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dimanche 19 mars 2017

Léon Degrelle et le nationalisme flamand Les accords Rex-VNV de 1941


V. Le point de vue de Jean Denis
De l’accord Rex-VNV de 1936 au Parti Unique de 1941




Les signatures au bas de l'accord entre le VNV, le
Verdinaso et Rex.
La résolution, d’importance historique, qui s’accomplit aujourd’hui est la phase finale d’un mouvement d’intégration dont le fameux accord « Rex-VNV » de 1936 fut une des étapes les plus glorieuses. J’ai eu l’honneur d’être un des artisans de ce premier accord et je crois l’heure venue d’en dire aujourd’hui des choses que l’époque passée ne méritait pas qu’on dise.

Cet accord « Rex-VNV » avait plusieurs aspects. Par certains côtés, il constituait une manœuvre politique se développant sur le terrain démocratique et parlementaire, et ayant pour but de constituer un premier noyau de concentration prérévolutionnaire. Ce premier noyau parlementaire dont les éléments équilibraient leurs forces déjà respectables sur les deux parties du pays pouvait normalement prétendre à catalyser d’autres forces éparses d’opposition et arriver peut-être à donner, par la voie légale et parlementaire, une solution révolutionnaire à la crise profonde où s’enfonçait, alors déjà, le régime. Cette tentative échoua. Après coup, l’on pouvait faire à ce sujet toutes sortes de réflexions, parler d’erreurs commises, d’inhabiletés, d’imprudences, de fautes même. Après coup, c’est facile…

Mais ce qui reste, et c’est l’essentiel, c’est que cet accord « Rex-V.N.V. » fut une tentative opportune, généreuse et procédant d’une vision très lointaine et très réaliste de l’avenir.

Historiquement, l’on en peut, en effet, envisager cet accord sous son seul aspect de manœuvre politique à portée immédiate. Quand nous nous trouvions réunis dans cette maison charmante qu’occupait Gérard Romsée, à la rue des Palais, il régnait parmi nous une atmosphère bien plus noble et plus élevée que celle des compromis parlementaires et démocratiques. Déjà nous parlions de tout autre chose que du contrat que nous venions de signer. Ce contrat tirait plus de valeur à nos yeux de son existence que des termes dans lesquels il était rédigé. Ses termes, c’était du provisoire, de l’immédiat, l’union qu’il symbolisait, c’était déjà du définitif, c’était une voie d’âme tracée, une fois pour toutes, à travers tout ce qu’il y avait encore autour de nous et devant nous, de mystérieux et d’indéterminé. Nous savions bien que nous n’étions pas au bout de notre route, au bout de nos épreuves ; plusieurs parmi nous n’étaient pas sans deviner que les vicissitudes quotidiennes et les embarras d’une lutte désespérée, nous éloigneraient encore les uns des autres. Mais ceux-là qui pressentaient alors les difficultés à venir avaient précisément la plus ferme conviction qu’un jour viendrait, Dieu seul savait quand, où nous nous retrouverions au seuil immédiat d’un avenir dont nous serions les maîtres.

A cette réunion de la rue des Palais étaient présents : Léon Degrelle, Staf Declercq, Gérard Romsée, Vandenbergh, Tollenaere, Paul de Mont et moi-même.

Dans la suite, toujours après coup, Paul de Mont fut l’objet de vives critiques de la part de certains milieux, même rexistes. On lui reprocha surtout d’avoir imposé au rexisme wallon une épreuve trop lourde quand, à la suite de cet accord, nous dûmes subir les assauts dévergondés d’un patriotardisme à la mode de 1830. Nous, Wallons, savions d’avance quels assauts nous devrions subir, quels sacrifices nous devrions consentir en nous liant au V.N.V. et les dirigeants de celui-ci eurent la délicatesse de nous faire entendre qu’ils s’enrendaient eux-mêmes parfaitement compte.

A vrai dire, Paul de Mont, qui n’était pas dénué de flair politique et qui avait le sens parlementaire, fut l’initiateur et le grand artisan de cet accord. De méchants esprits ont prétendu qu’il n’avait eu pour mobile que de se rendre personnellement ministrable en se réservant une position parlementaire de premier choix ; d’autres, au contraire, ont affirmé passionnément que seul l’animait le fervent désir de servir son peuple. Pour ma part, je me refuse à rechercher les intentions secrètes auxquelles obéissent les hommes, surtout quand il s’agit d’un Paul de Mont qui sut disparaître de la scène politique avec tant d’élégance.

Mais ce que je puis dire parce que j’en eus les preuves, c’est que Paul de Mont fut un homme loyal et que si le caractère « manœuvrier », l’esprit tactique de l’accord souriait davantage à son esprit de madré parlementaire, jamais il ne ramena cette affaire au simple degré d’une machination.

En fait, en préparant cette rencontre, en articulant cette première liaison des deux grandes forces révolutionnaires qui se manifestaient dans le pays, Paul de Mont ne faisait qu’aller plus avant dans une direction que Léon Degrelle avait tracée dès avant la fondation du mouvement rexiste.

Wallon, venu du fin fond de la Wallonie, Léon Degrelle sut comprendre et éprouver lui-même, dès son entrée à l’Université, l’inquiétude flamande. Dans un temps où il y avait quelque audace à le faire, Léon Degrelle fut le premier de tous à rompre avec fracas les murs de préjugés et d’incompréhensions qui séparaient encore les jeunes Wallons des jeunes Flamands. Il fut le premier Wallon à aimer la Flandre, passionnément, comme on aime une femme. L’action que, dès ses premières activités de journaliste, il développa pour faire comprendre la Flandre, son existence, ses drames, sa personnalité ethnique fut vraiment incalculable.

Et dans l’heure présente qui a quelque chose de vraiment solennel, nous, Rexistes wallons, nous pouvons regarder la Flandre avec fierté, car nous savons que dans toute notre conduite envers elle, rien ne peut nous être reproché de disgracieux.

Nous avons servi la Flandre et, maintes fois, nous nous sommes sacrifiés pour elle.

Parce qu’elle en avait besoin.

Et ceci nous amène à montrer la vraie substance, le moelle inaltérés du premier accord Rex-V.N.V.

Quel était le but suprême à atteindre ? Quel est-il toujours ? Réaliser l’unité du peuple, hausser jusqu’à l’unité la conscience populaire.

Surgeon vivace de l’ancien extrémisme frontiste, le V.N.V., surtout à cause de cette origine, voyait son action ralentie et même combattue par certaines couchesn, par ailleurs fort intéressantes, du peuple flamand.

Or c’est précisément parmi ces couches ethniques des régions flamandes que, sans l’avoir cherché, Rex recueillit, dès le début de son action de très ferventes sympathies. C’est que par ses origines mêmes, Rex tenait encore apparemment aux vieilles idées belgicistes et mettait son point de lutte sur quelques idées révolutionnaires à caractère universel.

On pourrait dire schématiquement que le V.N.V. voulait acheminer le peuple flamand vers les concepts révolutionnaires en cherchant d’abord à créer une conscience unitaire flamande, tandis que Rex s’attachait d’emblée à répandre les concepts révolutionnaires, ceux-ci devant entraîner nécessairement la naissance d’une conscience populaire intégraliste.

Il serait vain de prétendre que tout cela fut calculé, prémédité.

L’important, c’est qu’il en fut ainsi. Et le certain, c’est que les dirigeants rexistes, et Léon Degrelle, en tout premier lieu, eurent immédiatement conscience de tous les devoirs qu’imposait à l’égard de la communauté populaire flamande le phénomène par lequel certaines couches non négligeables de la population flamande se rattachaient à Rex.

Jamais, à aucun moment, l’idée ne vint aux dirigeants rexistes de se servir des effectifs dont ils disposaient en Flandre comme d’un levier pour rétablir un certain impérialisme belgiciste en Flandre.

Au contraire, Rex commença immédiatement à mettre en œuvre un plan méthodique de réintégration à la communauté flamande de tous les éléments plus ou moins dénationalisés sur lesquels il pouvait exercer son influence.

Ce fut une œuvre ingrate et lente qui imposait une grande prudence de langage et une grande discrétion d’attitude à l’égard de tous les problèmes politiques autour desquels se maintenait encore quelque irritation.

Cependant jamais Rex n’usa de procédés retors à l’égard de ceux qu’il voulait convertir à l’idée unitaire flamande et, dès le début, l’accord Rex-V.N.V. en fut la preuve péremptoire, l’attitude rexiste fut nette, dépourvue d’ambiguïté et absolument catégorique dans ses principes.

Le long maintien de nos unités rexistes en Flandre n’avait donc pas pour but, ni pour résultat, de maintenir une pluralité parmi les organisations nationales flamandes mais au contraire d’aider la Flandre à s’acheminer vers son unité populaire et révolutionnaire.

Nous avons accompli envers le peuple flamand un devoir inéluctable, qu’aucun autre parti, qu’aucun homme politique autre que Léon Degrelle n’avait la possibilité d’accomplir.

Dans cette heure historique où notre tâche est terminée par la réussite complète du but que nous voulions atteindre, à savoir l’unité populaire flamande, nous sommes fiers que le Destin nous ait marqués pour cette tâche.

À cette tâche, nous avons mis toute notre âme et je suis persuadé que nous l’avons accomplie avec honneur et que nous laissons en Flandre des affections qui ne périront jamais.

Et voici que jaillit déjà sous nos yeux la récompense d’un tel effort pour lequel tous les rexistes wallons nous ont toujours appuyés de toute leur âme, même quand ils ne comprenaient pas très bien pourquoi nous agissions ainsi.

Voici que la Flandre, forte et puissante, rayonnante de tout son orgueil retrouvé, triomphale en son unité définitivement reconquise, se tourne vers le peuple wallon qui a su se faire aimer d’elle dans ses fils les plus authentiquement révolutionnaires.

Par-delà des frontières ethniques désormais marquées avec sagesse et clarté, Wallonie et Flandre trouvent une fraternité souriante et digne.

Elles retrouvent une unité d’âme qui n’a plus rien de commun avec l’unitarisme froid et artificiel de l’ancien Etat belgiciste confectionné en 1830, mais qui ranime à la chaleur d’un souffle révolutionnaire les traditions les plus authentiques et les plus profondes fixées par les époques glorieuses de nos Provinces-Unies.

Désormais, la porte de l’avenir est largement ouverte…


Jean DENIS, président de l’Institut Culturel de Rex
(Pays réel, 11 mai 1941)

mardi 13 décembre 2016

Calendrier 2017 : « Nous voulons un peuple fort. Pas de santé morale sans la robustesse et le plein équilibre des corps. » Léon Degrelle, 23-VII-1937

Cette citation de Léon Degrelle, au mois de juin du calendrier de 1939 qui nous servira de guide en 2017, est tirée de l’éditorial du Pays réel du 23 juillet 1937.

Cet éditorial a été écrit à l’occasion du scandale inouï entachant le tour de France de 1937 qui vit l’abandon du maillot jaune Sylvère Maes et de tous les coureurs belges face aux attaques physiques du public français, encouragé par une certaine presse sportive au chauvinisme exacerbé. On peut ainsi lire dans les pages sportives du même journal : « Les informations les plus ahurissantes nous sont parvenues très tard dans la nuit de mercredi à jeudi : “Sylvère Maes aurait été lapidé” ; - “On aurait semé des clous sur la route, au passage des coureurs belges” ; - “des fanions belges auraient été arrachés de certaines voitures suiveuses”, etc. etc. Nous n’avons pas voulu ajouter foi à ces informations, avant d’en obtenir la confirmation. Hélas, jeudi matin, télégrammes et coups de téléphone nous enlevaient nos illusions : l’équipe belge, au complet, ne s’était pas présentée au départ. […] Tout au long des routes, ce ne furent que grappes d’exaltés qui hurlaient leur haine, insultaient Sylvère Maes, voulaient lui arracher son maillot jaune. Le commissaire belge, M. Fernand Adam, fut contraint de quitter la caravane et de prendre le train pour rallier Bordeaux, ville étape. […] Le leader du tour de France cycliste, le Belge S. Maes a déclaré notamment : “Je ne repartirai pas de Bordeaux demain matin avec le maillot jaune. Je n’ai nullement l’intention de me faire écharper sur la route, ni même de risquer le moindre accident. Ma résolution est bien prise. […] Je sens trop d’hostilité autour de moi.” »

Voici le texte intégral de cet éditorial exaltant la finalité épanouissante du sport au service du corps et de l’esprit.


Les sports et le peuple
ou la morale du Tour de France


Faillite du faux
Voilà tout le pays en ébullition, à cause de cet abandon des coureurs belges à Bordeaux. Si on buvait du vin rouge dans nos cafés, nous y aurions la grève générale depuis hier soir.

Il faut dire que les chers « petits Belges » n’ont pas été traités avec une exquise correction. En fait de vin d’honneur au pays des vignobles girondins, on leur a servi des cailloux, des clous, des paquets de suie et des bâtons dans les roues.
L
es acclamations à l’arrivée avaient subi une dévaluation plus dure encore que celle du franc français : habitués à la gloire, au micro et aux autographes, nos défenseurs n’ont reçu que des huées, des horions et des quolibets.
I
l faudra beaucoup de discours de M. Lebrun [Albert Lebrun, président de la République française], la main sur le sein gauche, pour raccommoder cette vaisselle-là. D’autant plus que nos chers amis pyrénéens et bordelais ont eu la délicate attention de siffler le drapeau belge que hissaient pour leur fête nationale, les autos de nos officiels…

Nous ne pensons pas, toutefois, qu’une guerre doive s’en suivre et que notre flotte ira, par représailles, bombarder Calais ou Dunkerque, demain matin.
M
ais ces incidents sont révélateurs, non seulement de l’agressivité que prennent les nationalisme – même sous le poing fermé du Front Populaire – mais surtout de la faillite des sports populaires aujourd’hui.
C
omme il y va de la santé physique du pays, et plus spécialement de la classe ouvrière, l’occasion vaut qu’on examine le problème.

Système à l’envers

L
e sport est devenu – c’est le nœud de la question – pour l’immense majorité des citoyens un spectacle au lieu d’une action.
O
n voit des centaines de milliers de personnes se passionner pour les championnats de football, traverser la Belgique d’un bout à l’autre, marcher –eux qui sont si peu militaristes !– par rang de quatre derrière des fanfares, les femmes se tordant les pieds et s’écorchant les cors.
T
out ce monde crie, s’indigne, exulte, se fâche, est prêt à jouer au football avec la tête de l’arbitre, s’il donne un coup de sifflet de trop. On quitte enfin les gradins, morts de froid ou trempés comme des canards pour s’écraser dans les estaminets, s’enfiler des demis en cascades et rentrer au bout du soir, le sang à la tête, rauque, les enfants assommés de sommeil sur les bras.
Vingt-deux hommes ont vraiment fait de l’exercice, dix mille se sont abrutis à hurler pendant le match, puis à fêter ou noyer le résultat : c’est ça le sport ?
S
i on mettait les 22 joueurs sur les gradins et les dix mille spectateurs sur la piste, peut-être alors le sport commencerait-il…

En attendant, le sport populaire est un formidable zéro.

L
e Tour de France vient de le montrer à son tour.


Folie du Tour

Q
u’y a-t-il bien de sportif dans cette course publicitaire de quatre-vingt-dix forçats courant derrière une formidable caravane qui, une heure avant eux, porte aux nues la Vache qui rit et les autres animaux du commerce contemporain.
U
n million de braves types se passionnent pour cette galopade, ne ratent pas une émission de T.S.F., achètent cinq journaux et accourent, par milliers, s’ils sont Français, le long du parcours, au sommet du Ballon d’Alsace ou du Tourmalet !
P
ersonne n’échappe à l’épidémie : le brave curé fuit son confessionnal, la religieuse accourt avec ses écolières, le Régiment s’installe avec sa clique et les vaches des Pyrénées ou des Alpes se font houspiller quand elles ne mugissent pas au passage de Lapébie [Roger Lapébie, rival français du maillot jaune belge Sylvère Maes, emportera ce Tour 1937 rocambolesque par ses multiples rebondissements, après l’abandon général de l’équipe belge] !
A
u bout de trois semaines de ce bourrage de crâne, le public est fin-fou et se met à canarder avec du poivre ou du gazon les malheureux pédaleurs dont la gazette –toujours soucieuse du rendement– a dit pis que pendre.
E
t un beau soir, c’est à peine si les coureurs n’arrivent pas à leur hôtel avec un œil au beurre noir et tout nus d’avoir eu leurs maillots enlevés par la « furia » bordelaise !
C’est cela, le sport ?
De la lutte à main plate ? Bon !
D
u lancement du javelot ? Bon !
M
ais le cyclisme : jamais de la vie !
L
e tour de France est une gigantesque farce sportive qui tue le sport au lieu de le servir.

I
l faut tout créer.
I
l faudra bien qu’on finisse par comprendre que le sport populaire est indispensable mais qu’il doit être tout autre chose qu’un spectacle transposé du cinéma.
L
e sport, pour le peuple, n’existe pas encore.
T
rouvez-vous, en Belgique, dix bassins de natation convenables ?
S
e baigner à Bruxelles est une opération plus compliquée qu’un partage de traitement à la Banque Nationale !
Vous trouverez –après bien des recherches– une piscine grande comme une carte de visite avec dix demi-mondaines qui montrent tout ce qu’elles devraient cacher pour qu’on se fasse encore sur elles des illusions. C’est tout ou à peu près.
E
t pourtant, le Brabant est rempli d’étangs adorables !
E
t à quelques kilomètres de Bruxelles, nous avons, à Hofstade, une véritable petite mer intérieure !
P
arlons-en ! Ce n’est pas un lac, c’est un bourbier, dont personne ne s’occupe, sans communications rapides avec Bruxelles, alors qu’il pourrait être le lac magnifique où une foule énorme se rend tous les jours, comme à midi le peuple romain gagne les bains d’Ostie, en jouissant de la gratuité sur les autobus et les trams !
Prenez le bassin ouvrier de Liège, de Verviers, de Mons, de Charleroi : ce sont les mêmes eaux boueuses.
L
e bain est, en Belgique, un sport de luxe, alors qu’il devrait être un sport élémentaire dans le pays de fleuves, de rivières, de canaux et d’étangs comme la Belgique.
L
e cyclisme est presque aussi mal traité.
I
l y a chez nous des centaines de milliers de bicyclettes, instruments de locomotion.
O
n ne fait pas assez pour qu’elles deviennent, aux heures des loisirs, des instruments de sport et de tourisme.
Parcourez les alentours de Bruxelles, ces forêts merveilleuses, ces chemins délicieux dans des vallons pleins d’eau et dites-nous si l’on trouve partout des pistes praticables ?
Trop souvent, ce sont encore de gros pavés ou des ruissellements de poussières, dès qu’on s’éloigne de quelques kilomètres.
Et voilà un sport magnifique, tout à fait familial !
Il est gâché partout à Bruxelles comme tout autour des grands centres industriels ou commerciaux du pays.

Incurie complète
I
l en est de même pour les autres sports : l’athlétisme, l’aviron, la lutte, etc.
O
n peut courir avant de trouver des Parcs de sports.
O
n en découvre de misérables, ou montés vaille que vaille, avec une touchant bonne volonté, mais on voit qu’il n’y a pas chez nous une politique du sport, du sport multiple surtout, qui permette l’épanouissement complet du corps.
N
i effort de l’Etat.
N
i effort suffisant des villes.
N
i effort suffisant des chefs d’industrie.
Ni propagande efficace pour mettre à l’honneur le souci du corps, de sa force et de sa beauté.

Les conséquences

N
ous sommes bien avancés !
N
ous avons, à cause de cette incurie, une classe ouvrière où la proportion de rachitiques est effrayante à cause des logis malsains, à cause des conditions de travail insalubres, à cause surtout du manque quasi absolu de formation sportive, dès la jeunesse.
O
n ne peut même pas parler en Belgique d’un Ministère des Sports ! Une folie, s’écriera-t-on !
A
lors qu’il est maintenant aussi essentiel au pays – disons-le nettement – que le Ministère de l’Instruction publique.
À
quoi nous serti-il de sortir des milliers de diplômés si le peuple qu’ils devront guider est malingre, mal fichu ou tuberculeux ?...


Une politique des Sports
Nous voulons un peuple fort. Pas de santé morale sans la robustesse, le plein équilibre des corps.
Le sport n’est pas plus une aberration que le manger ou le travail de l’esprit. Il faut le discipliner et l’organiser comme eux : même périls, mêmes bienfaits.
Une Politique des Sports est nécessaire, qui nous donnera la race solide, capable alors du grand effort moral et spirituel que le salut du pays réclame.


Léon Degrelle.
Le Pays réel, vendredi 23 juillet 1937




Calendrier 2017

Le calendrier 2017 du « Dernier Carré » reproduit le calendrier historique restauré de REX de 1939.

Nous vous le proposons au prix de 21 euros (franco de port), à verser au compte IBAN: BE 04 2100 4559 7631 (BIC : GEBABEBB), en spécifiant en communication «Calendrier 2017» et le nombre d’exemplaires souhaités.

jeudi 18 août 2016

Léon Degrelle et le nationalisme flamand : les accords Rex-VNV de 1941


II. Léon Degrelle expose aux militants flamands la portée de la décision

Après avoir annoncé à la Presse la conclusion de l’accord qui va imprimer un nouvel et puissant essor à notre vie politique nationale, le Chef de Rex, au début de l’après-midi, avait tenu à réunir au centre de la rue Mercelis de nombreux représentants des dirigeants et militants de Rex-Flandre, pour leur exposer la portée des décisions qui viennent d’être prises.
La vaste salle est comble quand le Chef de Rex y fait son entrée : d’interminables acclamations l’accueillent. Mais l’atmosphère n’est pas l’atmosphère devenue traditionnelle des meetings ordinaires : il plane sur l’auditoire on ne sait quelle gravité née de l’importance de cette heure où des hommes qui, durant des années, ont lutté contre vents et marées, se confrontent avec un passé dont ils prennent congé pour se tourner tout entiers vers un avenir dont ils ne peuvent encore discerner que les grandes lignes – les grandes lignes exaltantes.
D’emblée, le Chef de Rex donne connaissance de la convention signée entre Rex, le V.N.V. et les Dinasos. Le public, immédiatement, réagit avec enthousiasme.
Léon Degrelle montre d’abord comment l’acte posé aujourd’hui est une consécration pour les longues et âpres luttes menées inébranlablement par nos camarades flamands.
Il rappelle comment Rex n’avait pas hésité à braver l’impopularité et à s’exposer aux attaques des cliques politiciennes et fransquillonnes :

« Rex a rendu au peuple flamand le sens et l’amour de la Flandre éternelle, l’esprit de la communauté populaire. Rex a rendu à la mère Flandre des milliers de fils conscients de leur dignité et de leurs responsabilités. Rex a pu former des élites qui peut-être manquaient : il les verse à présent au sein d’une Flandre revivifiée. »

Le Chef insiste ensuite :

« Dans le nouveau parti unique, les hommes venus de chez nous garderont intact l’idéal grand et noble que nous leur avons donné et qui embrasera toute la Flandre !
En pays flamand, il n’y aura plus désormais de concurrents, mais une seule gerbe de forces occupant tout le terrain national…
Quant à la solidarité des Flamands et des Wallons, notre espoir est qu’elle sera maintenue vivace et que, au-dessus de nos deux peuples, il y aura le fédérateur de notre sensibilité : le Roi !
»

Puis, le Chef montre combien cette unité d’action était logique et inéluctable : n’était-il pas profondément décevant de voir les fils d’un même peuple témoigner l’un pour l’autre et sur leur propre sol d’une mutuelle défiance, alors qu’ils étaient les uns et les autres attachés par d’étroits liens aux grands lutteurs étrangers forgeant l’Europe nouvelle ?
Et, pour terminer, Léon Degrelle évoque toutes les attaches qu’il avait et gardera avec les camarades de Flandre : tant de luttes communes, tant de meetings où son âme vibrait à l’unisson de l’âme de la Flandre.
Puis, Odiel Daem, en flamand, adressa quelques mots à l’auditoire.
Il rappela combien il avait été peiné de retrouver sa Flandre divisée, lorsqu’il était rentré de captivité en Allemagne.
Il dit sa fierté et son bonheur d’avoir pu travailler aux côtés de Léon Degrelle à la grande œuvre de ce jour.
Il insista beaucoup sur un point : à savoir que le nouveau parti unique est un organisme d’union. Rex ne s’inféode pas plus au V.N.V. que le V.N.V. ne rallie Rex. Rex et le V.N.V. vont vers une fusion totale au sein d’un nouveau mouvement national-socialiste flamand, régénérateur et tout-puissant.
Ce mouvement sera profondément social, profondément national, et intégralement occidental.

La décision que Rex a prise, il l’a prise en pleine liberté, en pleine conscience, assumant toutes ses responsabilités : le symbole de cette réalisation est ce glorieux insigne que nos militants pourront garder dans la nouvelle organisation.

Follement acclamé, le leader flamand répète son attachement inébranlable au Chef de Rex :
« Le plus beau jour de ma vie, dit-il, sera celui où je pourrai recevoir Léon Degrelle pour lui remettre le diplôme d’honneur de bourgeois de Flandre ! »

Avant de se séparer d’eux, le Chef remit à tous ceux de ses fidèles militants qui étaient présents l’insigne des vétérans du Mouvement.
Et nous renonçons à décrire l’enthousiasme qui salua le départ de celui qui, avec un sens politique toujours aussi aigu, a voulu et pu poser un acte historique dont l’avenir confirmera toute l’importance…

Le Pays réel, 11 mai 1941.



samedi 13 août 2016

Léon Degrelle et le nationalisme flamand : les accords Rex-VNV de 1941

I. Le sens et le but de l’accord


Ce fut la première vraie journée de printemps que celle où le Chef de Rex avait convoqué, à la Drève de Lorraine, les chefs du V.N.V., du Verdinaso et de notre mouvement, ainsi que les représentants de la presse et de la Radio, pour leur donner lecture d’une déclaration dont chacun saisira toute la portée. 
Ce n’est sans doute pas sans arrière-pensée que la date choisie pour cette déclaration fut précisément celle du 10 mai 1941. 
Voici un an, par une semblable matinée pleine de soleil et de fraîcheur, notre pays entrait dans une des tragédies les plus terribles, mais heureusement la plus brève, de son histoire. Ce jour-là, tout un monde politique s’écroulait dans la douleur : celle des autres, bien entendu. 
Un mois plus tard, le cadavre de l’ancien régime allait pourrir en pays étranger, dans la plus abominable des ignominies.
Nos pensées ne pouvaient pas échapper à ce souvenir, tandis que parmi les fleurs nouvelles, d’un rouge sang, nous assistions à l’arrivée des nombreuses personnalités accourues au rendez-vous.
Aujourd’hui, comme tout est paisible… comme tout nous parle de paix et de sérénité… Comme tout nous appelle au travail constructif, à la reprise du labeur séculaire de notre peuple… Des miliciens des formations de Combat forment une garde d’honneur. Figés au garde à vous, dans leur uniforme noir, orné de la croix de Bourgogne, ils nous invitent, par leur présence, à ne pas nous laisser aller à l’envoûtement de la nature et à tendre nos esprits vers les tâches nouvelles qui nous attendent.
Un an : c’est plus qu’assez pour permettre à chacun de méditer, de considérer, de soupeser, d’attendre et de choisir. Cette fois, l’heure des décisions à sonné. Et c’est une importante décision qui va nous être donnée à connaître.

Victor Matthys, chef fédéral de la Propagande du Mouvement Rexiste, fait la communication suivante :


« Conscient de la nécessité d’unir les forces luttant pour l’établissement de l’ordre national-socialiste en Occident, Rex vient de contresigner un accord entre les mouvements nationalistes flamands qui unifiera désormais leur action.
Aux termes de cet accord, le Vlaamsch Nationaal Verbond, Rex Vlaanderen et le Verdinaso fusionnent en une organisation nouvelle placée sous la conduite du Leider Staf Declercq.
Rex reconnaît cette organisation comme le parti unique pour le peuple flamand.
Réciproquement, la nouvelle organisation flamande considère Rex, sous la conduite de son Chef Léon Degrelle, comme le parti unique pour le peuple wallon.
Les deux mouvements se prêteront mutuellement assistance et collaboreront dans toutes les questions d’intérêt commun.
»


Aussitôt après, le Chef de Rex a fait la déclaration dont on lira le texte intégral en rubrique spéciale.

Le Chef de Rex a parlé d’une voix calme et posée et la nombreuse assistance (*) a suivi son exposé avec une attention considérable.

Par les larges baies, un soleil radieux pénétrait dans la salle. Aux mus, à peine décorés, entourant cette assemblée où il n’y avait pour ainsi dire que des hommes d’une même génération, une véritable galerie de « gloires nationales » semblait donner à cet instant toute sa portée historique : gravures anciennes, de toute beauté, représentant les figures orgueilleuses de nos anciens ducs de Bourgogne, cartes vétustes et pourtant demeurées d’une fraîcheur extraordinaire, montrant nos anciennes provinces, la Lotharingie, la « Germania Inferior », le « Leo Belgicus », etc.

Derrière le Chef de Rex, se détachant sur une grande surface de mur nu, une vieille épée de Tolède, une épée de combat, immense, droite, d’acier noir sans un grain de rouille, achevait de donner à l’atmosphère de la réunion un caractère de sobriété épique.

Et tandis que Léo Degrelle parle, c’est tout un panorama d’avenir grandiose qui s’ouvre devant les yeux. L’instant est émouvant, d’une émotion sévère et sereine. Chacun sent en effet que des certitudes précises commencent à naître devant nous.

Le Pays réel, 11 mai 1941.



***

De son important discours, nous extrayons ce passage essentiel où il définit la position du mouvement rexiste à l’égard de l’Etat belge.

« Rex croit à la nécessité d’un Etat occidental où Wallons et Flamands cohabiterot en paix, chacun des deux peuples s’épanouissant pleinement selon sa personnalité et s’étant assuré, à cette fin, toutes les garanties qui s’imposent.

Isolée, la Wallonie aurait une vie médiocre, coupée qu’elle serait de la mer.

La Flandre, appelée à subir le flux de courants culturels étrangers dont l’ampleur est facilement prévisible, risque elle aussi, si elle s’isole dangereusement, d’être submergée au bout de quelques dizaines d’années.

Wallons et Flamands forment la même race, ont le même fond originaire, ont reçu les mêmes apports germaniques au Ve siècle. Unis par les mêmes fleuves, ils ont vite formé un complexe économique, qui n’a fait que se développer à travers les siècles. Ils ont eu la même formation juridique, les mêmes élans religieux. Ils ont subi et refoulé, avec plus ou moins de bonheur, les mêmes envahisseurs. Ils ont été ensemble une incomparable plaque tournante de l’Europe du moyen âge et de la renaissance. Leur collaboration fut une réalité indéniable.

Il en est résulté une civilisation et des mœurs qui dépassent la région et font de nos provinces un des foyers les plus originaux de la culture européenne.

Nous tenons, nous Rexistes, à sauver ce patrimoine commun.

Nous croyons à l’utilité, à tous les points de vue, d’un Etat où Flamands et Wallons travailleront en paix.

Et nous sommes convaincus qu’un Roi, aimé de tous, serait le trait d’union par excellence des Flamands et Wallons au sein d’un Etat fédéral.

Cela est le point de vue de Rex. Rex le défendra de toutes ses forces près des populations romanes. Mais Rex ne cherchera pas à l’imposer aux Flamands. Ce sera à eux à se souvenir du passé glorieux des XVII provinces, à étudier les données du présent et à faire, éventuellement, un choix parallèle au nôtre. »

Ensuite, M. Degrelle définit dans ces termes les objectifs du jour :

« De toute manière, la tâche essentielle sera, pendant les mois qui viennent, pour le parti unique flamand comme pour le parti unique roman, de préparer, chacun dans sa zone d’influence, la transformation des esprits dans le sens national et socialiste.

Nous subissons encore, en Wallonie comme en Flandre, les influences néfastes de l’ancien régime politicien.

Nous aurons, en Wallonie comme en Flandre, à débarrasser l’Etat des nombreux saboteurs qu’y avaient introduits les vieux partis.

Nous aurons, en Wallonie comme en Flandre, à mener une lutte incessante et acharnée contre les puissances d’argent qui empoisonnèrent le pays par leurs scandales politico-financiers et qui, aujourd’hui encore, prétendent imposer à des millions d’hommes la monstrueuse dictature qu’ils exercèrent trop longtemps sur toutes les activités politiques et économiques.

Nous aurons, en Wallonie comme en Flandre, à rétablir la communauté populaire et à jeter les bases de la grande révolution socialiste qui rendra aux travailleurs la joie de vivre, qui leur assurera des salaires sains, des logis sains, des loisirs sains, qui rétablira la dignité et le respect du travail, qui permettra à la famille ouvrière de s’épanouir, qui superposera à l’anarchie du libéralisme économique, l’Ordre, la Solidarité et la Justice.

Nationalistes wallons comme nationalistes flamands, nous sommes exactement animés par la même foi révolutionnaire.

C’est cette communauté idéologique qui fait que l’accord de ce jour a pu être bâti dans un esprit parfait de camaraderie.

Si, sur des points bien précis, chacun se réserve une liberté d’action complète, si chacun a sa sphère d’influence nettement délimitée, la même mystique nationale-socialiste anime nos âmes à tous. Nationalistes wallons comme nationalistes flamands sommes chacun dans notre secteur propre les soldats de la même révolution européenne. »

Le Soir, 12 mai 1941.




(*) La presse était représentée par : MM. Koerber, directeur du D.N.B. [Deutsches Nachrichten-Büro, agence de presse officielle allemande] ; Marcel Sieren, directeur de Belgapresse ; Gabriel Figeys, directeur des émissions parlées à Radio-Bruxelles ; Louis Carette [futur Félicien Marceau, de l’Académie française], directeur du service d’information à Radio-Bruxelles ; Paul Colin, directeur du Nouveau Journal ; Alfons Martens, rédacteur en chef de Het Algemeen Nieuws ; Capelle, rédacteur en chef du Dag ; Léopold Jaumonet, du Soir ; Joseph Spilette, directeur du Journal de Charleroi ; Franz Steurs, rédacteur en chef de la Gazette de Charleroi ; Cromhaire, rédacteur à la Légia ; Geleyn, de Volk en Staat ; De Ceuleneer, de Het Laatste Nieuws ; Robert Leurkin, correspondant de l’Asahi-Shimbum, et par nos camarades Victor Meulenijzer, directeur à la Presse de Rex ; José Streel, rédacteur en chef du Pays Réel ; Serge Doring, chef de nos services extérieurs ; De Jonghe et Jean Polinet [futur Jean d’Arièges, critique musical].