mouvements qu'il souffrait d'une soif atroce et, sans tarder, Isomura lui donna à boire de son bidon dans lequel se trouvait encore un peu d'eau précieuse. Entre-temps, un soldat britannique s'était approché et attaqua l'Allemand à la baïonnette ; Isomura s'y opposa et l'interpella : « Ne vois-tu pas que cet homme est gravement blessé ? » — « Eh alors », répliqua le Britannique, « blessé ou non — tout ennemi de plus qui est tué constitue un avantage pour nous. » « Où est donc ton amour Chrétien du prochain ? » « Je l'ai laissé à la maison lorsque je suis parti à la guerre », répondit le Britannique.
De même, le volontaire japonais Morooka qui attaquait à la baïonnette un très jeune adversaire, l'entendit crier « maman ! ». A cet instant, ayant reconnu le mot qu'il connaissait, il lui fut impossible d'attaquer pour la deuxième fois l'ennemi et celui-ci quoique blessé a été sauvé et ramené dans sa patrie.
Les Japonais considéraient comme une indignité d'être fait prisonnier ; cependant ils ont une profonde compassion pour les prisonniers qu'ils font eux-mêmes. Au cours de la guerre russo-japonaise, beaucoup de Russe faits prisonniers furent envoyés au Japon et ils se rappelèrent tous avec gratitude du traitement généreux qui leur fut accordé. Au Japon, on a de tout temps considéré comme une vertu d'adopter cette attitude envers l'ennemi blessé.
L'Histoire nous raconte que les Coréens ennemis participant à l' invasion mongole tombèrent entre les mains japonaise et ne méritèrent aucun traitement spécial. Ils ont trouvé toutefois un accueil bienveillant ; l'empereur de Corée s'est même vu obligé d'exprimer dans une lettre son remerciement pour cette conduite. De plus, on doit considérer que cette attaque mongole représenta un grand danger pour le Japon et pour son peuple. Dans la guerre russo-japonaise, la première division et la deuxième armée japonaises durent prendre soin des premiers prisonniers russes ; on ordonna aux soldats japonais de rendre visite aux prisonniers dans le dessein de les familiariser avec les uniformes, les insignes et les caractéristiques de l'adversaire. Cependant, des hommes d'une compagnie précise ne se présentèrent pas à l'inspection, pour la raison suivante : C'est une honte d'être fait prisonnier comme soldat et c'est insupportable de devoir se montrer ainsi à l'ennemi. Le samouraï comprend le sentiment d'un autre samouraï et lui épargne cette humiliation. C'est pour cette raison que les soldats ne participèrent pas à l'inspection des prisonniers russes. Les officiers ennemis qui donnèrent l'ordre de tuer tous les Japonais, même les prisonniers, ne pouvaient pas comprendre l'attitude des soldats japonais.
Sur l'une des scènes de l'actuelle guerre de la Grande Asie orientale, les Philippines, début Janvier, un certain nombre de civils japonais furent massacres par les troupes américaines ; de telles atrocités n'existent pas dans l'histoire du Japon.
Les Japonais combattent aujourd'hui pour leur patrie et pour tous les peuples de la Grande Asie orientale. Ils livrent un dur combat, rempli de sacrifices, où ils exigent le maximum d'eux-mêmes. Néanmoins, ils ont une profonde compassion pour le prochain et cette attitude lors des batailles suscitera de nombreux faits de guerre caractéristiques et frappants qui entreront dans l'histoire de la guerre, témoignant de l'esprit du Japon, du Yamato Tamashii.
Kazuichi Miura
Ce très ancien chant que nous entonnons toujours exprime que la survie du soldat est tout simplement inconcevable. Lord Nelson a dit juste avant sa mort : « Dieu soit loué, j'ai fait mon devoir ». En revanche, le Japonais ne combat pas a cause du devoir, mais pour sacrifier sa vie. Erwin Baiz, l'un des meilleurs spécialistes du Japon, raconte une expérience personnelle qu'il a faite à l'époque de la guerre russo-japonaise : « Un Japonais célèbre lui rendit visite avec son fils qui devait partir pour le front le matin suivant. Une fois que le jeune homme eut pris congé, le Dr Baiz s'entretint de la guerre avec le Japonais ; le vieil homme lui raconta qu'il avait perdu le plus âgé de ses fils quatre ans auparavant lors du soulèvement des Boxers et il envoyait maintenant le deuxième à la guerre. Il poursuivit en disant que son blason de famille porté avec honneur n'aura à présent aucun représentant puisqu'il n'a plus d'autres fils. Baiz lui dit en le consolant : « Tous ceux qui vont au front ne sont pas destinés a tomber ; je crois que votre fils reviendra avec une grande renommée militaire. » Le vieux père remua la tête et répliqua : « Non, mon fils va au combat pour trouver une mort héroïque, pas pour revenir en vie. » Erwin Baiz conclut que c'était là une parole sage, digne d'un philosophe.
Cette attitude seule explique que jusqu'à présent, le Japon n'ait perdu aucune guerre et a remporté des succès prodigieux dans l'actuelle guerre de la Grande Asie orientale. S'approcher dans de minuscules sous-marins de guerre de la flotte des Etats-Unis et couler ses navires constitue un acte méprisant la mort. En s'autodétruisant, les aviateurs japonais se considèrent comme une partie de leur charge et se précipitent sur l'ennemi pour devenir conformes à leur vocation. C'est cet esprit qui protège l'Empire japonais. Déjà en 1274 et 1281, cet esprit héroïque a permis à l'armée japonaise forte seulement de 50 000 hommes, de vaincre les Mongols largement supérieurs qui comptaient 150 000 hommes. C'est lui aussi qui fit remporter des victoires éclatantes dans la guerre russo-japonaise. Les soldats qui combattent aujourd'hui dans le grand Pacifique, sur terre, sur mer et dans les airs sont tous dominés par l'idée de se sacrifier pour la patrie et d'entrer dans les rangs des dieux.
Ceux qui nomment cet esprit « fatalisme » et voient en lui un mépris inconscient pour la précieuse vie humaine sont très loin de comprendre l'esprit militaire japonais. Les actes audacieux des soldats japonais sont précisément des manifestations de cet esprit énergique luttant pour l'existence et l'honneur de l'Empire, pour la justice et la paix véritable.
Ce serait également une erreur impardonnable de n'y voir qu'une marque de brutalité originelle. On connait l'amour du Japonais pour les fleurs ; son sens esthétique ne lui fait pas rechercher uniquement la fleur, mais il l'apprécie beaucoup plus dans son rapport organique avec les feuilles et les branches. Donc, il ne la coupe jamais mais la laisse sur sa branche. La civilisation japonaise a développé chez ses hommes non seulement un esprit de sacrifice élevé mais aussi une compassion pleine de sentiment. Cette dernière se manifeste dans l'attitude des soldats japonais face a l'ennemi, en particulier envers les prisonniers. Livrons un témoignage significatif datant du Moyen-Age : En 1 184, au cours d'une guerre civile acharnée, le fameux guerrier Kumagai défit un chevalier du camp ennemi, Atsumori, et lui coupa la tête conformément aux anciennes coutumes de guerre. Atsumori n'avait pas encore vingt ans et, affecté par sa mort précoce, Kumagai déposa l'épée, quitta la chevalerie et devint prêtre pour passer sa vie à prier pour le salut de l'âme du défunt.
Durant la Grande Guerre, les volontaires japonais qui servaient dans l'armée canadienne, réussirent à aller sur le front occidental ; parmi eux se trouvait le volontaire Isomura qui tomba sur un blessé allemand lors d'une attaque. Le blessé lui fit savoir par de faibles mouvements qu'il souffrait d'une soif atroce et, sans tarder, Isomura lui donna à boire de son bidon dans lequel se trouvait encore un peu d'eau précieuse. Entre-temps, un soldat britannique s'était approché et attaqua l'Allemand à la baïonnette ; Isomura s'y opposa et l'interpella : « Ne vois-tu pas que cet homme est gravement blessé ? » — « Eh alors », répliqua le Britannique, « blessé ou non — tout ennemi de plus qui est tué constitue un avantage pour nous. » « Où est donc ton amour Chrétien du prochain ? » « Je l'ai laissé à la maison lorsque je suis parti à la guerre », répondit le Britannique.
De même, le volontaire japonais Morooka qui attaquait à la baïonnette un très jeune adversaire, l'entendit crier « maman ! ». A cet instant, ayant reconnu le mot qu'il connaissait, il lui fut impossible d'attaquer pour la deuxième fois l'ennemi et celui-ci quoique blessé a été sauvé et ramené dans sa patrie.
Les Japonais considéraient comme une indignité d'être fait prisonnier ; cependant ils ont une profonde compassion pour les prisonniers qu'ils font eux-mêmes. Au cours de la guerre russo-japonaise, beaucoup de Russe faits prisonniers furent envoyés au Japon et ils se rappelèrent tous avec gratitude du traitement généreux qui leur fut accordé. Au Japon, on a de tout temps considéré comme une vertu d'adopter cette attitude envers l'ennemi blessé.
L'Histoire nous raconte que les Coréens ennemis participant à l' invasion mongole tombèrent entre les mains japonaise et ne méritèrent aucun traitement spécial. Ils ont trouvé toutefois un accueil bienveillant ; l'empereur de Corée s'est même vu obligé d'exprimer dans une lettre son remerciement pour cette conduite. De plus, on doit considérer que cette attaque mongole représenta un grand danger pour le Japon et pour son peuple. Dans la guerre russo-japonaise, la première division et la deuxième armée japonaises durent prendre soin des premiers prisonniers russes ; on ordonna aux soldats japonais de rendre visite aux prisonniers dans le dessein de les familiariser avec les uniformes, les insignes et les caractéristiques de l'adversaire. Cependant, des hommes d'une compagnie précise ne se présentèrent pas à l'inspection, pour la raison suivante : C'est une honte d'être fait prisonnier comme soldat et c'est insupportable de devoir se montrer ainsi à l'ennemi. Le samouraï comprend le sentiment d'un autre samouraï et lui épargne cette humiliation. C'est pour cette raison que les soldats ne participèrent pas à l'inspection des prisonniers russes. Les officiers ennemis qui donnèrent l'ordre de tuer tous les Japonais, même les prisonniers, ne pouvaient pas comprendre l'attitude des soldats japonais.
Sur l'une des scènes de l'actuelle guerre de la Grande Asie orientale, les Philippines, début Janvier, un certain nombre de civils japonais furent massacres par les troupes américaines ; de telles atrocités n'existent pas dans l'histoire du Japon.
Les Japonais combattent aujourd'hui pour leur patrie et pour tous les peuples de la Grande Asie orientale. Ils livrent un dur combat, rempli de sacrifices, où ils exigent le maximum d'eux-mêmes. Néanmoins, ils ont une profonde compassion pour le prochain et cette attitude lors des batailles suscitera de nombreux faits de guerre caractéristiques et frappants qui entreront dans l'histoire de la guerre, témoignant de l'esprit du Japon, du Yamato Tamashii.
Kazuichi Miura
Partout et toujours, l'exemple vivant constituera la meilleure éducation.
Adolf Hitler
mercredi 2 septembre 2020
Gunther d' Alquen (1910-198), L'Humour, une Nécessité! (D'estoc et de taille, 1937)
Malheur au peuple qui n'a pas d'humour !
Malheur à celui qui ne peut pas rire de bon coeur jusqu'à en avoir les larmes aux yeux. Malheur à celui qui craint l'humour, qui le décèle d'un air soupçonneux dans tout cerveau méfiant et ne peut avoir une attitude spontanée par manque d'assurance intérieure et de maîtrise. Malheur, trois fois malheur, car il montre qu'il est faible et pharisien.
On nous écrit beaucoup, des centaines de lettres, exprimant une grande joie et qui nous parlent de la façon dont nous traitons les différents problèmes de la vie quotidienne ou des questions qui n'en sont pas. Et la masse quotidienne toujours plus abondante de courrier nous montre que notre peuple comprend de façon enthousiaste qu'il ne faut pas observer, les sourcils froncés, les petits grains de sable occasionnels qui font légèrement grincer la machinerie géante de notre Etat.
Nous les observons de haut avec le sourire et ne les grossissons pas jusqu'à laisser croire que les petits grains de sable pourraient arrêter la machine.
Un bon ami nous donne le conseil de ne pas tirer au canon sur les moineaux. Nous ne travaillons à l'arme lourde que dans de très rares cas qui l 'exigent. Les moineaux croient que les rires menaçants sont des tirs de barrage et ils se rengorgent déjà considérablement, sauf lorsqu 'ils remarquent que nous ne les prenons pas pour des aigles royaux ! Nous ne tirerons pas sur les moineaux avec des canons mais avec des arbalètes parce que nous ne voulons pas salir les façades de nos bâtiments- donc plus pour des raisons esthétiques que par peur que ne chancellent les fondements du national-socialisme.
Personne ne pourra nous obliger à prendre les armes avec une mine grave, même pour de petites choses insignifiantes. Mais nous ne tolérons pas de voir des taches salir un beau verre en cristal. Il est vrai qu'un simple coup de chiffon suffit à le rendre étincelant !
Pour nous, l'humour est devenu l'une des armes essentielles dans le combat pour la prise du pouvoir. Il doit rester une arme. Nous nous sommes moqués de tout un système avec des rires sonores, mis sous la loupe chaque responsable de la clique de Novembre avec un humour terrible et ôté le faux nez de sa « dignité ». Le crayon acéré de Mjôlnir (caricaturiste célèbre du journal SS Das schwarze Korps) se moquait d'eux et ridiculisait un système policier mauvais et dangereux. Nous tous qui connaissons Mjôlnir, nous l'apprécions et l'honorons pour son humour, comme étant un artiste sérieux mettant cette arme au service de la lutte.
Plus notre rire était confiant, plus le combat devenait dur. Lors des pires moments, les visages rieurs de nos compagnons de combat indiquaient au Führer que sa troupe était intacte et pénétrée par une foi indomptable en la victoire. Car les sceptiques ne rient jamais.
Devrions-nous arborer des mines d'enterrement alors que nous sommes aujourd'hui au pouvoir et que le national-socialisme a conquis sa position inexpugnable parce que le peuple lui fait confiance ?
Le national-socialisme n'est pas une institution médiévale. Il a conquis le cœur de la jeunesse allemande. Cette jeunesse qui regarde 1 'avenir joyeusement avec sa force indomptable et débordante a incarné le nouveau Reich. Cette confiance consciente et fière suscite un optimisme joyeux, heureux. C'est une source inépuisable d'humour contemplatif.
Un jour, nous aimerions « faire du tapage » et provoquer le mécontentement
des uns et des autres. Mais nous ne ferons rien d'autre que d'aérer fréquemment les réduits remplis de poussière de la bourgeoisie asthmatique. Ce n'est pas notre poussière que respire l'intéressé. Car quel est celui qui se sent insulté lorsqu'on attire l'attention sur le point noir se trouvant sur son nez ? ! Seulement des petits-bourgeois et des pharisiens qui croient que l'heure de l'évolution allemande s'arrête parce qu'ils ont des œillères, qu'ils sont stupides et ne veulent rien voir.
Mais le temps avance sans cesse. On ne peut rien y changer. Un peu plus d'humour balaye les pensées graves et le rire soulage et libère.
Un peu plus d'humour tous les jours ! sinon vous deviendrez acariâtres, vieux et grisonnants et ne vous supporterez même plus vous-mêmes.
Mais nous ...
Malheur à celui qui ne peut pas rire de bon coeur jusqu'à en avoir les larmes aux yeux. Malheur à celui qui craint l'humour, qui le décèle d'un air soupçonneux dans tout cerveau méfiant et ne peut avoir une attitude spontanée par manque d'assurance intérieure et de maîtrise. Malheur, trois fois malheur, car il montre qu'il est faible et pharisien.
On nous écrit beaucoup, des centaines de lettres, exprimant une grande joie et qui nous parlent de la façon dont nous traitons les différents problèmes de la vie quotidienne ou des questions qui n'en sont pas. Et la masse quotidienne toujours plus abondante de courrier nous montre que notre peuple comprend de façon enthousiaste qu'il ne faut pas observer, les sourcils froncés, les petits grains de sable occasionnels qui font légèrement grincer la machinerie géante de notre Etat.
Nous les observons de haut avec le sourire et ne les grossissons pas jusqu'à laisser croire que les petits grains de sable pourraient arrêter la machine.
Un bon ami nous donne le conseil de ne pas tirer au canon sur les moineaux. Nous ne travaillons à l'arme lourde que dans de très rares cas qui l 'exigent. Les moineaux croient que les rires menaçants sont des tirs de barrage et ils se rengorgent déjà considérablement, sauf lorsqu 'ils remarquent que nous ne les prenons pas pour des aigles royaux ! Nous ne tirerons pas sur les moineaux avec des canons mais avec des arbalètes parce que nous ne voulons pas salir les façades de nos bâtiments- donc plus pour des raisons esthétiques que par peur que ne chancellent les fondements du national-socialisme.
Personne ne pourra nous obliger à prendre les armes avec une mine grave, même pour de petites choses insignifiantes. Mais nous ne tolérons pas de voir des taches salir un beau verre en cristal. Il est vrai qu'un simple coup de chiffon suffit à le rendre étincelant !
Pour nous, l'humour est devenu l'une des armes essentielles dans le combat pour la prise du pouvoir. Il doit rester une arme. Nous nous sommes moqués de tout un système avec des rires sonores, mis sous la loupe chaque responsable de la clique de Novembre avec un humour terrible et ôté le faux nez de sa « dignité ». Le crayon acéré de Mjôlnir (caricaturiste célèbre du journal SS Das schwarze Korps) se moquait d'eux et ridiculisait un système policier mauvais et dangereux. Nous tous qui connaissons Mjôlnir, nous l'apprécions et l'honorons pour son humour, comme étant un artiste sérieux mettant cette arme au service de la lutte.
Plus notre rire était confiant, plus le combat devenait dur. Lors des pires moments, les visages rieurs de nos compagnons de combat indiquaient au Führer que sa troupe était intacte et pénétrée par une foi indomptable en la victoire. Car les sceptiques ne rient jamais.
Devrions-nous arborer des mines d'enterrement alors que nous sommes aujourd'hui au pouvoir et que le national-socialisme a conquis sa position inexpugnable parce que le peuple lui fait confiance ?
Le national-socialisme n'est pas une institution médiévale. Il a conquis le cœur de la jeunesse allemande. Cette jeunesse qui regarde 1 'avenir joyeusement avec sa force indomptable et débordante a incarné le nouveau Reich. Cette confiance consciente et fière suscite un optimisme joyeux, heureux. C'est une source inépuisable d'humour contemplatif.
Un jour, nous aimerions « faire du tapage » et provoquer le mécontentement
des uns et des autres. Mais nous ne ferons rien d'autre que d'aérer fréquemment les réduits remplis de poussière de la bourgeoisie asthmatique. Ce n'est pas notre poussière que respire l'intéressé. Car quel est celui qui se sent insulté lorsqu'on attire l'attention sur le point noir se trouvant sur son nez ? ! Seulement des petits-bourgeois et des pharisiens qui croient que l'heure de l'évolution allemande s'arrête parce qu'ils ont des œillères, qu'ils sont stupides et ne veulent rien voir.
Mais le temps avance sans cesse. On ne peut rien y changer. Un peu plus d'humour balaye les pensées graves et le rire soulage et libère.
Un peu plus d'humour tous les jours ! sinon vous deviendrez acariâtres, vieux et grisonnants et ne vous supporterez même plus vous-mêmes.
Mais nous ...
Robert Brasillach (1909-1945), extrait de "Léon Degrelle et l'Avenir de Rex" - 1936
Comme toutes les vraies révolutions, Rex est donc, en même temps qu'une révolution politique, une révolution morale. C'est ici qu'il faut se souvenir des origines du parti. Bien que tolérant pour toutes les confessions religieuses, Rex ne s'est jamais caché d'être un mouvement catholique, et affirme même que le seul moyen de lutter contre le bolchevisme,c'est le christianisme. Dans son entreprise de protection de la famille, il accorde avec raison une place extrêmement importante à la restauration des notions morales, et les Principes rexistes nous exposent longuement un « plan de propreté de la rue », une organisation des spectacles et spécialement du cinéma. « Nous estimons, disent-ils, que le relèvement de la famille est une condition indispensable au relèvement matériel du pays. » Là dedans, qu'on le remarque bien, pas d'utopies humanitaires. Léon Degrelle et Jean Denis savent bien qu'il ne suffit pas de supprimer les maisons closes officielles pour supprimer la prostitution et que les belles affiches en couleurs n'inciteront jamais personne à faire des enfants. Ce qui importe, ce sont des réalisations positives : pour combattre la prostitution, il vaut mieux poursuivre un patron qui donne des salaires insuffisants à ses employés, examiner les conditions dans lesquelles se fait le couchage dans les taudis, que de prendre de grandes résolutions à apparence morale. Ce qu'il faut louer dans le rexisme, c'est l'aspect concret que prennent justement tous les problèmes. De ces idées si raisonnables chacun aurait à s'inspirer.
Il y a même dans les principes rexistes un projet de réforme des fonctionnaires très simple et très séduisant. Rex pense qu'il vaut beaucoup mieux qu'un homme de quarante ans gagne plus d'argent qu'un homme de soixante. Avec les variations qui s'imposent d'ailleurs, suivant les cas, les charges de famille et les enfants, c'est sur ce principe qu'il désire calculer le traitement de tous les fonctionnaires. Je ne trouve pas cela déraisonnable.
Naturellement, cette révolution morale se réduirait à de belles phrases, si elle ne s'accompagnait d'une révolution économique. Aux combattants rexistes, deux ennemis sont nommément désignés : le bolchevisme et l'hypercapitalisme. Ils sont d'ailleurs plus voisins de l'autre que chacun d'eux le pense, puisque leur développement n'aboutit qu'à concentrer en peu de mains, au pouvoir d'une oligarchie sans contrôle, toute la vie d'un pays. D'après Léon Degrelle, la Belgique est plus avancée encore que la France sur la voie des grands trusts, et il en désigne quelques-uns qui dirigent effectivement l'activité générale du territoire. C'est contre eux, et contre la puissance immodérée des banques, que le rexisme a commencé de lutter. « Qui fera les frais de la crise ? lisait-on dans Rex en septembre 1936. Seul l'hypercapitalisme doit porter le fardeau d'une crise dont il porte, à tous égards, l'accablante responsabilité. » Rex veut réorganiser les métiers, décentraliser le plus possible, combattre les grandes sociétés à succursales multiples pour protéger le petit commerce, la petite industrie, l'artisanat, toutes les formes de vie où les hommes sont près les uns des autres, et aptes à se comprendre, au lieu d'être les rouages d'une machine. Tout cela, naturellement, ne peut guère se concevoir sans une organisation corporative extrêmement précise, qui puisse éviter cette routine où s'est enlisé le petit commerce français et qui l'a condamné à mort. Là encore, nous pourrions encore chercher une parenté avec l'Essai sur le gouvernement de demain du comte de Paris. Au moins autant que le bolchevisme, que le capitalisme, que le monstrueux étatisme, Rex condamne d'ailleurs ce qu'il appelle « l'odieuse hypocrisie manchestérienne », c'est-à-dire le libéralisme économique. La doctrine du libre développement du commerce et de l'industrie a, en fait, abouti à considérer le travailleur comme une denrée, qu'on paie plus ou moins cher suivant le temps. C'est la doctrine la plus opposée à la dignité humaine qu'on puisse concevoir. Sur le mensonge de ce libéralisme, sur le chantage exercé par le capital sur l'ouvrier, c'est peut-être Charles Maurras qui a écrit d'ailleurs les pages les plus dures et les,plus pénétrantes à l'article Ouvrier de son Dictionnaire. Avec une certaine férocité, joyeuse,Léon Degrelle écrivait dans le Pays réel en août 1936 : « Le bourgeois ne comprend qu'à l'instant précis où on le raccourcit d'environ vingt centimètres. » Il ne faudrait pas croire, après cela, que le rexisme soit une doctrine de lutte de classes. Tout mouvement inspiré plus ou moins du corporatisme, tout mouvement fondé sur la dignité du travail, est bien au contraire partisan de la réconciliation des classes. La devise de Rex, elle est admirable, et je l'ai lue sur sept colonnes, en titre du Pays réel, le premier jour où j'ai rencontré Léon Degrelle : « Travailleurs de toutes les classes, unissez-vous ! » C'est la devise la plus nette qui soit à opposer à la mensongère proclamation communiste. Mais elle réclame le respect mutuel, et la justice aussi bien que l'amour. L'amour, lui, ne peut se réduire en formules. Mais la justice, on peut l'exiger, on petit l'organiser. Il ne faut pas devoir à l'initiative privée, toujours sujette à révision et à caution, ce que le droit vital réclame. C'est là une idée qui a longtemps rebuté les vieux partisans du libéralisme et de la charité : il n'en est pas qui soit sans doute plus profondément ancrée au cœur et dans l'esprit des jeunes, c'est l'idée maîtresse de Rex.
Autour du roi, clef de voûte de la nation, autour de l'idée nationale elle-même, le rexisme veut organiser la vie complexe, la vie multiple des familles, des professions, des provinces. La famille étant la première cellule sociale, il veut organiser le vote plural, supprimer les droits de succession en ligne directe, supprimer le divorce. A l'intérieur de la profession, il veut instaurer un régime de protection du travail. Dès à présent, des syndicats groupent les ouvriers pour les revendications professionnelles, et la vie, comme toujours, a devancé la théorie. A l'intérieur du cadre national, il veut faire respecter les diversités et les libertés des provinces.On se doute que cette partie du programme a une singulière importance en Belgique. Les ennemis de Léon Degrelle l'accusent d'être Wallon en Wallonie, Flamand en Flandre. Comment en serait-il autrement ? Dans ce pays divisé par la langue, où chaque partie craint de se voir dépassée par l'autre, où, aujourd'hui, si l'on en croit les Wallons, la prépondérance flamande est établie d'une manière excessive, comment le seul remède ne serait-il pas dans une liberté analogue, à celle de l'ancienne France ? Léon Degrelle déclare que le bilinguisme obligatoire a fait son temps, que jamais les Wallons n'ont voulu apprendre le flamand, et qu'il importe de laisser chacun tranquille, avec sa fierté régionale, ses coutumes, sa langue. Sinon,à force d'excès, on en arrivera à détruire la Belgique. Il réclame donc un libre fédéralisme, où Bruxelles servira de trait d'union, et il pousse même le souci de liberté jusqu'à réclamer l'égalité des droits pour les Allemands d'Eupen : Rex a une édition allemande, et un député de cette langue. Malgré les attaques dont son système est l'objet, il apparaîtra vite aux esprits non prévenus qu'il est le seul possible et logique.
lundi 31 août 2020
Cahier de la SS no 5, 1944 : "Voilà Pourquoi nos Armoires n'ont pas de Serrures" (extrait du recueil "L'Ordre SS : Ethique et Idéologie" par Edwige Thibaut).
Un jeune camarade SS, blondin joyeux, avait choisi un signet splendide et peu banal; un billet flambant neuf de deux marks. C'était certainement le fait d'un caprice. Peut-être ce petit papier brun, avec le fier « Deux », lui rappelait-il Gisèle ou bien peut-être était-ce le nombre à huit chiffres rouges qui l'avait particulièrement intéressé. Qui pourrait dire pourquoi ce jeune SS avait retiré ces deux marks de la circulation fiduciaire ? Ce billet neuf avait passé de belles heures à parcourir les feuilles de son livre ! A présent, il n'était plus là ! Un mauvais plaisantin l'avait remplacé par deux vieux billets d'un mark. Hans Jürgen donna tout d'abord quittance par quelques mots grossiers, mais, un soir, un camarade plus âgé revint sur l'affaire. « Jeune homme, dit-il, autrefois l'un de nos poètes parla d'âme fourbe. Il la rencontre chez ces jeunes filles qui se laquent les ongles en rouge, s'enduisent les lèvres d'huile, bref ressemblent à une affiche de cabaret. Mais des visages imberbes de garçons peuvent aussi recéler la même âme. » Quelques-uns, se sentant visés, sourient d'un air gêné. Un Hambourgeois pensa « Ne nous emballons pas ... » Là-dessus, l'ancien qu'on apostrophe prit la balle au bond et dit: « C'est là où je veux en venir! Dans la vie, il s'agit justement de ne pas s'emballer. Pour les grandes choses comme pour les petites. Nous considérons l'échange du signet comme une blague. Toutefois, cela révèle déjà une attitude envers l'intangibilité du bien d'autrui qui permet de conclure à une perte du sens de la justice. Dans tous les cas de ce genre, je vous le dis, nous nous comportons en pieds-plats juifs. Si nous voulons être les meilleurs, une élite à l'origine d'une vie et d'une race exemplaires, alors nous devons aussi nous conformer au comportement de nos ancêtres dans nos règles de vie. Ceux-ci considéraient le bien d'autrui comme sacré et inviolable. Rappelons-nous alors que, déjà dans le droit germanique le plus ancien, l 'atteinte illicite à la propriété privée était inconnue et, quand elle survenait, était expiée comme un forfait indigne d'un homme libre.
- Allons, allons, dit Gert, on ne va pas faire tout un plat pour une plaisanterie !
- Je ne parle plus de tout cela, répondit le vieux camarade, mais de la loi fondamentale du Reichsführer SS, sur le fait que la propriété est sacrée. Peut-être l'un ou l'autre d'entre vous n'est-il pas au courant que le Reichsführer, dans son ordonnance du 25 novembre 1937, considère que le « chapardage » est une grave atteinte à la propriété, qui touche l 'honneur. Je ne veux même pas parler des atteintes graves à la propriété
privée. Celui qui vole, détourne ou se livre à des malversations sait ce qui l'attend. Je veux seulement déclarer encore une fois que le « chapardage », donc l' accaparement illégal d'équipements ou de vêtements appartenant à la SS, qu'on appelle « grappiller », ne sera pas considéré comme un méfait anodin ou un bon coup mais que les gens coupables doivent escompter engager leur responsabilité. Le supérieur prend les mesures nécessaires en faveur des troupes combattantes, mais des agissements pour son compte personnel sont un commerce condamnable.
Vous êtes fiers que vos armoires n'aient pas de serrures, conclut le camarade, alors conservez cette attitude ».
Mais Gert ne voulut pas s'en tenir là après cet appel à un comportement raisonnable, et par une allusion à Hans Jürgen dont le signet perdu, pensait-il, lui avait valu ce sermon moralisateur, il remarqua : « Et tout ça à cause de toi, très chère Gisèle ! »
Là-dessus, Hans Jürgen se hissa sur son lit, prit les deux billets sales d'un mark et fit savoir solennellement qu'il offrait à ce mauvais plaisantin plusieurs bocks de bière blonde.
Sois juste
Et ne crains personne.
ᛟᛟᛟᛟᛟ
Un homme honnête est à mes yeux de la meilleure noblesse et de la plus grande valeur, car sa vertu brille dans tout ce qu' il fait.
Frédéric le Grand.
- Allons, allons, dit Gert, on ne va pas faire tout un plat pour une plaisanterie !
- Je ne parle plus de tout cela, répondit le vieux camarade, mais de la loi fondamentale du Reichsführer SS, sur le fait que la propriété est sacrée. Peut-être l'un ou l'autre d'entre vous n'est-il pas au courant que le Reichsführer, dans son ordonnance du 25 novembre 1937, considère que le « chapardage » est une grave atteinte à la propriété, qui touche l 'honneur. Je ne veux même pas parler des atteintes graves à la propriété
privée. Celui qui vole, détourne ou se livre à des malversations sait ce qui l'attend. Je veux seulement déclarer encore une fois que le « chapardage », donc l' accaparement illégal d'équipements ou de vêtements appartenant à la SS, qu'on appelle « grappiller », ne sera pas considéré comme un méfait anodin ou un bon coup mais que les gens coupables doivent escompter engager leur responsabilité. Le supérieur prend les mesures nécessaires en faveur des troupes combattantes, mais des agissements pour son compte personnel sont un commerce condamnable.
Vous êtes fiers que vos armoires n'aient pas de serrures, conclut le camarade, alors conservez cette attitude ».
Mais Gert ne voulut pas s'en tenir là après cet appel à un comportement raisonnable, et par une allusion à Hans Jürgen dont le signet perdu, pensait-il, lui avait valu ce sermon moralisateur, il remarqua : « Et tout ça à cause de toi, très chère Gisèle ! »
Là-dessus, Hans Jürgen se hissa sur son lit, prit les deux billets sales d'un mark et fit savoir solennellement qu'il offrait à ce mauvais plaisantin plusieurs bocks de bière blonde.
Sois juste
Et ne crains personne.
ᛟᛟᛟᛟᛟ
Un homme honnête est à mes yeux de la meilleure noblesse et de la plus grande valeur, car sa vertu brille dans tout ce qu' il fait.
Frédéric le Grand.
mardi 3 janvier 2017
Heinrich Himmler. Esquisses d’une vie - Textes de Léon Degrelle, Gebhard Himmler et Edwige Thibaut
C’est avec une immense reconnaissance que nous saluons la publication de ce magnifique opuscule consacré à Heinrich Himmler, le personnage de l’histoire de l’humanité sans doute le plus calomnié (si l’on excepte, bien sûr, le Führer Adolf Hitler). Comme nous le rappelle la présentation de la couverture, « son nom est devenu un symbole de haine, cruauté, racisme et[surtout, dirions-nous, et certes pas innocemment !] l’alibi d’une nation vaincue et lobotomisée ».
La démarche de ce « Document pour l’Histoire » est des plus originales et parfaitement cohérente, puisque trois éclairages nous sont proposés :
- Tout d’abord le témoignage d’époque (décembre 1944) du guerrier-poète Léon Degrelle : il a eu l’occasion de le rencontrer, de le fréquenter, de l’estimer. Sous le titre « Himmler, cet inconnu », c’est l’être humain dans sa touchante simplicité, au-delà du Reichsführer aux responsabilités écrasantes, qu’il nous donne à connaître. Cela vous semble surprenant ? Le jugement implacablement perspicace de Léon Degrelle prévient déjà :« C’est à propos d’Himmler qu’un jour, l’Histoire fera les plus étonnantes découvertes » ! Car il reste encore tout à dire sur son œuvre culturelle, scientifique et spirituelle…
- C’est sur les origines de la curiosité intellectuelle d’Himmler dans ces domaines que nous éclaire justement aussi Gebhard Himmler. Ce deuxième éclairage –biographique– est fourni par le meilleur témoin de première main qui se puisse trouver puisqu’il s’agit de son propre frère. Une hagiographie par essence discréditée ? Certainement pas puisque la démarche de l’aîné des Himmler, en prétendant répondre aux tombereaux de calomnies qui se déversaient déjà sur le Reichsführer moins de dix ans après sa mort (ce texte date de mars 1954 –il ne parle donc pas de l’assassinat aujourd’hui établi de Heinrich Himmler), ne pouvait qu’avoir une valeur historique puisque les détails factuels de sa vie de famille, de ses études, de sa carrière professionnelle, de sa vocation politique,… peuvent tous se vérifier. Au travers de multiples anecdotes s’élabore ainsi le stupéfiant portrait moral de celui qui vivra jusqu’au martyre la devise de sa SS : « Mon honneur s’appelle fidélité ».
- Le troisième éclairage est strictement contemporain (mai 2015) : celui d’Edwige Thibaut, spécialiste de la Weltanschauung nationale-socialiste à qui nous devons l’indispensable L’Ordre SS : éthique et idéologie (Avalon, 1991). Le recul du temps, l’accès aux documents généralement cachés et l’étude critique de l’histoire officielle permettent à Edwige Thibaut de tracer un portrait insolite mais tellement attachant de celui qu’on ne présente plus aujourd’hui que comme un repoussoir absolu mais fantasmagorique. Sans doute Heinrich Himmler se défit-il de la morale bourgeoise, mais ce fut pour s’imposer une éthique autrement exigeante, l’obligeant, ainsi que l’analyse Edwige Thibaut à s’identifier « toujours plus à sa fonction jusqu’à en devenir insupportable d’obligations pour lui-même et son entourage. Il finira même par effectuer une fusion irréversible entre sa personne et son autorité en un dialogue de devoirs, aspirations, rêveries, nécessités, passions et défauts. Il n’était plus que le chef de la SS, le Reichsführer-SS, faisant fi de toute autre considération privée à l’avantage de ce qu’il considérait comme l’intérêt supérieur. L’autorité suprême assumait la responsabilité suprême avec tous les devoirs que cela implique envers la troupe. Sa vie entière s’est résumée à un acte de dévotion permanente et paternaliste le conduisant même à influer sur la vie privée de ses hommes par un exaspérant souci de bien faire. Pour eux, il a voulu le meilleur, tant dans la culture, l’alimentation, l’ameublement, l’épargne, l’art, la religion, la santé, et d’abord l’idéal. C’en était devenu une forme de sublimation mystique comparable à une ascèse bouddhique, un Bhakti Yoga (Yoga de la dévotion) où l’ego se voit annihilé, offert en sacrifice, soumis par une âme égale, changé en force génératrice. » Heinrich Himmler, ou l’imaginaire en action…
La réussite de ce livre tient autant à la pertinence des informations qu’il contient qu’à la richesse de l’iconographie qui confirme cette pertinence. Et quand on prétend écrire sur quelqu’un qui a consacré sa vie au vrai, au bon et au beau, à l’élévation morale et spirituelle de ses contemporains, à la redécouverte de ses racines authentiques pour assurer les bases de l’ordre nouveau auquel il contribuait de toute son âme et de toutes ses forces, il était indispensable de l’éditer dans un ouvrage soigné, à la mise en pages sobrement stylée, au papier agréable au toucher et à la reliure rigide et élégante : une œuvre d’art, digne de cette époque qui eût dû perdurer et où nous eussions pu connaître la joie de vivre au sein de notre communauté populaire inviolée…
Heinrich Himmler. Esquisses d’une vie. Textes de Léon Degrelle, Gebhard Himmler et Edwige Thibaut.
Edition spéciale numérotée (300 exemplaires dédicacés) sur papier glacé et couverture cartonnée. 35€ franco de port.
À commander au Cercle des Amis de Léon Degrelle, lesamisdeleon.degrelle@gmail.com
La démarche de ce « Document pour l’Histoire » est des plus originales et parfaitement cohérente, puisque trois éclairages nous sont proposés :
- Tout d’abord le témoignage d’époque (décembre 1944) du guerrier-poète Léon Degrelle : il a eu l’occasion de le rencontrer, de le fréquenter, de l’estimer. Sous le titre « Himmler, cet inconnu », c’est l’être humain dans sa touchante simplicité, au-delà du Reichsführer aux responsabilités écrasantes, qu’il nous donne à connaître. Cela vous semble surprenant ? Le jugement implacablement perspicace de Léon Degrelle prévient déjà :« C’est à propos d’Himmler qu’un jour, l’Histoire fera les plus étonnantes découvertes » ! Car il reste encore tout à dire sur son œuvre culturelle, scientifique et spirituelle…
- C’est sur les origines de la curiosité intellectuelle d’Himmler dans ces domaines que nous éclaire justement aussi Gebhard Himmler. Ce deuxième éclairage –biographique– est fourni par le meilleur témoin de première main qui se puisse trouver puisqu’il s’agit de son propre frère. Une hagiographie par essence discréditée ? Certainement pas puisque la démarche de l’aîné des Himmler, en prétendant répondre aux tombereaux de calomnies qui se déversaient déjà sur le Reichsführer moins de dix ans après sa mort (ce texte date de mars 1954 –il ne parle donc pas de l’assassinat aujourd’hui établi de Heinrich Himmler), ne pouvait qu’avoir une valeur historique puisque les détails factuels de sa vie de famille, de ses études, de sa carrière professionnelle, de sa vocation politique,… peuvent tous se vérifier. Au travers de multiples anecdotes s’élabore ainsi le stupéfiant portrait moral de celui qui vivra jusqu’au martyre la devise de sa SS : « Mon honneur s’appelle fidélité ».
- Le troisième éclairage est strictement contemporain (mai 2015) : celui d’Edwige Thibaut, spécialiste de la Weltanschauung nationale-socialiste à qui nous devons l’indispensable L’Ordre SS : éthique et idéologie (Avalon, 1991). Le recul du temps, l’accès aux documents généralement cachés et l’étude critique de l’histoire officielle permettent à Edwige Thibaut de tracer un portrait insolite mais tellement attachant de celui qu’on ne présente plus aujourd’hui que comme un repoussoir absolu mais fantasmagorique. Sans doute Heinrich Himmler se défit-il de la morale bourgeoise, mais ce fut pour s’imposer une éthique autrement exigeante, l’obligeant, ainsi que l’analyse Edwige Thibaut à s’identifier « toujours plus à sa fonction jusqu’à en devenir insupportable d’obligations pour lui-même et son entourage. Il finira même par effectuer une fusion irréversible entre sa personne et son autorité en un dialogue de devoirs, aspirations, rêveries, nécessités, passions et défauts. Il n’était plus que le chef de la SS, le Reichsführer-SS, faisant fi de toute autre considération privée à l’avantage de ce qu’il considérait comme l’intérêt supérieur. L’autorité suprême assumait la responsabilité suprême avec tous les devoirs que cela implique envers la troupe. Sa vie entière s’est résumée à un acte de dévotion permanente et paternaliste le conduisant même à influer sur la vie privée de ses hommes par un exaspérant souci de bien faire. Pour eux, il a voulu le meilleur, tant dans la culture, l’alimentation, l’ameublement, l’épargne, l’art, la religion, la santé, et d’abord l’idéal. C’en était devenu une forme de sublimation mystique comparable à une ascèse bouddhique, un Bhakti Yoga (Yoga de la dévotion) où l’ego se voit annihilé, offert en sacrifice, soumis par une âme égale, changé en force génératrice. » Heinrich Himmler, ou l’imaginaire en action…
La réussite de ce livre tient autant à la pertinence des informations qu’il contient qu’à la richesse de l’iconographie qui confirme cette pertinence. Et quand on prétend écrire sur quelqu’un qui a consacré sa vie au vrai, au bon et au beau, à l’élévation morale et spirituelle de ses contemporains, à la redécouverte de ses racines authentiques pour assurer les bases de l’ordre nouveau auquel il contribuait de toute son âme et de toutes ses forces, il était indispensable de l’éditer dans un ouvrage soigné, à la mise en pages sobrement stylée, au papier agréable au toucher et à la reliure rigide et élégante : une œuvre d’art, digne de cette époque qui eût dû perdurer et où nous eussions pu connaître la joie de vivre au sein de notre communauté populaire inviolée…
Heinrich Himmler. Esquisses d’une vie. Textes de Léon Degrelle, Gebhard Himmler et Edwige Thibaut.
Edition spéciale numérotée (300 exemplaires dédicacés) sur papier glacé et couverture cartonnée. 35€ franco de port.
À commander au Cercle des Amis de Léon Degrelle, lesamisdeleon.degrelle@gmail.com
dimanche 10 avril 2016
Notre Boutique.
Calendriers 2001, 2002, 2011, 2012, 2014, 2015 - 20 euros.
Cotisation 2016 - 15 euros.
Mémoires des Volontaires de la Légion Wallonie:
- Delannoy Abel, SS Assassins (60 pages) - 15 euros.
- Dupont Léon, Les Wallons au Front de l'Est (38 pages) - 12 euros.
- Guyot Nicolas, Maria Magdalena (38 pages) - 12 euros.
- Lambert Lucien, Témoignages (26 pages) - 12 euros.
- Maghe L., Les Damnés (65 pages) - 15 euros.
- Poulet André, Patrouilles (21 pages) - 12 euros.
- Ferard Jean, Récit (123 pages) - 20 euros.
- Ferard Jean, La Bataille de Monte Cassino (45 pages) - 12 euros.
Tous les Mémoires - 100 euros.
Les prix s’entendent port compris.
Nous vous prions d’envoyer votre commande à notre boîte postale ou par courrier électronique et de confirmer votre commande par virement bancaire au compte du Dernier Carré.
Compte IBAN : BE 04 2100 4559 7631
Code BIC : GEBABEBB
samedi 5 mars 2016
La Politique Sociale et de Santé du Troisième Reich.
La collection « Documents pour l’Histoire » dirigée par Philippe Randa aux éditions Déterna ont réédité le livre La politique sociale du IIIe Reich d’Heinrich Schulz (23€, à commander sur www.francephi.com).
Ce livre présente les mesures prises par l’Etat national-socialiste pour développer les « forces vitales » du peuple dans le cadre de la Volksgemeinschaft, c’est-à-dire la communauté nationale où peut s’épanouir organiquement l’individu.
« Par le terme "politique sociale", le national-socialisme entend l'ensemble des mesures prises par l'Etat et par le mouvement en vue de soutenir, d’assurer et de développer la totalité des forces vitales du peuple. Pour cette raison il ne peut plus être question en Allemagne de considérer la "politique sociale" autrement que comme une mesure d'ensemble visant à la régénération du peuple entier. C'est ainsi que le point de vue de la politique sociale trouve son expression dans les mesures législatives les plus variées. Citons en exemple :"la législation fiscale" qui tient largement compte du nombre des enfants, la surveillance des devises qui assure l'approvisionnement en matières premières, l’interdiction de créer de nouvelles entreprises dans une large série de branches industrielles ou commerciales qui évite la "surcharge" malsaine de certains organismes économiques, le contrôle du prix des marchandises de première nécessité, l’utilisation des matières premières dans le cadre du "plan quadriennal". Toutes ces règlementations constituent non seulement des mesures économiques, mais aussi et surtout des mesures de "politique sociale", parce que toutes ont pour but de "rehausser" le "bien-être" de la Nation et, par conséquent, de chacun des individus qui la composent. »
A l’appui de cette « politique sociale », vient naturellement aussi la « politique de la santé ». Nous ne pourrions mieux la présenter qu’à travers ces extraits d’un article que le Prof. Jean-Luc Demeulemeester (ULB) a publié dans La Libre Belgique le 17 février 2012, concernant les dangers de l’amiante.
« La recherche sur les causes du cancer et le développement de politiques publiques de prévention se développèrent de façon étonnante sous le 3e Reich. […] Dans la perspective de maximiser la "qualité" physique du peuple allemand, le gouvernement nazi s'est senti une responsabilité particulière dans la lutte contre des habitudes nuisibles pour la santé (alcoolisme mais surtout tabagisme). La recherche scientifique allemande de cette époque a ainsi établi le caractère cancérigène du fait de fumer. Elle s'est aussi intéressée au lien entre amiante et cancer. Il faut noter que dès la fin du XIXe siècle, on a été intrigué par le lien entre présence de particules d'amiante dans l'environnement de travail et santé des travailleurs. Ce fut le cas en Angleterre (Lucy Deane, 1898, inspectrice du travail pour le gouvernement; Murray, 1899, docteur) et en France (une étude de 1906 par Denis Auribault, inspecteur départemental du travail à Caen). Dès 1931, une réglementation du travail est mise en place en Angleterre pour protéger les travailleurs. C'est en Allemagne cependant que les travaux seront les plus novateurs. Comme tout cancer, le mésothéliome (cancer de la plèvre) présente une longue période d'incubation. C'est dans les années 30 qu'on commence à voir des nombres significatifs de travailleurs atteints (par exemple, parmi les ouvriers des chantiers navals qui utilisaient la fibre). Les recherches allemandes furent selon Proctor [ndlr : Robert N. Proctor, professeur d’histoire des sciences à l’université de Stanford, Etats-Unis, auteur de "La guerre des nazis contre le cancer", Belles Lettres, 2001] "les plus complètes, les plus convaincantes et les plus précises dans leurs conclusions".Une série d'études publiées en 1938 concluent à l'idée que "l'asbestose est un facteur de prédisposition au cancer du poumon". Les autorités allemandes prirent cependant la mesure du risque plus tôt encore. Dès 1936, une "campagne anti-poussière" fut lancée, prenant l'amiante comme cible principale. Un sous-comité pour l'amiante fut créé en 1937 au ministère du Travail, et des études scientifiques furent menées en recourant à la technologie de pointe de l'époque comme le microscope électronique de Siemens.Ce comité, de plus en plus conscient du risque, renforça les normes d'exposition à la poussière dès 1940. Les recherches sur les mécanismes de la carcinogenèse furent fortement soutenues, menant en 1942 à plusieurs publications montrant notamment que ''les travailleurs de l'amiante étaient enclins à souffrir d'une forme rare de cancer connue sous le nom de mésothéliome, un cancer des tissus garnissant l'extérieur du poumon", observe Proctor. Plus fort encore: toujours selon le professeur, en 1943, ''le gouvernement nazi fut le premier à reconnaître le mésothéliome et le cancer du poumon provoqués par l'amiante comme maladies professionnelles indemnisables". […] Néanmoins il reste interpellant qu'en 2012 encore, 70 ans après ces recherches fondatrices, l'évidence du caractère cancérigène de l’usage de l’amiante fasse encore objet de débats et de procès. »
samedi 20 février 2016
Gabriele Adinolfi, ”Années de plomb et semelles de vent – 20 ans de cavale!”
Dans ce livre de souvenirs, tout empreint de l’humour qui permet de se rappeler avec une distance rassérénée les événements parfois tragiques de l’existence, mais aussi de la sagesse que donnent la culture et l’expérience, et de la puissance des convictions qui trempe le caractère et force l’adversité, Gabriele Adinolfi trace la chronique des « années de plomb » qui s’abattirent sur l’Italie des années 80 et qu’il traversa quasiment avec les « semelles de vent » que Verlaine prêta au visionnaire implacable que fut Rimbaud.
Se succèdent ainsi les anecdotes souvent drôles par le pittoresque des péripéties, mais émouvantes aussi par la tendresse et la candeur qu’elles débusquent dans les âmes des « fascistes » les plus burinés, et les portraits toujours pertinents, aux traits finement observés.
Nous ne résistons pas au plaisir de retranscrire ces quelques lignes consacrées à Léon Degrelle, le « Lion en exil » :
Octobre 1982. […] Chemisette blanche à manches courtes immaculée, cheveux impeccablement plaqués en arrière, Léon Degrelle, le chef rexiste, nous reçoit chez lui, Walter Spedicato et moi. Très aimablement, il nous demande qui nous sommes et d'où nous venons. L’homme ne mesure pas plus d’un mètre soixante-quinze et pourtant il nous paraît grand.
« L’histoire de votre mouvement est passionnante, nous dit-il, mais ce n’est rien, hélas, face à notre tragédie. Nous rêvions à quelque chose de grand et, juste au moment où nous tenions le monde dans nos mains, nous en avons été privés. Quelle déception ! Ce qu’il y a de terrible dans la défaite, c’est l’impuissance… »
Ses yeux noirs nous fixent intensément. Il serre ses deux poings, ses mains, belles et soignées, blanchissent. Tout son être est tendu, comme au temps où ce « dompteur de foule » électrisait les milliers de personnes massées au Palais des Sports de Bruxelles.
Pendant trois heures, celui qui entraîna deux mille Wallons (1) aux confins du Caucase nous rapporte la saga de Rex et de la division SS Wallonie, depuis son engagement comme simple soldat en juin 1941 jusqu’à la remise des Feuilles de Chêne par le Führer, une des plus hautes décorations allemandes. Son palmarès n’est pas mince : Médaille d’Or des corps à corps, soixante-deux combats homologués, trois fois blessé.
Puis le discours du Volksführer Degrelle se fait poignant quand, tel César dansLa Guerre des Gaules, il nous vante le courage de « ses » Belges.
« – Un Wallon vaut mille soldats » leur avait dit le général-colonel Steiner à Dorpat après leur avoir distribué deux cents Croix de fer.
Puis d’un rire éclatant qui dévoile de très belles dents blanches, Degrelle ajoute avec bonhomie :
« – C’était un peu beaucoup, mais on a tout de même fait de la fameuse besogne ! »
L’extraordinaire chez cet homme ne tient pas seulement à la légende, écrite de son sang, mais à la puissante vitalité qu’il dégage. Deux générations nous séparent de ce condottiere de la Renaissance échappé dans le XXe siècle et pourtant, d’instinct, nous nous sentons proches et fraternels. Eternelle joie et éternelle jeunesse du fascisme.
Nous en venons à aborder la situation présente. Nous sommes, je le rappelle, en 1982. Sept ans avant la chute du mur de Berlin que nul n’entrevoit. Or, voici ce que Léon Degrelle prophétise devant nous :
« – L’ennemi principal c’est celui contre qui nous n’avons pas combattu directement. Ce sont les Etats-Unis avec leur système monstrueux. Vous verrez que la chance pour l’Europe viendra de la Russie, préservée à son niveau élémentaire et barbare par le communisme qui sera, malgré lui, l’incubateur de notre revanche. »
Colleone, Léon, Lion… Dans mon bestiaire imaginaire, le bronze du Volksführer Degrelle est sculpté par Le Verrochio.
Ajoutons seulement que le buste de Léon Degrelle a bien été coulé dans le bronze, mais qu’il n’est pas l’œuvre du sculpteur de la statue équestre du condottiere Colleoni, ni du « Michel-Ange du XXe siècle » Arno Breker, un temps pressenti, mais qu’il a été sculpté par l’artiste flamande Godelieve Vanderick, dans la filiation revendiquée d’Arno Breker qui approuva personnellement son travail. Gabriele et Walter participèrent à la souscription qui le finança (la plaque des « mécènes » au dos du socle de marbre noir porte le nom du fils de Gabriele, Carlomanno Adinolfi) et assistèrent à sa remise officielle, le 20 novembre 1991, au siège du Cercle Espagnol des Amis de l’Europe (CEDADE) de Madrid.
Quelques préceptes judicieux ponctuent le récit, qui furent sans doute les balises nécessaires pour traverser ces « années de plomb » et qui peuvent toujours nous fournir de précieux garde-fous pour résister au vent du politiquement correct.
Exemples :
- « Ce qui exprime au mieux la santé de l’âme : la volonté de puissance et l’allégresse. »
- « Si tu es fasciste, tu crois à l’héroïsme et tu domines ta peur. »
- « L’action est esprit. »
- « L’absence d’allure et de fierté est sans doute le plus grand manque de la jeunesse d’aujourd’hui. »…
1. Nous ne savons d'où l'auteur tient ses chiffres fantaisistes, mais précisons quand même qu'il y eut quelque 8000 engagés volontaires dans la Légion Wallonie; environ 2500 y laissèrent la vie.
Collection « Les Bouquins de Synthèse Nationale », 29 euros (frais de port compris) à verser au compte IBAN : FR 2004 1000 0153 6380 4C02 068 deSynthèse nationale, 116 rue de Charenton, F-75012 Paris.
Se succèdent ainsi les anecdotes souvent drôles par le pittoresque des péripéties, mais émouvantes aussi par la tendresse et la candeur qu’elles débusquent dans les âmes des « fascistes » les plus burinés, et les portraits toujours pertinents, aux traits finement observés.
Nous ne résistons pas au plaisir de retranscrire ces quelques lignes consacrées à Léon Degrelle, le « Lion en exil » :
Octobre 1982. […] Chemisette blanche à manches courtes immaculée, cheveux impeccablement plaqués en arrière, Léon Degrelle, le chef rexiste, nous reçoit chez lui, Walter Spedicato et moi. Très aimablement, il nous demande qui nous sommes et d'où nous venons. L’homme ne mesure pas plus d’un mètre soixante-quinze et pourtant il nous paraît grand.
« L’histoire de votre mouvement est passionnante, nous dit-il, mais ce n’est rien, hélas, face à notre tragédie. Nous rêvions à quelque chose de grand et, juste au moment où nous tenions le monde dans nos mains, nous en avons été privés. Quelle déception ! Ce qu’il y a de terrible dans la défaite, c’est l’impuissance… »
Ses yeux noirs nous fixent intensément. Il serre ses deux poings, ses mains, belles et soignées, blanchissent. Tout son être est tendu, comme au temps où ce « dompteur de foule » électrisait les milliers de personnes massées au Palais des Sports de Bruxelles.
Pendant trois heures, celui qui entraîna deux mille Wallons (1) aux confins du Caucase nous rapporte la saga de Rex et de la division SS Wallonie, depuis son engagement comme simple soldat en juin 1941 jusqu’à la remise des Feuilles de Chêne par le Führer, une des plus hautes décorations allemandes. Son palmarès n’est pas mince : Médaille d’Or des corps à corps, soixante-deux combats homologués, trois fois blessé.
Puis le discours du Volksführer Degrelle se fait poignant quand, tel César dansLa Guerre des Gaules, il nous vante le courage de « ses » Belges.
« – Un Wallon vaut mille soldats » leur avait dit le général-colonel Steiner à Dorpat après leur avoir distribué deux cents Croix de fer.
Puis d’un rire éclatant qui dévoile de très belles dents blanches, Degrelle ajoute avec bonhomie :
« – C’était un peu beaucoup, mais on a tout de même fait de la fameuse besogne ! »
L’extraordinaire chez cet homme ne tient pas seulement à la légende, écrite de son sang, mais à la puissante vitalité qu’il dégage. Deux générations nous séparent de ce condottiere de la Renaissance échappé dans le XXe siècle et pourtant, d’instinct, nous nous sentons proches et fraternels. Eternelle joie et éternelle jeunesse du fascisme.
Nous en venons à aborder la situation présente. Nous sommes, je le rappelle, en 1982. Sept ans avant la chute du mur de Berlin que nul n’entrevoit. Or, voici ce que Léon Degrelle prophétise devant nous :
« – L’ennemi principal c’est celui contre qui nous n’avons pas combattu directement. Ce sont les Etats-Unis avec leur système monstrueux. Vous verrez que la chance pour l’Europe viendra de la Russie, préservée à son niveau élémentaire et barbare par le communisme qui sera, malgré lui, l’incubateur de notre revanche. »
Colleone, Léon, Lion… Dans mon bestiaire imaginaire, le bronze du Volksführer Degrelle est sculpté par Le Verrochio.
Ajoutons seulement que le buste de Léon Degrelle a bien été coulé dans le bronze, mais qu’il n’est pas l’œuvre du sculpteur de la statue équestre du condottiere Colleoni, ni du « Michel-Ange du XXe siècle » Arno Breker, un temps pressenti, mais qu’il a été sculpté par l’artiste flamande Godelieve Vanderick, dans la filiation revendiquée d’Arno Breker qui approuva personnellement son travail. Gabriele et Walter participèrent à la souscription qui le finança (la plaque des « mécènes » au dos du socle de marbre noir porte le nom du fils de Gabriele, Carlomanno Adinolfi) et assistèrent à sa remise officielle, le 20 novembre 1991, au siège du Cercle Espagnol des Amis de l’Europe (CEDADE) de Madrid.
Quelques préceptes judicieux ponctuent le récit, qui furent sans doute les balises nécessaires pour traverser ces « années de plomb » et qui peuvent toujours nous fournir de précieux garde-fous pour résister au vent du politiquement correct.
Exemples :
- « Ce qui exprime au mieux la santé de l’âme : la volonté de puissance et l’allégresse. »
- « Si tu es fasciste, tu crois à l’héroïsme et tu domines ta peur. »
- « L’action est esprit. »
- « L’absence d’allure et de fierté est sans doute le plus grand manque de la jeunesse d’aujourd’hui. »…
1. Nous ne savons d'où l'auteur tient ses chiffres fantaisistes, mais précisons quand même qu'il y eut quelque 8000 engagés volontaires dans la Légion Wallonie; environ 2500 y laissèrent la vie.
Collection « Les Bouquins de Synthèse Nationale », 29 euros (frais de port compris) à verser au compte IBAN : FR 2004 1000 0153 6380 4C02 068 deSynthèse nationale, 116 rue de Charenton, F-75012 Paris.
samedi 13 février 2016
A propos des tueurs fous du Brabant wallon.
On se souvient que, leur enquête pataugeant en pleine mouise, les policiers ne savaient (ne savent toujours pas) quelle orientation donner à leurs recherches sur les « tueurs du Brabant wallon ».
Tombant sur des fripouilles débiles du quart-monde à la langue bien pendue –la « filière boraine »–, on pensa même pouvoir impliquer… Léon Degrelle !
Tous ces pauvres types (Michel Cocu, Simon Gevenois, etc.) prétendaient entretenir les meilleures relations avec lui et n’hésitèrent pas à affirmer qu’il finança ces tueries crapuleuses. Contacté en Espagne par la presse, Léon Degrelle ne put que répondre qu’il connaissait de nombreux « cocus », mais que ceux-là, s’essayant à le cocufier en même temps que la police, il se réjouissait de ne pas avoir à les fréquenter !...
Aujourd’hui que les magistrats se demandent comment prolonger indéfiniment le délai de prescription alors qu’on n’éprouva aucun scrupule ni hésitation, en 1964, pour le prolonger de dix ans pour un seul homme (« Lex Degrelliana »), quelques témoignages originaux paraissent, révélateurs des compétences de nos « James Bond » !
C’est un ami de Strasbourg, professeur de langue et de littérature grecque et latine, amoureux nostalgique de la prospère « Neustadt », capitale du Reichsland d’Alsace-Lorraine qui nous les présente.
***
Gérald Damseaux, Les Années noires vous intéressent ? Témoignage.
Paris, Société des Écrivains, 2014, 629 p., EUR 26,95, ISBN 978-2-342-02249-0.
www.societedesecrivains.com
Le nom de l’auteur dans le livre, « Le Doul », inspecteur principal à la Sûreté de l’État (SE) où il est entré en 1974, est un surnom. Ses collègues sont très souvent désignés par un surnom (p. 623) et celui de l’auteur, qui a l’habitude de faire attendre le lecteur, est expliqué loin dans l’ouvrage, à un moment où il subit une nouvelle avanie de ses supérieurs: « Doul a Le Douloureux privilège... » (p. 578).
Le titre et la couverture IV annoncent le sujet principal : le WNP (Westland New Post), les tueries du Brabant et les CCC (Cellules Communistes Combattantes). Or, le récit déborde largement l’annonce et prend la forme de mémoires (depuis l’athénée, l’université [Droit] et l’armée [candidat officier de réserve]). Arrivé à la retraite et estimant sa carrière ratée, l’auteur règle des comptes.
Presque tous les membres de la SE sont tournés en dérision : inconséquences, naïveté (dans le renseignement !), ambiguïtés. La cible préférée est l’administrateur général, de 1977 à 1994, Albert Raes : un crétin (p. 81 ; cf. p. 45, 90, 141, 281, 282), mais dont il faut se méfier (p. 76 : recel d’armes). Les autre agents : « abruti complet » (p. 115), « cruche » (p. 196), conducteurs fous (alcoolémie, délits de fuite, rébellions, p. 175)...
Des journalistes sont égratignés, démolis : corrompus tels Walter De Bock, lâchant René Haquin (p. 415) et Serge Dumont du Vif, de son vrai nom Maurice Serfati, juif, informateur de la SE (p. 283-4, 288, etc.), cherchant à couler Le Doul. À la RTBF : Henri Roanne, « apatride d’origine autrichienne », en fait Hans Rosenblatt, juif arrivé en Belgique l’année 1939, dont la demande de grande naturalisation, tardive, ne fut motivée que par l’ambition ; Armand Bachelier (Nathan Seiffmann) a un profil semblable (p. 498-9).
Philippe Moureaux, tout juste ministre de la Justice, visite la SE : la hiérarchie, dans l’extrême urgence, retire toutes les fiches sous ce patronyme. Arrivé au fichier, il demande à consulter sa fiche. « Cet homme de gauche, progressiste entre tous », jubile : la SE ne fiche donc pas les gens de gauche. Visitant ensuite le service de contre-espionnage, le ministre demande ce que la SE sait de tel Soviétique en poste en Belgique ; la fiche mentionne que ce dernier est en contact régulier avec Philippe Moureaux (p. 580-1)…
Le livre suit un ordre chronologique, mais on passe de 1978 à 1986 ; retours en arrière et projections seront dès lors fréquents. Après le chapitre sur les CCC (p. 353 sq.), le récit se concentre sur différentes affaires, l’une après l’autre. La composition fait-elle défaut (je ne parle pas de l’orthographe, souvent fantaisiste) ? L’auteur ne voudrait-il être compris que de ceux qui vont jusqu’au bout d’un récit contorsionné et mettent bout à bout certaines informations ? Le chapitre « Les tueries » (p. 433-8), où l’auteur explique son attente, en grande surface, des tueurs, le vendredi [sic] soir (p. 434), est loin de contenir des révélations.
Sous le couvert de souvenirs amers et de faits rocambolesques, le lecteur découvrira des
allusions, nombreuses et précises, aux « années noires ». Je relèverai ici les plus saillantes.
L’auteur a été traité de « chef des tueurs du Brabant » (p. 244, 249 et 266, par Goffinon et la BSR [Brigade de surveillance et de recherche, Gendarmerie]), de responsable du WNP (par Raes, p. 265-6).
Conclusion provisoire : l’auteur gêne sa hiérarchie, car il sait (p. 255).
Le WNP ? Le commissaire Christian Smets (« Cricri »), protégé par Raes (p. 338, 560), a des liens étroits avec ce groupe terroriste (p. 216, 334, 338, 344, 348, 349, 553, etc.). Jean Gol, ministre de la Justice, n’a alors pas « fait le ménage » au sein d’une SE « impliquée dans les turpitudes du WNP » (p. 215)1.
D’autres personnages sont évoqués et rapprochés les uns des autres : Jean-François Buslick (p. 171-6, 229, 242, etc.) ; Buslick, Bouhouche, Beijer et compagnie (p. 307) ; Martial Lequeux du WNP (p. 259) et Bouhouche, Beijer (p. 312, 319). Le BND (Bureau national des drogues, Gendarmerie), l’affaire François et ses suites (p. 317-321).
Les attentats et tueries créaient une tension telle que les pouvoirs de l’État seraient renforcés (p. 389-390, 392). Pour l’auteur, WNP et CCC ont été manipulés et financés. Le Doul se penche sur les irrégularités dans la comptabilité ; exemple avec le Parti Communiste Belge (c’était son domaine à la SE), qui montre la subordination de ce parti à Moscou (p. 616-8) ; application à la SE (p. 611 sq., 621, 627 ; cf. p. 389) : le lien SE, tueries et CCC est plus que suggéré (p. 619-627) par les irrégularités de la trésorerie de la SE 2. Mais s’en prendre au Doul, au baron de Bonvoisin (p. 289, 309, 330) et à d’autres encore pouvait enfumer enquêteurs et opinion publique.
***
Lars BOVÉ, Les secrets de la Sûreté de l’État. Enquête sur une administration de l’ombre.
Tielt, Lannoo, 2015, 351p., EUR 22,50, EAN 9789401425902.
« Je déteste plus que tout les gens qui font la leçon […] ou plus grave encore, ceux qui ne savent pas de quoi ils parlent 3. »
Lars Bové est journaliste, reconnu pour ses investigations. Le titre de son livre, Les secrets de la Sûreté de l’État, annonce clairement son objet, qui ne peut être compris (et justifié) que dans le cadre de la loi sur la transparence et des difficultés de son application.
Que dit la loi ?
La liberté d’accès aux documents administratifs vient des États-Unis (Freedom of Information Act, 1966) et s’est répandue en Europe. La Constitution belge (art. 32) garantit le droit de consultation des documents administratifs, avec des restrictions. Le 11 avril 1994 fut votée la loi fédérale relative à la publicité de l’administration. L’article 6 du chapitre iii précise : « L’autorité administrative fédérale […] rejette la demande de consultation […] si elle a constaté que l’intérêt de la publicité ne l’emporte pas sur la protection de l’un des intérêts suivants […] 4° : l’ordre public, la sûreté ou la défense nationale. » Avec sagesse, le législateur a donc prévu les difficultés, pour les administrations, à communiquer des documents sensibles. Toutefois, après un refus de communication, un recours est possible auprès de la Commission d’accès aux documents administratifs ; cette Commission n’a cependant pas été reconduite en janvier 2013. Le Comité R, quant à lui, créé en 1993 et dépendant du Parlement, est un organe permanent de contrôle des services de renseignement, SE (Sûreté de l’État) et SGRS, son homologue militaire (Service général du renseignement et de la sécurité).
Comment savoir ?
On voit la quadrature du cercle : à partir du moment où, même à huis clos, des informations sensibles sont divulguées, le renseignement est mort. Au contraire, pour L. Bové, « la culture du secret ne doit plus être une culture du mystère » (p. 328). Il faut reconnaître à l’auteur de la ténacité et une certaine habileté pour avancer dans son enquête. Comment s’y prend-il pour percer les secrets de la SE ?
Il donne très vite l’impression de contacts plus ou moins aisés et réguliers avec des membres, en exercice ou retraités, de la SE (p. 20, etc.), au point de commencer un chapitre (p. 162) sans préciser qui parle ; le lecteur y verra la suite du chapitre précédent : « Un membre de la SE se rappelle les faits » (p. 150). On trouve mieux : « Nous croisons dans le hall d’entrée [Boulevard du Roi Albert II, 6] Jaak Raes, le grand patron de la SE en personne. Je lui adresse quelques mots. Il me tend chaleureusement la main et commence directement à me parler des innombrables e-mails que j’ai adressés à son service pour travailler ensemble » (p. 102). Un chapitre entier (p. 292-318) relate la conversation du journaliste avec le grand patron. D’emblée, l’auteur avoue : « Il ne m’a pas fait de grandes révélations » (p. 294). En effet, J. Raes le dit nettement : « Comment un service qui recueille des renseignements doit-il rester discret tout en étant absolument transparent ? » (p. 295). Plus loin : « Je suis un légaliste dans ce domaine. Certaines informations sont tout simplement classifiées et, à côté de cela, la loi prévoit que nous pouvons les partager avec [les personnes qui ont reçu une habilitation de sécurité] » (p. 297).
L’auteur rapporte en détail (p. 113-118) ses contacts avec Stefaan De Clerck, ancien ministre de la Justice (1995-1998 et 2008-2011). « [Les membres de la SE] communiquent trop peu. Ils aiment se cacher derrière toutes sortes de lois [!] liées à la confidentialité » (p. 114). Communication : le grand mot est lâché. Très critique, l’ancien ministre est lucide : « Ils ne sont jamais vraiment transparents, même pas avec le ministre » (ibid.) ! La SE dépend de la Justice. Naïf ? « De Clerck rit [qui a] également demandé : ‘Allez, où se trouve mon dossier ?’ […] À chaque rencontre avec Albert Raes, à l’époque [1995] patron de la SE, il m’a fait sentir que la SE détenait un dossier sur moi […] ce jour-là, j’ai ressenti une immense douleur dans le dos » (p. 115).
Plus sérieusement, il y a la base de données de la SE, à laquelle l’auteur a eu un « accès indirect », par l’intermédiaire de la Commission de protection de la vie privée (p. 119-123 et 217-221), non sans s’interroger sur l’existence de « dossiers réservés » (p. 124).
Que sait-on ?
L. Bové cite de larges extraits d’un rapport du Comité R sur des politiciens « impliqués » (p. 103-110). Un scoop ? Il s’agit de contacts que des ministres ont pu avoir ou de menaces dont ils firent l’objet, mais l’auteur a-t-il raison d’évoquer au préalable « un intérêt mal placé [de la SE] à contrôler les faits et gestes des politiciens élus par la population » (p. 104) ? Le contenu de ces rapports ne peut, à nos yeux, être significatif que croisé avec d’autres informations. Aucun nom propre n’est évidemment retranscrit. L’auteur s’étend sur le Comité R (p. 147-148, 222 sq., etc.), mais le lecteur en retire l’impression que, contre vents et marées du contrôle démocratique, la SE reste égale à elle-même.
L. Bové a l’air d’instruire un dossier à charge, car les critiques négatives de la SE et les doutes sur la légalité de son fonctionnement sont récurrents, certains diront : osés. Quelques exemples. « Un service secret peut sortir un peu des sentiers battus, mais il reste un service public qui doit rendre des comptes » (p. 169). « Les services extérieurs [sur le terrain, par rapport aux analystes des services internes étudiant les données brutes recueillies sur le terrain, p. 333] ne peuvent jamais parler aux journalistes. J’ai dû les rencontrer dans le plus grand secret » (p. 278). « C’est avec l’idée que la culture du secret ne doit plus être une culture du mystère que j’ai commencé cette enquête en 2014 » (p. 328). L’opposition entre secret et mystère est un effet de style (dans un ouvrage qui souffre de quelques négligences de forme : « il ou elle », p. 147, copié de l’anglais ; « … ne sont, bien sûr, pas des agents », p. 165, etc.).
La persévérance de l’auteur lui a fait récolter nombre d’informations. Le lecteur lira sans doute avec profit ce que sont les relations de la SE avec la NSA (National Security Agency, États-Unis) et les services de renseignement de l’Union européenne, comment la SE suit les sectes et encore : le contre-espionnage scientifique et industriel, les menaces nucléaires et bactériologiques, le transfert des technologies, le terrorisme, les rapports avec les magistrats et la police… Le souci louable d’informer est à relever.
L. Bové évoque surtout les vingt dernières années. Il y a des allusions aux années 1980. « Sous la direction d’Albert Raes [1977-1990], la SE a connu ses heures les plus sombres […] Ajoutons toutefois qu’en réunissant des informations cruciales sur les attentats perpétrés par les Cellules Communistes Combattantes (CCC), le service a également enregistré d’importants succès pendant cette période » (p. 53 ; même remarque p. 331). « Dans les années 1980, l’affaire concernant l’implication d’un commissaire de la SE dans le groupe paramilitaire d’extrême-droite Westland New Post a provoqué d’importants ravages au sein du service » (p. 54) 4. Un livre récent, non cité par L. Bové, désigne Christian Smets, commissaire à la SE depuis 1979 5. Simple hypothèse : croiser ce livre récent avec d’autres faits que rapporte L. Bové donnerait plus de précisions. Exemples. « Il subsiste toujours des insinuations selon lesquelles la SE aurait été impliquée […] dans les tueries sanglantes de la Bande de Nivelles, qui ont coûté la vie à 28 personnes dans les années 1980 » (p. 52) 6. Les ennuis du baron de Bonvoisin, mis dans cette perspective, seraient sans doute éclairés 7.
L’enquête montre ses limites. Un lecteur non averti y puisera certes de nombreuses informations ; le contre-exemple vient d’en haut, puisque la plupart des politiques eux-mêmes ne savent pas ce qu’est la SE (p. 23) et telle ministre « a redemandé un rapport secret à la SE, car elle ne le retrouvait plus. Ça les a rendus fous de rage dans le service. La méfiance envers la ministre s’est encore aggravée lorsqu’elle a divulgué un rapport secret de la SE à la presse en 2013 » (p. 116).
L’auteur voulait que la SE ne cultive plus le mystère (p. 328, citée plus haut), il voulait sortir de la quadrature du cercle (respecter la loi de la transparence – ne pas anéantir le renseignement en divulguant une information sensible). Il s’interroge : « Ai-je été capable de percer les secrets du deuxième service de enseignement le plus vieux du monde [après celui du Vatican] ? » Il poursuit : « Je pense que oui. » Le point d’interrogation, cependant, nous semble toujours de mise. Le tableau du fonctionnement de la SE apparaît sombre, le ton est parfois incisif. L’auteur pouvait-il tout dire ? Le dernier chapitre rapporte l’efficacité de la SE lors de la neutralisation et de l’élimination des terroristes à Verviers, le 15 janvier 2015. Ce chapitre est intitulé épilogue : le mot est bien choisi, tourné vers l’avenir.
Picrate.
1 Rappel. Le Soir 23-24.V.1990 : Jean Gol à la Chambre : « Ni la Sûreté ni ses fonctionnaires n’apparaissent comme impliqués dans les tueries du Brabant ».
2 Cette fois, les responsabilités des tueries et attentats remontent à un ministre, Jean Gol, et au patron de la SE, Albert Raes, ce qui n’était pas le cas dans G. Bouten, Tueries du Brabant. Le dossier. Le complot. Les noms, Bruxelles et Paris, Éditions de l’Arbre, 2009.
3 Jaak Raes, administrateur de la Sûreté de l’État depuis le 28 mars 2014 ; propos recueilli par Lars Bové, Les secrets de la Sûreté de l’État. Enquête sur une administration de l’ombre, Tielt, Lannoo, 2015, 351 p. (p. 317).
4 Cf. p. 81 : « Personne à la SE ne peut infiltrer un milieu undercover, surtout après le cauchemar que la SE a vécu avec l’affaire précédemment citée du Westland New Post. »
5 Gérald Damseaux (ancien inspecteur à la SE), Les années noires vous intéressent ? Témoinage, Paris, Société des Écrivains, 2014, 629 p. (spéc. p. 216, 334, 338, 344, 348, 349, 553). Voir notre recension ci-avant, p. 16-17.
6 Voir Damseaux [n. 3], p. 619-627.
7 Ibid., p. 289, 309, 330.
lundi 1 février 2016
Fernand Kaisergruber, "We will not go to Tuapse."
Le passionnant récit de Fernand Kaisergruber – Nous n’irons pas à Touapse, édité à compte d’auteur – sur son engagement sans réserve, car nourri de l’expérience des succès fabuleux du national-socialisme, au Front de l’Est et l’enfer qu’y vécurent héroïquement tous les Volontaires de laWallonie était depuis longtemps indisponible, faute d’éditeur.
Nul n’étant prophète en son pays (malheureux adage maintes fois vérifié !), c’est un éditeur anglais qui a été fasciné par cette chronique de l’horreur et du sacrifice racontée avec l’évidence du jeune Croisé dont l’idéal sort renforcé par l’épreuve, aussi cruelle soit-elle.
Le traducteur de cet important ouvrage (quelque 400 pages) ne nous a pas caché son enthousiasme : « Je sors exalté de la lecture de ce livre et plus encore par la personne, un tout jeune homme, que j’ai pu rencontrer à travers elle. Je le respecte et je l’admire énormément. Je respecte profondément sa fidélité à ses convictions et à ses idéaux. Je sens que si j’avais été où il était à cette époque, j’aurais voulu agir comme lui. Je ne peux qu’espérer que j’aurais eu aussi sa force de caractère. »
Au moment de la réédition de ces mémoires qui témoigneront pour la postérité du sacrifice ultime d’une génération qui, hélas, constitua le dernier rempart contre la barbarie menaçant la civilisation et la culture européennes, il n’est pas inutile de citer l’épilogue du récit de Fernand (écrit il y a plus de vingt-cinq ans !) : tout ce que nous connaissons aujourd’hui d’abjection terroriste, de métissage imposé, de ruine politique, économique et sociale (dissolution des mœurs, perversion des intelligences, inversion de toutes les valeurs) se trouve en germe et est l’inéluctable conséquence de l’anéantissement de la Weltanschauung nationale-socialiste et de l’imposture juridique et historique du Tribunal de Nuremberg érigé en Inquisition qui protège la prétendue « démocratie » du futur gouvernement mondial étatsunien…
"Il est évidemment présomptueux d’affirmer que tout aurait été parfait si le sort des armes nous avait été favorable, si nous avions gagné la guerre.
Si nul ne peut dire aujourd’hui que c’eût été « l’Eden », personne non plus ne peut prétendre que c’eût été l’enfer ou pire que ce n’est aujourd’hui, si nous avions eu la victoire. Je dénie le droit à quiconque d’affirmer que notre bonne foi ne fut pas totale pour la majorité d’entre nous et personne ne devrait nier nos bonnes intentions et prétendre, comme certains l’ont fait, rares il est vrai, que des Légionnaires soient partis au Front de l’Est par esprit de lucre et tellement stupide, témoigne de tant de mauvaise foi qu’il n’y a même pas lieu d’y revenir. Qui pourrait le croire ? Comme si à 16, 18 ou 20 ans ou même plus âgé, il se trouverait quelqu’un d’assez sot pour aller se faire tuer au Front de l’Est pour 1 RM par jour (à l’époque 12 francs 50) s’il n’était motivé par des sentiments plus élevés ? Faut-il que ceux qui l’affirmaient fussent eux-mêmes animés de sentiments d’une telle bassesse, fussent habités d’une conscience aussi vile !
Nous n’avions pas non plus « rêvé » d’instaurer aussi vite que possible un ordre nouveau, un ordre meilleur, plus social. Nous avons tout mis en œuvre et payé très cher de notre sueur, de notre sang et beaucoup de leur vie pour y parvenir. Alors, je conteste absolument le droit à tous ceux qui n’ont rien fait, à ceux qui n’étaient pas nés ou ne l’ont pas vécu et veulent aujourd’hui pérorer, je leur conteste le droit de nous juger. En tout cas, ceux-là, je les compte pour rien. Car ils ont à suffisance, et souvent avec une grande suffisance, montré leur parti pris et leur mauvaise foi en cherchant ou en ne publiant que des documents susceptibles d’étayer leurs thèses d’a priori et en taisant soigneusement et systématiquement tout ce qui pouvait largement rétablir la vérité mais nuire à leurs affirmations mensongères ! La désinformation, on connaît !
Mais je puis aussi affirmer autre chose et, pour les gens d'action que nous étions, ce ne sont pas de vaines paroles. Si l’ordre, établi après la victoire de nos armes, n’eût pas été conforme à ce que nous avions voulu, qu’il ne fût pas à la mesure des sacrifices consentis, nous étions assez résolus pour le faire savoir et à réagir avec autant de détermination que nous avions mis à combattre ! Et, dans cette éventualité, la lutte continuait tout simplement ! Peut-être même, ce n’était pas à exclure dans cette éventualité, aurions-nous aussi bien fini en prison, cette fois pour refus de collaborer à ce nouveau régime qui ne nous aurait pas mieux convenu que celui que nous avions voulu changer. Et alors, c’est certain, nous aurions été conspués parla même populace qu’en 1944 et 1945.
Accablés par les mêmes « historiens » peut-être et les mêmes politiciens qui nous firent juger et condamner après la « Libération ». Et peut-être aussi auraient-ce été les mêmes juges qui auraient prononcé les mêmes condamnations, pourquoi pas ? Sur base des mêmes lois, tout aussi rétroactives, trafiquées pour les besoins de la cause, comme avaient été « modifiées » (ah ! la pudeur des mots) les lois, à Londres, en 1943. Nous aurions eu aussi, peut-être, les mêmes gardiens pour nous maltraiter.
Tant il est vrai que la multitude court toujours après la victoire ! Et ce ne sont pas les vrais résistants qui me contrediront à ce sujet, ayant été eux-mêmes, en 1944 et 1945, submergés par cette engeance d’attentistes de métier, prompts à profiter de n’importe quelle victoire ! Nous-mêmes, en cas de victoire, il ne faut pas en douter, nous aurions eu fort à faire à ne pas nous laisser dépasser par le zèle de cette même foule, avide cette fois de « collaborer » et de prouver sa ferveur au nouveau régime que nous aurions instauré !
Voyez donc les masses qui se sont déchaînées dès que les régimes des pays d’Europe centrale – et non de l’Est comme disaient abusivement des journalistes ignares) se sont liquéfiés et que ces peuples se sont libérés du joug communiste ! A lire la presse, à regarder la télévision, on aurait pu croire, si on n’était averti, que l’Occident, que nos « médias » en étaient les artisans, que c’était leur victoire ! Alors que ce sont ces populations elles-mêmes qui l’ont conquise à mains nues. Car l’Occident les avait ignorés jusque-là ! Que nous nous réjouissions était normal, nous n’avions jamais rien voulu d’autre. Nous avions voulu préserver l’Europe du communisme. Mais que nos démocraties de l’Ouest s’en réjouissent aussi peut laisser pantois ! Car nous n’avons pas la mémoire courte et nous n’avons pas oublié que, même si tous les pays de l’Ouest n’ont pas été consultés, ni invités par leur grand « frère, l’URSS, ni d’ailleurs par leurs autres « fidèles alliés » à donner leur avis, à signer les accords de Yalta en 1945, et de Potsdam ensuite, tous, à cette époque, se sont réjouis du partage de l’Allemagne ; en tout cas, ont applaudi ces accords, comme ils applaudirent ensuite l’effondrement de ces mêmes accords et de leur ancien allié ! Leur a-t-il donc fallu 45 ans, 50 même, pour voir clair ? Voilà bien la preuve flagrante de leur inconséquence.
La logique eût voulu qu’ils réagissent au contraire avec la plus grande fermeté pour maintenir ces accords et exiger leur application. Ou alors, ils auraient dû aussi, pour le moins, réhabiliter nos thèses !
Il me faut dire deux mots aussi sur la guerre du Golfe, pour épingler que personne, si ce ne sont les naïfs, n’est dupe des raisons invoquées et que l’on ne peut sans peine imaginer que les problèmes au Moyen-Orient ne feront que croître et prendre leur réelle dimension, dans les temps à venir. Et ce n’est pas la situation laissée par les anciens « protecteurs » lorsqu’il ont « rendu » la liberté à ces régions ou territoires pétroliers en les morcelant pour mieux les dresser les uns contre les autres selon les nécessités politiques ou économiques des anciens « protecteurs » qui améliorera le climat politique dans les Etats concernés.
Et en Somalie ? Qui nous fera croire que l’intervention a tout arrangé ? Et l’ex-Yougoslavie donc ? L’une des plus énormes absurdités du Traité de Versailles ? Mais c’est nous qu’on accuse de nous être trompés !
A propos, avez-vous remarqué comme moi et n’est-il pas curieux de constater que plus les événements nous donnent raison, plus nos détracteurs se donnent du mal pour tenter de prouver que nous avions tort ? Moi, en tout cas, je me sens très bien dans ma peau, mais je comprends que d’autres éprouvent un besoin impérieux de se gratter !..."
Fernand Kaisergruber, We will not go to Tuapse. From the Donets to the Oder with the Legion Wallonie and 5th SS Volunteer Assault Brigade Wallonien 1942-1945.
Ouvrage relié (enrichi de quelques 70 photos et cartes) disponible dès le 15 février 2016 aux éditions Helion & Company (34,85 €) à commander sur www.amazon.fr (un ex-libris dédicacé par l’auteur sera envoyé aux acquéreurs qui en feront la demande au Dernier Carré).
Nul n’étant prophète en son pays (malheureux adage maintes fois vérifié !), c’est un éditeur anglais qui a été fasciné par cette chronique de l’horreur et du sacrifice racontée avec l’évidence du jeune Croisé dont l’idéal sort renforcé par l’épreuve, aussi cruelle soit-elle.
Le traducteur de cet important ouvrage (quelque 400 pages) ne nous a pas caché son enthousiasme : « Je sors exalté de la lecture de ce livre et plus encore par la personne, un tout jeune homme, que j’ai pu rencontrer à travers elle. Je le respecte et je l’admire énormément. Je respecte profondément sa fidélité à ses convictions et à ses idéaux. Je sens que si j’avais été où il était à cette époque, j’aurais voulu agir comme lui. Je ne peux qu’espérer que j’aurais eu aussi sa force de caractère. »
Au moment de la réédition de ces mémoires qui témoigneront pour la postérité du sacrifice ultime d’une génération qui, hélas, constitua le dernier rempart contre la barbarie menaçant la civilisation et la culture européennes, il n’est pas inutile de citer l’épilogue du récit de Fernand (écrit il y a plus de vingt-cinq ans !) : tout ce que nous connaissons aujourd’hui d’abjection terroriste, de métissage imposé, de ruine politique, économique et sociale (dissolution des mœurs, perversion des intelligences, inversion de toutes les valeurs) se trouve en germe et est l’inéluctable conséquence de l’anéantissement de la Weltanschauung nationale-socialiste et de l’imposture juridique et historique du Tribunal de Nuremberg érigé en Inquisition qui protège la prétendue « démocratie » du futur gouvernement mondial étatsunien…
*****
"Il est évidemment présomptueux d’affirmer que tout aurait été parfait si le sort des armes nous avait été favorable, si nous avions gagné la guerre.
Si nul ne peut dire aujourd’hui que c’eût été « l’Eden », personne non plus ne peut prétendre que c’eût été l’enfer ou pire que ce n’est aujourd’hui, si nous avions eu la victoire. Je dénie le droit à quiconque d’affirmer que notre bonne foi ne fut pas totale pour la majorité d’entre nous et personne ne devrait nier nos bonnes intentions et prétendre, comme certains l’ont fait, rares il est vrai, que des Légionnaires soient partis au Front de l’Est par esprit de lucre et tellement stupide, témoigne de tant de mauvaise foi qu’il n’y a même pas lieu d’y revenir. Qui pourrait le croire ? Comme si à 16, 18 ou 20 ans ou même plus âgé, il se trouverait quelqu’un d’assez sot pour aller se faire tuer au Front de l’Est pour 1 RM par jour (à l’époque 12 francs 50) s’il n’était motivé par des sentiments plus élevés ? Faut-il que ceux qui l’affirmaient fussent eux-mêmes animés de sentiments d’une telle bassesse, fussent habités d’une conscience aussi vile !
Nous n’avions pas non plus « rêvé » d’instaurer aussi vite que possible un ordre nouveau, un ordre meilleur, plus social. Nous avons tout mis en œuvre et payé très cher de notre sueur, de notre sang et beaucoup de leur vie pour y parvenir. Alors, je conteste absolument le droit à tous ceux qui n’ont rien fait, à ceux qui n’étaient pas nés ou ne l’ont pas vécu et veulent aujourd’hui pérorer, je leur conteste le droit de nous juger. En tout cas, ceux-là, je les compte pour rien. Car ils ont à suffisance, et souvent avec une grande suffisance, montré leur parti pris et leur mauvaise foi en cherchant ou en ne publiant que des documents susceptibles d’étayer leurs thèses d’a priori et en taisant soigneusement et systématiquement tout ce qui pouvait largement rétablir la vérité mais nuire à leurs affirmations mensongères ! La désinformation, on connaît !
Mais je puis aussi affirmer autre chose et, pour les gens d'action que nous étions, ce ne sont pas de vaines paroles. Si l’ordre, établi après la victoire de nos armes, n’eût pas été conforme à ce que nous avions voulu, qu’il ne fût pas à la mesure des sacrifices consentis, nous étions assez résolus pour le faire savoir et à réagir avec autant de détermination que nous avions mis à combattre ! Et, dans cette éventualité, la lutte continuait tout simplement ! Peut-être même, ce n’était pas à exclure dans cette éventualité, aurions-nous aussi bien fini en prison, cette fois pour refus de collaborer à ce nouveau régime qui ne nous aurait pas mieux convenu que celui que nous avions voulu changer. Et alors, c’est certain, nous aurions été conspués parla même populace qu’en 1944 et 1945.
Accablés par les mêmes « historiens » peut-être et les mêmes politiciens qui nous firent juger et condamner après la « Libération ». Et peut-être aussi auraient-ce été les mêmes juges qui auraient prononcé les mêmes condamnations, pourquoi pas ? Sur base des mêmes lois, tout aussi rétroactives, trafiquées pour les besoins de la cause, comme avaient été « modifiées » (ah ! la pudeur des mots) les lois, à Londres, en 1943. Nous aurions eu aussi, peut-être, les mêmes gardiens pour nous maltraiter.
Tant il est vrai que la multitude court toujours après la victoire ! Et ce ne sont pas les vrais résistants qui me contrediront à ce sujet, ayant été eux-mêmes, en 1944 et 1945, submergés par cette engeance d’attentistes de métier, prompts à profiter de n’importe quelle victoire ! Nous-mêmes, en cas de victoire, il ne faut pas en douter, nous aurions eu fort à faire à ne pas nous laisser dépasser par le zèle de cette même foule, avide cette fois de « collaborer » et de prouver sa ferveur au nouveau régime que nous aurions instauré !
Voyez donc les masses qui se sont déchaînées dès que les régimes des pays d’Europe centrale – et non de l’Est comme disaient abusivement des journalistes ignares) se sont liquéfiés et que ces peuples se sont libérés du joug communiste ! A lire la presse, à regarder la télévision, on aurait pu croire, si on n’était averti, que l’Occident, que nos « médias » en étaient les artisans, que c’était leur victoire ! Alors que ce sont ces populations elles-mêmes qui l’ont conquise à mains nues. Car l’Occident les avait ignorés jusque-là ! Que nous nous réjouissions était normal, nous n’avions jamais rien voulu d’autre. Nous avions voulu préserver l’Europe du communisme. Mais que nos démocraties de l’Ouest s’en réjouissent aussi peut laisser pantois ! Car nous n’avons pas la mémoire courte et nous n’avons pas oublié que, même si tous les pays de l’Ouest n’ont pas été consultés, ni invités par leur grand « frère, l’URSS, ni d’ailleurs par leurs autres « fidèles alliés » à donner leur avis, à signer les accords de Yalta en 1945, et de Potsdam ensuite, tous, à cette époque, se sont réjouis du partage de l’Allemagne ; en tout cas, ont applaudi ces accords, comme ils applaudirent ensuite l’effondrement de ces mêmes accords et de leur ancien allié ! Leur a-t-il donc fallu 45 ans, 50 même, pour voir clair ? Voilà bien la preuve flagrante de leur inconséquence.
La logique eût voulu qu’ils réagissent au contraire avec la plus grande fermeté pour maintenir ces accords et exiger leur application. Ou alors, ils auraient dû aussi, pour le moins, réhabiliter nos thèses !
Il me faut dire deux mots aussi sur la guerre du Golfe, pour épingler que personne, si ce ne sont les naïfs, n’est dupe des raisons invoquées et que l’on ne peut sans peine imaginer que les problèmes au Moyen-Orient ne feront que croître et prendre leur réelle dimension, dans les temps à venir. Et ce n’est pas la situation laissée par les anciens « protecteurs » lorsqu’il ont « rendu » la liberté à ces régions ou territoires pétroliers en les morcelant pour mieux les dresser les uns contre les autres selon les nécessités politiques ou économiques des anciens « protecteurs » qui améliorera le climat politique dans les Etats concernés.
Et en Somalie ? Qui nous fera croire que l’intervention a tout arrangé ? Et l’ex-Yougoslavie donc ? L’une des plus énormes absurdités du Traité de Versailles ? Mais c’est nous qu’on accuse de nous être trompés !
A propos, avez-vous remarqué comme moi et n’est-il pas curieux de constater que plus les événements nous donnent raison, plus nos détracteurs se donnent du mal pour tenter de prouver que nous avions tort ? Moi, en tout cas, je me sens très bien dans ma peau, mais je comprends que d’autres éprouvent un besoin impérieux de se gratter !..."
***
Fernand Kaisergruber, We will not go to Tuapse. From the Donets to the Oder with the Legion Wallonie and 5th SS Volunteer Assault Brigade Wallonien 1942-1945.
Ouvrage relié (enrichi de quelques 70 photos et cartes) disponible dès le 15 février 2016 aux éditions Helion & Company (34,85 €) à commander sur www.amazon.fr (un ex-libris dédicacé par l’auteur sera envoyé aux acquéreurs qui en feront la demande au Dernier Carré).
Inscription à :
Articles (Atom)
















