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lundi 23 novembre 2020

Cahier de la SS n° 3 - 1942 (Yamato par Kazuichi Miura, extrait du recueil "L'Ordre SS : Ethique et Idéologie" par Edwige Thibaut).

Y
amato est le nom d'une région japonaise ayant donné naissance a de grands soldats japonais. Le nom de Yamato est devenu le symbole de la bravoure et de l'accomplissement du devoir. On n'y trouve aucune trace de l'esprit d' un peuple étranger. Un exemple japonais nous apprend que la bravoure et le courage ont comme fondement l' esprit religieux.


En l'an 1932 de la chronologie occidentale, un commandant en chef gravement blessé lors des combats pour Shanghai perdit connaissance et eut le malheur de tomber entre les mains de l'ennemi. II fut ensuite de nouveau libéré et ramené par les troupes japonaises qui avançaient. Un jour, on put lire dans la presse que ce commandant s'était donné la mort précisément à l 'endroit des combats durant lesquels il avait été fait prisonnier.

Que nous enseigne cet évènement ? L'officier avait été fait prisonnier uniquement parce qu'il gisait blessé et inconscient ; était-ce une honte pour un guerrier ? Pourquoi mit-il fin à sa vie au lieu de servir sa patrie grâce à ses connaissances, son expérience, son courage et son intelligence ? On ne peut expliquer son attitude que par l'esprit Yamato, l'esprit des hommes japonais.

La tradition du vaillant esprit chevaleresque est restée particulièrement vivace dans les légendes du Japon occidental ; les principes de l' éducation spirituelle du chevalier 1égendaire sont contenus dans le livre «Hagakure», une œuvre sur la morale chevaleresque dans lequel il est écrit : « Si tu dois choisir deux voies —la vie ou la mort —alors choisis la dernière. » Le commandant en chef, profondément imprégné par cet enseignement, suivit la voie de la mort. Cependant, pourquoi doit-on la rechercher ?
Il est dit dans le code chevaleresque des guerriers japonais d'aujourd'hui, le «Senjinku» ou enseignement dans le camp guerrier : « Tu ne dois pas subir le déshonneur des prisonniers ; après la mort, tu ne dois pas laisser derrière toi une mauvaise renommée de faute et de malheur. » De tout temps, on considère au Japon comme un grand déshonneur de survivre en captivité ; il est préférable de mourir.
Dans la guerre actuelle —contrairement aux temps anciens —on ne peut éviter, dans certains cas, d'être fait prisonnier ; on peut penser qu'il n'est pas absolument nécessaire de mourir dès que l'on a accompli son devoir avec les armes les plus modernes et que l'on est beaucoup plus utile à son pays en restant en vie et en accomplissant sa vocation —que ce soit dans la guerre ou dans la paix. Cette conception a son bien fondé, cependant, le soldat japonais pense autrement : S'il survit dans la honte de la captivité, cela signifie qu'il n'a pas combattu jusqu'à la mort, qu'il n'a pas eu la possibilité de poursuivre la lutte et regrette profondément de n'avoir pas combattu jusqu'à la mort pour le Tenno, la patrie et le peuple. 

Que ce soit dans la mer ou l'eau baptise mon corps, 
Que ce soit dans la campagne ou mes os sont recouverts par la mousse des montagnes — 
Je ne veux combattre que pour le grand seigneur. 
Sans jamais penser à moi. 

Ce très ancien chant que nous entonnons toujours exprime que la survie du soldat est tout simplement inconcevable. Lord Nelson a dit juste avant sa mort : « Dieu soit loué, j'ai fait mon devoir ». En revanche, le Japonais ne combat pas a cause du devoir, mais pour sacrifier sa vie. Erwin Baiz, l'un des meilleurs spécialistes du Japon, raconte une expérience personnelle qu'il a faite à l'époque de la guerre russo-japonaise : « Un Japonais célèbre lui rendit visite avec son fils qui devait partir pour le front le matin suivant. Une fois que le jeune homme eut pris congé, le Dr Baiz s'entretint de la guerre avec le Japonais ; le vieil homme lui raconta qu'il avait perdu le plus âgé de ses fils quatre ans auparavant lors du soulèvement des Boxers et il envoyait maintenant le deuxième à la guerre. Il poursuivit en disant que son blason de famille porté avec honneur n'aura à présent aucun représentant puisqu'il n'a plus d'autres fils. Baiz lui dit en le consolant : « Tous ceux qui vont au front ne sont pas destinés a tomber ; je crois que votre fils reviendra avec une grande renommée militaire. » Le vieux père remua la tête et répliqua : « Non, mon fils va au combat pour trouver une mort héroïque, pas pour revenir en vie. » Erwin Baiz conclut que c'était là une parole sage, digne d'un philosophe.

Cette attitude seule explique que jusqu'à présent, le Japon n'ait perdu aucune guerre et a remporté des succès prodigieux dans l'actuelle guerre de la Grande Asie orientale. S'approcher dans de minuscules sous-marins de guerre de la flotte des Etats-Unis et couler ses navires constitue un acte méprisant la mort. En s'autodétruisant, les aviateurs japonais se considèrent comme une partie de leur charge et se précipitent sur l'ennemi pour devenir conformes à leur vocation. C'est cet esprit qui protège l'Empire japonais. Déjà en 1274 et 1281, cet esprit héroïque a permis à l'armée japonaise forte seulement de 50 000 hommes, de vaincre les Mongols largement supérieurs qui comptaient 150 000 hommes. C'est lui aussi qui fit remporter des victoires éclatantes dans la guerre russo-japonaise. Les soldats qui combattent aujourd'hui dans le grand Pacifique, sur terre, sur mer et dans les airs sont tous dominés par l'idée de se sacrifier pour la patrie et d'entrer dans les rangs des dieux.
Ceux qui nomment cet esprit « fatalisme » et voient en lui un mépris inconscient pour la précieuse vie humaine sont très loin de comprendre l'esprit militaire japonais. Les actes audacieux des soldats japonais sont précisément des manifestations de cet esprit énergique luttant pour l'existence et l'honneur de l'Empire, pour la justice et la paix véritable.
Ce serait également une erreur impardonnable de n'y voir qu'une marque de brutalité originelle. On connait l'amour du Japonais pour les fleurs ; son sens esthétique ne lui fait pas rechercher uniquement la fleur, mais il l'apprécie beaucoup plus dans son rapport organique avec les feuilles et les branches. Donc, il ne la coupe jamais mais la laisse sur sa branche. La civilisation japonaise a développé chez ses hommes non seulement un esprit de sacrifice élevé mais aussi une compassion pleine de sentiment. Cette dernière se manifeste dans l'attitude des soldats japonais face a l'ennemi, en particulier envers les prisonniers. Livrons un témoignage significatif datant du Moyen-Age : En 1 184, au cours d'une guerre civile acharnée, le fameux guerrier Kumagai défit un chevalier du camp ennemi, Atsumori, et lui coupa la tête conformément aux anciennes coutumes de guerre. Atsumori n'avait pas encore vingt ans et, affecté par sa mort précoce, Kumagai déposa l'épée, quitta la chevalerie et devint prêtre pour passer sa vie à prier pour le salut de l'âme du défunt.
Durant la Grande Guerre, les volontaires japonais qui servaient dans l'armée canadienne, réussirent à aller sur le front occidental ; parmi eux se trouvait le volontaire Isomura qui tomba sur un blessé allemand lors d'une attaque. Le blessé lui fit savoir par de faibles mouvements qu'il souffrait d'une soif atroce et, sans tarder, Isomura lui donna à boire de son bidon dans lequel se trouvait encore un peu d'eau précieuse. Entre-temps, un soldat britannique s'était approché et attaqua l'Allemand à la baïonnette ; Isomura s'y opposa et l'interpella : « Ne vois-tu pas que cet homme est gravement blessé ? » — « Eh alors », répliqua le Britannique, « blessé ou non — tout ennemi de plus qui est tué constitue un avantage pour nous. » « Où est donc ton amour Chrétien du prochain ? » « Je l'ai laissé à la maison lorsque je suis parti à la guerre », répondit le Britannique.
De même, le volontaire japonais Morooka qui attaquait à la baïonnette un très jeune adversaire, l'entendit crier « maman ! ». A cet instant, ayant reconnu le mot qu'il connaissait, il lui fut impossible d'attaquer pour la deuxième fois l'ennemi et celui-ci quoique blessé a été sauvé et ramené dans sa patrie.
  
L
es Japonais considéraient comme une indignité d'être fait prisonnier ; cependant ils ont une profonde compassion pour les prisonniers qu'ils font eux-mêmes. Au cours de la guerre russo-japonaise, beaucoup de Russe faits prisonniers furent envoyés au Japon et ils se rappelèrent tous avec gratitude du traitement généreux qui leur fut accordé. Au Japon, on a de tout temps considéré comme une vertu d'adopter cette attitude envers l'ennemi blessé.
L'Histoire nous raconte que les Coréens ennemis participant à l' invasion mongole tombèrent entre les mains japonaise et ne méritèrent aucun traitement spécial. Ils ont trouvé toutefois un accueil bienveillant ; l'empereur de Corée s'est même vu obligé d'exprimer dans une lettre son remerciement pour cette conduite. De plus, on doit considérer que cette attaque mongole représenta un grand danger pour le Japon et pour son peuple. Dans la guerre russo-japonaise, la première division et la deuxième armée japonaises durent prendre soin des premiers prisonniers russes ; on ordonna aux soldats japonais de rendre visite aux prisonniers dans le dessein de les familiariser avec les uniformes, les insignes et les caractéristiques de l'adversaire. Cependant, des hommes d'une compagnie précise ne se présentèrent pas à l'inspection, pour la raison suivante : C'est une honte d'être fait prisonnier comme soldat et c'est insupportable de devoir se montrer ainsi à l'ennemi. Le samouraï comprend le sentiment d'un autre samouraï et lui épargne cette humiliation. C'est pour cette raison que les soldats ne participèrent pas à l'inspection des prisonniers russes. Les officiers ennemis qui donnèrent l'ordre de tuer tous les Japonais, même les prisonniers, ne pouvaient pas comprendre l'attitude des soldats japonais.
Sur l'une des scènes de l'actuelle guerre de la Grande Asie orientale, les Philippines, début Janvier, un certain nombre de civils japonais furent massacres par les troupes américaines ; de telles atrocités n'existent pas dans l'histoire du Japon.
Les Japonais combattent aujourd'hui pour leur patrie et pour tous les peuples de la Grande Asie orientale. Ils livrent un dur combat, rempli de sacrifices, où ils exigent le maximum d'eux-mêmes. Néanmoins, ils ont une profonde compassion pour le prochain et cette attitude lors des batailles suscitera de nombreux faits de guerre caractéristiques et frappants qui entreront dans l'histoire de la guerre, témoignant de l'esprit du Japon, du Yamato Tamashii. 
Kazuichi Miura 

Partout et toujours, l'exemple vivant constituera la meilleure éducation.
Adolf Hitler

lundi 31 août 2020

Cahier de la SS no 5, 1944 : "Voilà Pourquoi nos Armoires n'ont pas de Serrures" (extrait du recueil "L'Ordre SS : Ethique et Idéologie" par Edwige Thibaut).

Un jeune camarade SS, blondin joyeux, avait choisi un signet splendide et peu banal; un billet flambant neuf de deux marks. C'était certainement le fait d'un caprice. Peut-être ce petit papier brun, avec le fier « Deux », lui rappelait-il Gisèle ou bien peut-être était-ce le nombre à huit chiffres rouges qui l'avait particulièrement intéressé. Qui pourrait dire pourquoi ce jeune SS avait retiré ces deux marks de la circulation fiduciaire ? Ce billet neuf avait passé de belles heures à parcourir les feuilles de son livre ! A présent, il n'était plus là ! Un mauvais plaisantin l'avait remplacé par deux vieux billets d'un mark. Hans Jürgen donna tout d'abord quittance par quelques mots grossiers, mais, un soir, un camarade plus âgé revint sur l'affaire. « Jeune homme, dit-il, autrefois l'un de nos poètes parla d'âme fourbe. Il la rencontre chez ces jeunes filles qui se laquent les ongles en rouge, s'enduisent les lèvres d'huile, bref ressemblent à une affiche de cabaret. Mais des visages imberbes de garçons peuvent aussi recéler la même âme. » Quelques-uns, se sentant visés, sourient d'un air gêné. Un Hambourgeois pensa « Ne nous emballons pas ... » Là-dessus, l'ancien qu'on apostrophe prit la balle au bond et dit: « C'est là où je veux en venir! Dans la vie, il s'agit justement de ne pas s'emballer. Pour les grandes choses comme pour les petites. Nous considérons l'échange du signet comme une blague. Toutefois, cela révèle déjà une attitude envers l'intangibilité du bien d'autrui qui permet de conclure à une perte du sens de la justice. Dans tous les cas de ce genre, je vous le dis, nous nous comportons en pieds-plats juifs. Si nous voulons être les meilleurs, une élite à l'origine d'une vie et d'une race exemplaires, alors nous devons aussi nous conformer au comportement de nos ancêtres dans nos règles de vie. Ceux-ci considéraient le bien d'autrui comme sacré et inviolable. Rappelons-nous alors que, déjà dans le droit germanique le plus ancien, l 'atteinte illicite à la propriété privée était inconnue et, quand elle survenait, était expiée comme un forfait indigne d'un homme libre.
- Allons, allons, dit Gert, on ne va pas faire tout un plat pour une plaisanterie !
- Je ne parle plus de tout cela, répondit le vieux camarade, mais de la loi fondamentale du Reichsführer SS, sur le fait que la propriété est sacrée. Peut-être l'un ou l'autre d'entre vous n'est-il pas au courant que le Reichsführer, dans son ordonnance du 25 novembre 1937, considère que le « chapardage » est une grave atteinte à la propriété, qui touche l 'honneur. Je ne veux même pas parler des atteintes graves à la propriété
privée. Celui qui vole, détourne ou se livre à des malversations sait ce qui l'attend. Je veux seulement déclarer encore une fois que le « chapardage », donc l' accaparement illégal d'équipements ou de vêtements appartenant à la SS, qu'on appelle « grappiller », ne sera pas considéré comme un méfait anodin ou un bon coup mais que les gens coupables doivent escompter engager leur responsabilité. Le supérieur prend les mesures nécessaires en faveur des troupes combattantes, mais des agissements pour son compte personnel sont un commerce condamnable.
Vous êtes fiers que vos armoires n'aient pas de serrures, conclut le camarade, alors conservez cette attitude ».
Mais Gert ne voulut pas s'en tenir là après cet appel à un comportement raisonnable, et par une allusion à Hans Jürgen dont le signet perdu, pensait-il, lui avait valu ce sermon moralisateur, il remarqua : « Et tout ça à cause de toi, très chère Gisèle ! »
Là-dessus, Hans Jürgen se hissa sur son lit, prit les deux billets sales d'un mark et fit savoir solennellement qu'il offrait à ce mauvais plaisantin plusieurs bocks de bière blonde.

Sois juste
Et ne crains personne.

 
                                                                        ᛟᛟᛟᛟᛟ


U
n homme honnête est à mes yeux de la meilleure noblesse et de la plus grande valeur, car sa vertu brille dans tout ce qu' il fait.

Frédéric le Grand.

samedi 5 mars 2016

Léon Degrelle, "L’éveil d’un mouvement politique: le combat des Rexistes."

Nous reproduisons ce texte grâce à l'aimable autorisation de M. Marc Vanbesien, détenteurs des droits d’auteur de Léon Degrelle. Il a été publié dans la revue "La Jeune Europe", en 1942. Cette « revue de la jeunesse universitaire européenne » se présentait comme suit :  
Les Cahiers de La Jeune Europe paraissent sous l’idée directrice de l’unification européenne.  
L’idée fondamentale de l’unification européenne est éclairée dans les exposés publiés par la présente revue sous des angles politiques, culturels, économique ou technique.Tous les universitaires européens qui combattent sur le front de l’Est, volontaires des légions et aussi lutteurs spirituels des écoles ou de la vie professionnelle universitaire qui recevront ces pages sont priés de vouloir bien apporter leur contribution personnelle à la rédaction des présents cahiers.  
L’éditeur invite chaleureusement tous les travailleurs intellectuels, les étudiants de toutes les facultés, ainsi que ceux qui sont déjà entrés dans la vie du travail professionnel, philosophes, médecins, chimistes, physiciens et biologues, philologues, juristes et théologues, adeptes des sciences politiques et sociales, techniciens, et économistes, de même que tous les artistes, tous les penseurs d’Europe à nous apporter leur bienvenue collaboration. 
"La Jeune Europe" doit être la tribune d’un échange productif de pensées et d’opinions sur toutes les questions et tous les problèmes intéressant dans son ensemble la communauté des peuples européens. Les pages de ces cahiers sont ouvertes à tous les universitaires; elles aideront à remplir, dans un entretien européen commun, la mission de notre temps. La tâche qu’il importe d’accomplir est celle-ci: défendre la tradition de la culture européenne et lutter pour les nouvelles idées des jeunes peuples. Les ponts solidement bâtis de l’esprit européen formeront le lien indissoluble de cette vraie camaraderie, plus vivace que jamais dans la lutte européenne pour la liberté de nos peuples. 




Le combat des Rexistes 
Le mouvement rexiste est né il y a dix ans, en 1932. Alors que je faisais mes études de droit à l’université de Louvain, nous nous trouvâmes une poignée de camarades d’études qui prirent la résolution de rendre une âme à notre patrie. Nous étions particulièrement écœurés par la bassesse spirituelle de notre temps. Nous étions hantés par le désir de ramener une grande pureté et une grande ferveur parmi les foules avides d’idéal. Nous ne craignons pas de le dire, à l’origine de Rex, il y eut la brûlante passion des apôtres. Mais nous étions encore seuls, et il fallait communiquer notre désir de rénovation spirituelle à tous les idéalistes, isolés dans notre pays, et atteindre promptement les larges couches de la population. 
On m’offrit alors la direction d’une petite maison d’édition et je l’acceptai avec enthousiasme. Au lieu de publier de gros bouquins illisibles, je me lançai promptement dans la diffusion de petites brochures d’actualité, flanquées d’un titre et d’une couverture qui "accrochaient". Un événement passionnait-il le public ? En une nuit, j’avais un texte, faisais dessiner un croquis frappant par un ami ou l’autre. Deux ou trois jours après, j’avais fait sortir de presse cinquante ou cent mille exemplaires de la brochure. Avec une petite équipe de propagandistes, je courais le pays pendant quinze jours plaçant mes pamphlets. 
Ces brochures, écrites à l’emporte-pièce, firent scandale et amenèrent des polémiques violentes.En quelques mois, Rex fut connu partout. Plusieurs millions de brochures avaient, de la sorte, été vendues et commentées.  
J’avais aussi, dès le début, un petit noyau de propagandistes qui me suivirent, appelés par je ne sais quelles ondes magnétiques.  
Le lancement des brochures à très grand tirage ayant réussi, j’allai me risquer à des travaux plus vastes. Pour le public lettré, je créai un journal littéraire à très bon marché, avec gros tirage. Il s’appela REX. La réussite fut immédiate. On tira dès le premier numéro à plus de 40.000 exemplaires. 
Je risquai un second essai, beaucoup plus dangereux. Il manquait au gros public une revue s’intéressant à toutes les récréations modernes: radio, cinéma, voyages. 
Je combinai le lancement d’un beau magazine en héliogravure avec photos de vedettes, analyses de films, programmes complets des émissions de radio, reportages, etc... Tout cela vu, non plus par des mercantis sans âme, mais par des jeunes hommes modernes qui voulaient que ces instruments puissants servissent à récréer intelligemment et à élever les foules. J’allais risquer une dépense, pour la première année, de plusieurs millions, sans les avoir. Je sautai à l’eau quand même, décidé à apprendre à nager dans le courant. Mon magazine parut. Il s’appelait "Soirées" et comportait 80 pages par semaine. Ce fut un petit coup de théâtre dans l’édition et une brillante réussite. 
Il me fallait encore le contact direct avec le public, qui ne pouvait être obtenu que par des meetings pour atteindre des auditoires, il fallait louer des salles, payer des affiches, dépenser des sommes que j’eusse été bien en peine d’investir. Je trouvai cependant une solution. Les marxistes donnaient en Belgique de grands meetings, payés avec les fonds de la classe ouvrière. Ils avaient d’immenses salles de réunions dans leurs « maisons du peuple ». Ils y convoquaient régulièrement leur nombreux public syndical. Jamais un bourgeois des partis conservateurs ne se serait risqué à aller combattre la parole, dans les salles rouges, des orateurs rouges. Je vis là une occasion inespérée d’atteindre un public très vaste et qui m’intéressait tout particulièrement. Je savais, ayant vécu toute mon enfance mêlé au peuple, que des milliers d’âmes fraîches étaient là en disponibilité. Et puis, la misère des masses me navrait et me remplissait d’ardeurs révolutionnaires. Je pris donc la décision de risquer le coup. 
Un beau dimanche, j’arrivai au « palais du peuple » de Charleroi, où plusieurs milliers de marxistes se préparaient à écouter les plus violents orateurs de leur parti. On demanda –pure formalité– s’il n’y avait personne qui voulait apporter la contradiction. Je levai le bras. Ce fut épique. Au bout d’un quart d’heure de discours, je vis le moment où j’allais être mis en pièces. Mais le premier pas était fait. 
Quatre-vingts fois, je recommençais. Je venais ainsi à tous les grands meetings socialistes. Chaque fois, j’étais là, où que se tînt l’assemblée, même au bout du pays. Les journaux rouges, au lieu de se taire, firent d’abord des articles virulents pour m’écraser. Mais je tins bon. Ma parole directe saisissait vite le public ouvrier. Comme j’ai une voix de tonnerre, je résistais aux pires chahuts, pendant des heures s’il le fallait. En quelque mois, j’avais littéralement converti des milliers de travailleurs, qui me sont restés depuis, et à travers tout, merveilleusement fidèles. Plusieurs fois, je fus roué de coups et laissé pour mort. Mais mon courage grandissait avec les dangers. 
Le résultat cherché fut atteint. Mes journaux hebdomadaires pénétrèrent désormais largement dans le public, et 180.000 ou 200.000 personnes m’avaient vu en chair et en os. Le contact direct, qui brûle, entraîne, et en tout cas, éveille fortement la curiosité était créé.
Nous parlions des vertus, de la vie familiale, du travail, de la terre, de la solidarité entre classes, de la charité, de la nécessité d’avoir des âmes droites et désintéressées. Cela paraissait invraisemblable de traiter de pareils sujets devant des foules abêties par le matérialisme marxiste. Pourtant, c’était ainsi et les auditoires étaient traversés d’un véritable frémissement. Je me souviens d’avoir, un jour, devant 20.000 hommes, parlé pendant deux heures des forces spirituelles. La presse appela ce meeting « la nuit du miracle » tellement ce fut fantastique. Un autre soir, à un meeting de faubourg, je parlai, pendant une heure, de la beauté et du printemps. Bref, au fond, notre action naquit d’un immense et puissant besoin de poésie. Cherchant la rédemption d’un pays dans la noblesse de la vie, dans la solidarité des hommes, la justice et la propreté, nous devions nous heurter aux partis démocratiques, foyers de désordre, de décomposition et de bassesse.  
J’engageai donc, contre eux et contre leurs chefs les plus corrompus, la campagne qui devait devenir célèbre dans notre histoire politique, sous le nom de « campagne des pourris ». Ma méthode d’action allait vite scandaliser et épouvanter. En effet, au lieu de me contenter de prudents sous-entendus et d’attaques voilées, anonymes avec beaucoup de circonlocutions, je prenais chaque semaine un politicien par le fond de sa culotte, dénonçais ses méfaits et lui servais une volée de bois vert. Jamais on n’avait vu une violence pareille! La jeunesse, enthousiasmée par cette lutte, accourait. 
Des milliers d’hommes honnêtes, de toutes les classes, rejoignaient les organisations de combat que j’avais créées et dont les sections se multipliaient partout.  
Le public affluait en masse. En trois ans, je tins 1.500 assemblées. 
On tenta alors de me mater par des procès. Tous les bandits politiciens et financiers que j’avais dénoncés firent face, finalement, pour m’attraire en justice. On me réclama plus de deux millions de francs de dommages et intérêts. Les nigauds! C’était me donner une tribune de plus. Malgré la composition des tribunaux, eux aussi remplis de créatures de la franc-maçonnerie et des partis, j’acceptai le combat, me défendant moi-même à la barre dans les cas les plus spectaculaires.  
Le principal procès, celui du Ministre Segers, mis le pays entier aux aguets. J’avais dit des vérités effrayantes sur les malhonnêtetés financières de ce ministre. J’avais littéralement piétiné ce bonhomme infect. Non seulement le ministre fut débouté de sa demande en 300.000 francs de dommages et intérêts, mais il fut condamné avec des attendus si terribles qu’il dut s’enfuir de la vie politique. 
Le retentissement fut immense.  
Les partis demeuraient, malgré ces combats épiques, aussi pourris qu’avant. 
Je commençai à développer devant des foules de plus en plus nombreuse et enthousiastes un programme complet de nettoyage et de salut de l’Etat, par l’instauration d’un régime fort, commandé par un chef unique et responsable, où le travail serait dégagé de la tutelle politicienne, orienté, organisé et protégé au moyen d’organismes corporatifs; où la justice sociale remplacerait l’immonde profitariat ploutocratique; où l’on donnerait une place d’honneur aux valeurs réelles de la nation: la famille, la terre, le métier; où l’on rendrait à la nation le sens de la solidarité et au peuple entier l’amour de la patrie; où la paix des consciences, la paix linguistique, la paix sociale élimineraient les haines partisanes, sans cesse alimentées par les politiciens en quête de slogans électoraux; où l’on ramènerait notre peuple si glorieux et qui avait eu, pendant des siècles, le goût du faste et de la grandeur, à une nouvelle et grandiose Renaissance. 
Pendant quatre ans, nous continuâmes la lutte, une véritable lutte au couteau. Le combat anti-démocratique et anti-ploutocratique avait pris des proportions mondiales.  
Dans chaque pays, des forces semblables aux nôtres avaient connu les mêmes sursauts, étaient parties à l’assaut des mêmes adversaires. 
D’un pays à l’autre, une grande fraternité s’étendit. Les Rexistes se sentirent vite solidaires du National-Socialisme, et du Fascisme, de la Phalange et des autres mouvements nationalistes et socialistes qui soulevaient l’espoir de la jeunesse révolutionnaire dans toute l’Europe. L’Europe des pourris et l’Europe des Patries-Unies commençaient leur duel à mort. 
La Belgique est une terre historique de
combat. Le bloc démocratico-ploutocrate France-Angleterre, cherchant à poignarder l’Allemagne hitlérienne, devait tout tenter pour s’assurer l’usage du tremplin belge.  
Jusqu’au 10 mai 1940, Rex banda toutes ses forces pour s’opposer à ce plan criminel.  
Rex, dès 1936, fit sauter l’accord militaire franco-belge. Chaque mois la lutte devint plus violente. Rex fut supprimé par la force.  
D’innombrables Rexistes, leur chef en tête, furent jetés, le premier jour de la guerre, dans les prisons. Certains y périrent, dans des tourments affreux. Les autres, débarrassés de leurs chaînes, devaient promptement se remettre à l’œuvre pour accomplir le salut de leur patrie et pour apporter, dans l’honneur et le labeur, la collaboration de leur peuple à l’œuvre européenne du Führer.

Lieutenant Léon Degrelle, Légion « Wallonie »

lundi 21 décembre 2015

Pour une Révolution Authentique (Discours de Léon Degrelle à Berlin, le 7 février 1943).



Le 31 mars 2014 disparaissait, dans son exil espagnol de près de cinquante années, Léon Degrelle, le dernier Conducteur de Peuple du XXe siècle.

Aujourd’hui que s’est solidement installée la tyrannie du « politiquement correct », il est de bon ton de répéter, –comme s’il s’agissait d’une vérité biblique–, dans une foultitude de publications, que Léon Degrelle n’est qu’un mégalomane, un mythomane, bref un menteur congénital ne méritant même plus que l’on s’arrête à le lire ou à lui prêter attention… Et s’il est vrai que le Chef de Rex était bien conscient de sa valeur et du prodigieux destin qu’il était appelé à se forger, son charisme impressionnant, ses aptitudes exceptionnelles et ses succès extraordinaires, acquis dès son plus jeune âge, ne pouvaient qu’indisposer ceux qu’il bousculait. De telles qualités ont très tôt suscité envies, haines et calomnies.

Car toute la vie de Léon Degrelle est ainsi faite de chapitres absolument fabuleux. Depuis son parcours estudiantin haut en couleur et sa périlleuse expédition au Mexique jusqu’aux tentatives d’enlèvement et d’assassinat en Espagne fomentées par des juges et des résistants belges ou les services secrets israéliens et français, en passant par sa campagne fulgurante contre les pourris de la politique belge, son héroïsme au Front de l’Est (Croix de Fer de Seconde et Première Classe, Agrafe en or des Combats au Corps à Corps, Insigne en or des Blessés, Croix de Chevalier de la Croix de Fer avec Feuilles de Chêne, etc.) et ses promotions militaires au seul mérite personnel –de simple soldat à général, commandeur de division et Volksführer (détenteur des pouvoirs civils et militaires) des Wallons–, ses liens inimaginablement privilégiés avec Adolf Hitler (« Si j’avais un fils, je voudrais qu’il fût comme vous ») ou son projet de rétablissement du Duché de Bourgogne approuvé par le Führer, tout dans la vie de Léon Degrelle relève de la geste, de l’épopée, du mythe. Et pourtant, tout a toujours fini par se vérifier, comme l’a montré, dès 1978, l’enquête –contradictoirement documentée– de Jean-Michel Charlier pour « Les dossiers noirs » de la troisième chaîne de télévision française, Léon Degrelle – Autoportrait d’un fasciste. Appartenant néanmoins au camp des vaincus, Léon Degrelle a subi, comme tous les autres maudits de cette tragédie, la damnatio memoriae, –le rejet de l’Histoire et la flétrissure de son nom–, l’adhésion à l’ « idéologie hitlérienne » –le National-Socialisme– ne pouvant s’expliquer que par la trahison, la recherche de gains personnels, la perversion intellectuelle et morale, la cruauté bestiale, la lâcheté et l’opportunisme…Aussi n’est-il pas inintéressant de prendre connaissance des motivations du principal concerné, livrées à un moment de sa vie où il n’était pas question de fanfaronner : celui où, engagé volontaire comme simple soldat, il défendait son idéal au péril de sa vie dans les combats titanesques du Front de l’Est.

Ainsi, le dimanche 7 février 1943, dans la grande salle ovale de la Kuppelhalle, d’une capacité de onze cents personnes, du Haus des Deutschen Sports situé sur le Reichssportfeld olympique à Berlin, le futur Commandeur de la Division Wallonie, entouré de nombreux légionnaires, parlait devant les ouvriers wallons de la capitale du Reich, travailleurs volontaires ou engagés au Service du Travail Obligatoire (Werbestelle).

Voici quelques extraits éclairants –et inédits depuis lors – de ce discours particulièrement important, ovationné par son auditoire progressivement conquis, comme on peut le constater grâce à l’enregistrement retransmis à deux reprises sur les ondes de Radio-Bruxelles, les 9 et 14 février 1943.

Y
sont clairement évoquées les raisons de cette gigantesque et monstrueuse guerre de civilisation, délibérément provoquée par des ploutocrates toujours « aux affaires », décidés à anéantir une vision du monde faite de souci de beauté et de recherche d’harmonie élevant les âmes et stimulant les énergies, de justice sociale et de solidarité mutuelle ainsi que de liberté responsable et d’épanouissement personnel dans le cadre des communautés naturelles. Cette Weltanschauung impériale et ses réalisations sociales, économiques, culturelles et artistiques grandioses risquaient de séduire – elles séduisaient déjà !– tous les peuples européens : il fallait l’exterminer, fût-ce dans la plus effroyable apocalypse!






Loin du pays où nous sommes nés, nous nous retrouvons, après des années d’absence, ouvriers et soldats du pays wallon.
Les uns ont connu les champs de bataille les plus tragiques dans les neiges affreuses d’un hiver déchaîné au Donetz ; dans les immensités du Don et du Kouban, brûlées par des cieux torrides ; dans les terribles montagnes du Caucase où nous combattions hier encore.
Les autres, c’est vous, mes Camarades ouvriers !
Vous n’avez point connu la bise hurlante et les grands fleuves gris de la Russie, les plaines dorées par les maïs et les tournesols, les monts grandioses qui séparent l’Europe de l’Asie Mineure.
Mais vous avez connu, comme nous soldats, l’amertume de l’éloignement du sol natal.
Dans vos baraquements de fortune à l’usine, mêlés au grouillement des ouvriers étrangers ; sur l’asphalte des rues allemandes où vous usez vos heures de solitude ; vous avez, comme nous, senti souvent les souvenirs vous ronger.
Regrets du foyer, si pauvre fut-il, où est l’épouse, où sont les petits…
Regrets du village luisant au soleil ou du coron qui est laid mais qu’on aime.
Regrets d’être coupés de tout ce qui faisait les joies secrètes de l’existence.
Nous sommes des hommes.
Et au front, comme dans cent usines du Reich, nos cœurs manquent aujourd’hui de l’essentiel.
Si nous avons voulu, nous soldats, passer avec vous ces heures de fraternité avant de remonter au front, c’est parce que nous sentons que nos pensées sont les mêmes que les vôtres. Car pour vous non plus la vie n’est pas toujours drôle.
Vous êtes venus dans le Reich, poussés par les nécessités de la vie ou conduits par les nécessités de la guerre. L’homme aime à travailler chez lui. Il aime, quand la lourde tâche est finie, de retrouver la ligne de ses collines, le toit de sa maison, la douceur de son foyer, le sourire de ses enfants.
Vous êtes privés de ces joies si naturelles, les seules au fond qui soient vraies.
Vous habitez au loin, au hasard du travail, chez l’habitant parfois, dans des baraques souvent. Fils d’un peuple qui aime le confort et qui est sensible et poète, vous souffrez de ces logis provisoires et sans âme. Rien n’est comme à la maison : ni la table, ni la lumière, ni les fenêtres et les fleurs vives, ni la cuisine dont le parfum vous accueillait le soir, comme un salut plein de vigueur. Vous aviez vos habitudes, vos préférences.
Et vous aviez vos tendresses…
Tout cela est loin, mais revient tout à coup pour peser sur le cœur quand la tâche est trop lourde et qu’on se trouve devant le grand creux des vies solitaires.

Camarades, nous comprenons cela.

Et c’est pour cela que nous venons, en frères, mettre nos mains calleuses de soldats dans vos mains calleuses de travailleurs.
Cette guerre, certes, vous ne l’avez pas voulue.
Vous avez été lancés par millions, ouvriers d’Europe, dans cette aventure fabuleuse, sans qu’on vous ait rien demandé et sans avoir rien demandé vous-mêmes.

La trahison des élites
E
t c’est vous, pourtant, qui payez la guerre le plus largement par vos souffrances morales et par mille privations matérielles.
En mai 1940, vous aviez vu en Hollande, en Belgique, en France, la bourgeoisie belliciste perdre tout sens de ses devoirs et s’enfuir honteusement jusqu’aux Pyrénées.
Médecins et prêtres, magistrats et bourgmestres, tous abandonnaient fonctions, sacerdoces, obligations civiques, pour sauver leur peau et leurs biens. Ce fut la faillite des élites vermoulues, qu’un seul choc fit tomber en miettes.
Mais vous, qui n’aviez pas voulu la guerre, vous aviez dû rester sous les bombes !
Depuis, cette bourgeoisie belliciste, revenue de sa peur, s’est ramenée en limousine et a repris ses vieilles habitudes d’égoïsme social. Elle gagne des millions et se nourrit grassement au marché noir. Pour elle la guerre est une parenthèse dorée, qui permet aux patrons d’augmenter largement leur compte en banque et à leur fils « zazou » d’arborer des cols comme des manchettes.
Encore une fois, c’est vous, ouvriers, qui payez la note, avec votre cœur, privés que vous êtes, au loin, de toute affection ; avec la santé de vos enfants, affaiblis, anémiés, tandis que les fils à papa mangent du beurre à 400 francs le kilogramme.
Vos poings se serrent.
Vous vous sentez victimes d’un sort injuste.
Cette guerre fut la guerre de tout ce qu’on veut, sauf la guerre des travailleurs.
L’ouvrier de chez nous ne demandait qu’une seule chose : qu’on le laissât tranquille.

L’ouvrier allemand

Quant à l’ouvrier allemand, il arrivait enfin au bout de ses malheurs.
Les six millions de chômeurs du Reich avaient trouvé du travail.
Au lieu d’encombrer l’ouvrier allemand avec de la littérature électorale, on lui avait donné des salaires dignes, on avait organisé efficacement la protection de son foyer, de sa femme, de ses enfants.
On l’aidait à avoir sa maison.
On assurait sa vieillesse.
On aménageait les locaux industriels de telle façon que le travail devint une vraie joie au lieu d’être une obsession.
On se préoccupait de ses loisirs à l’usine et hors de l’usine.
Des millions d’ouvriers partaient en vacance à la mer, à la montagne. Des milliers d’autres atteignaient sur des bateaux de rêve les rades de Venise et de Capri, de Naples ou des îles Açores, ou des fjords brillants des mers nordiques.
Plus de cinq cent mille mères de familles ouvrières avaient bénéficié de vacances de plusieurs semaines qui avaient rétabli leurs forces ; six millions d’enfants du peuple avaient connu, à leur tour, la joie de la campagne à la bonne saison.
Un formidable effort, comme jamais on n’en avait vu en Europe, était fourni pour réaliser enfin un véritable Socialisme, non pas un Socialisme de politiciens bavards et menteurs, mais un Socialisme inscrit dans les faits et dans les mœurs.
L’ouvrier allemand avait du pain.
Son travail n’était plus une corvée méprisée mais une véritable collaboration, dans des conditions humaines et dans le respect, à l’œuvre de la communauté.
Sa famille pouvait désormais, dignement et allègrement, avoir un toit, des enfants solides, la sécurité pour l’avenir.
Des milliers d’ateliers d’apprentissage avaient été créés pour les jeunes travailleurs.
Un extraordinaire réseau d’assurances rendait enfin décente la vie des ouvriers malades et surtout la vie des vieux travailleurs, les pitoyables victimes, chez nous, de l’anarchie de l’Etat et de l’égoïsme du Capital.
Le patronat allemand avait été mis au pas, la responsabilité des chefs d’entreprises avait été établie avec la plus juste des rigueurs, et une émulation remarquable à laquelle près de trois cent mille industriels participaient, avait amélioré considérablement déjà les conditions de travail à l’intérieur des usines.
Patrons et ouvriers, hier ennemis, devenaient, sous l’impulsion vigoureuse de l’Etat, les collaborateurs, également respectés, d’une même œuvre.
La paysannerie avait connu une évolution semblable : on l’aidait à acquérir des terres, du bétail ; à bâtir sa ferme ; on protégeait le sol ; on créait d’innombrables écoles professionnelles ; on avait établi une admirable solidarité entre travailleurs des champs et travailleurs des usines qui venaient en foule, avec la jeunesse, donner un solide coup d’épaule à leurs camarades agriculteurs.
Le peuple allemand sentait qu’il atteignait enfin l’aisance, la considération et surtout la justice.

Le régime ploutocratique

T
rop souvent l’ouvrier avait souffert dans sa dignité, en observant les mille injustices sociales du régime ploutocratique.
« Que désirez-vous ? » avait demandé un jour le Roi Albert à un rescapé d’une grande catastrophe de charbonnage.
« Ce que nous désirons, c’est qu’on nous respecte », avait répondu, tout net, le mineur.
L’ouvrier allemand, lui, se sentait respecté.
Il n’était plus, comme chez nous, sous la domination despotique des puissances d’argent, des gros trusts bancaires, tenant dans leurs mains rapaces toute la grande industrie du pays, imposant leurs ministres à la tête de l’état afin d’écarter ou de saboter les lois sociales, convertissant les masses ouvrières en d’immenses troupeaux sans joie.
Souvenez-vous, Camarades, de cette avant-guerre écœurante, où les chefs marxistes, eux-mêmes, étaient aplatis devant les organismes ploutocratiques, recevant des subsides directs ou camouflés de toutes ces entreprises de brigandage social ?
Tous les partis étaient au service des banques.
Tous les journaux étaient au service des banques.
L’église politique, elle-même, était acoquinée avec elles, trafiquait honteusement l’épargne de la population belge, notamment de la classe paysanne, et prenait comme rabatteur en chef pour ses brigandages un petit bandit israélite promu par elle sénateur.
Nous avons passé cinq ans à traquer ces maffias.
Cela nous a valu des luttes terribles, et les cachots de 1940.
Car il était interdit, n’est-ce pas, de toucher aux privilèges de ces bandits !
Ils tenaient tout.
Ils voulaient tout tenir.
L’Etat devait être à eux.
Des millions d’ouvriers devaient travailler sans répit pour que quelques magnats au cœur de pierre puissent additionner des milliards à la fin de leurs bilans annuels.
Ils étaient les maîtres.
Et les seuls maîtres.
Le peuple votait tous les quatre ans, mais, huit jours après les élections, les élus, qu’ils fussent de gauche ou de droite, avaient fait le bloc des profiteurs, renoué les liens avec les puissances d’argent.
Après l’entr’acte électoral, tout recommençait comme avant : dictature des banques, pillage de l’épargne, profitariat politicien, tandis que le peuple croupissait dans sa misère, se faisait manœuvrer par cent provocateurs à gage, qui voulaient, en l’excitant à faux, lui faire oublier la détresse de son sort et la dictature de ses maîtres.

Ennemis du peuple !

L
e peuple était si bien trompé qu’il se laissait dresser contre ceux-là même qui voulaient le libérer de son esclavage.
Nous qui poursuivions sans trêve les magnats de la finance, nous finîmes par voir se lever contre nous, avec violence, des milliers de travailleurs pour qui précisément nous nous battions !
Mais les journaux, au service des ploutocrates, mentaient chaque jour !
Les propagandistes politiques, pour sauver leur prébende, mentaient davantage encore.
Le peuple, aigri par ses malheurs, trompé par ces exploiteurs, se laissait entraîner dans tous ces traquenards.
Les gangsters se frottaient les mains dans l’ombre, laissant la masse ouvrière, égarée par leurs soins, crier naïvement au fascisme contre ceux qui s’en prenaient à la dictature de l’or.
Le coup fut soigneusement monté.
Tout qui voulait la justice sociale et la voulait vraiment — non pas comme les politiciens marxistes qui la voulaient huit jours avant les élections, puis qui, huit jours après, fraternisaient avec les magnats des banques — tout qui voulait le bien de la Communauté, c’est-à-dire le renversement de la domination anonyme et irresponsable des clans financiers, voyait déferler sur lui les pires campagnes de mensonge et de haine.
Ce fut notre cas, à l’échelle de notre pays.
Mais ce fut le cas, en bien plus grand, du peuple allemand qui, par la Révolution Nationale-Socialiste, avait osé renverser dans le Reich la dictature occulte des ploutocrates […] et de leurs valets parlementaires.

La maffia internationale

L
a haute finance est une maffia internationale.
Si elle laisse un de ses fiefs lui échapper, l’exemple peut être dangereux pour les autres.
Au début du gouvernement d’Hitler, on crut dans les milieux de la finance étrangère que cette expérience sombrerait vite dans le chaos. On laissa Hitler avancer, sûr que ce débutant, qui s’imaginait pouvoir gouverner un pays en se passant des banksters, irait de faillite en faillite.
On le verrait bientôt s’enfoncer ! Son expérience ne serait pas longue ! Et la finance reprendrait de plus belle sa dictature, aussitôt après l’écroulement de l’imprudent rénovateur !
Mais Hitler, au lieu de faire faillite, avançait à pas de géant. Dès qu’il fut acquis que sa révolution socialiste réussissait et se consolidait, le scepticisme amusé des ploutocrates fit place bientôt à la stupeur.
Si la classe ouvrière mondiale apprenait ce qui se passait en Allemagne, était mise au courant des puissantes réformes sociales apportées par le Fuehrer, des mouvements identiques allaient soulever le peuple partout.
Demain, ce serait la France, l’Angleterre, les Etats-Unis d’Amérique ?
La Haute Finance internationale sentit que la réussite d’Hitler serait pour elle une expérience mortelle. Si LUI réussissait, si des millions de travailleurs se dégageaient de l’étreinte de la haute finance, si un état socialiste pouvait, en dehors de l’argent anonyme, assurer la vie matérielle, puis le bonheur des masses, la dictature ploutocratique sur le monde allait chanceler !
Car, après Hitler, d’autres révolutionnaires se lèveraient ailleurs.
Dans vingt ans, ou cinquante ans, le socialisme serait le maître.
Ce n’était pas possible ! Cet Hitler devait sauter ! Et la haute finance organisait l’assaut, avec ses milliards corrupteurs et avec sa meute de complices.
Ces complices étaient groupés d’eux-mêmes, car ils étaient les alliés naturels de la Haute Banque et ils avaient les mêmes intérêts égoïstes à reconquérir ou à protéger.
[…]
La plus belle qualité de l’ouvrier, c’est qu’il est fidèle. Fidèle à ceux qui lui ont fait du bien — et les pionniers socialistes avaient fait du bien au peuple au moment où l’horrible bourgeoisie du XIXe siècle l’écrasait sous d’interminables heures de travail payées de salaires de famine. L’ouvrier se souvenait des précurseurs ; par reconnaissance, il était resté attaché à ceux qui avaient suivi les apôtres et qui avaient dénaturé, puis prostitué, leur œuvre de révolte et de justice.
L’ouvrier sentait bien que ce n’était plus cela, mais il ne voulait pas s’avouer à lui-même qu’il était victime d’une escroquerie monumentale.
Il y avait encore là, pour les agitateurs, un public tout prêt. Ce public fut entrepris avec un cynisme, une mauvaise foi, une méchanceté, comme jamais peut-être on n’en connut sur le continent.
Tout qui voulait s’instruire de la grande expérience socialiste qui se réalisait en Allemagne était aussitôt traîné dans la boue.

Terrorisme antihitlérien

O
n pratiqua un véritable terrorisme de la pensée.
On ne pouvait qu’insulter Hitler, le dépeindre comme le dernier des monstres. La moindre réserve, la plus faible remarque, vous valaient des bordées d’injures.
La presse marxiste n’était qu’une accumulation de nouvelles mensongères, de textes tronqués, de racontars scandaleux. On imprimait sur sept colonnes, avec des titres comme des portes de garage, les pires insanités sur Hitler, écrites par sa concierge, sa cuisinière ou son frère de lait.
Le peuple, dans tous les pays non allemands, était noyé dans ces calomnies et ces outrages.
Ne pouvant rien contrôler, impressionné par la mise en scène de ces campagnes provocatrices, submergé sous cet afflux continuel de ragots, d’inventions grotesques et de proclamations théâtrales, l’ouvrier européen au bout d’un an fut complètement égaré.
Comment eût-il pu se ressaisir ?
[…]
Dès 1937-1938, les grandes masses européennes avaient perdu tout contrôle de la réalité.
Une expérience grandiose se passait à leurs portes : elles l’ignoraient.
Cette expérience pouvait changer le sort des travailleurs, les libérer de l’esclavage de l’argent, leur donner enfin l’aisance et le respect dans la justice : cette expérience, les ouvriers de l’Europe durent l’ignorer parce que ceux qui voulaient, par bas intérêt, que cette expérience fût ignorée, avaient les millions et l’influence.

La course à la guerre

E
t ce fut la course à la guerre.
Il ne fallait pas seulement bafouer l’œuvre sociale que les travailleurs allemands échafaudaient sous la conduite d’Hitler.
Il fallait anéantir le peuple qui s’était montré audacieux au point de vouloir se passer des puissances d’argent et des politiciens marxistes.
On essaya d’abord de l’affamer en lui refusant tout débouché outre-mer.
L’Angleterre de 40.000.000 d’habitants avait un empire où 400 millions d’indigènes étaient à son service.
La France, sans enfants, ayant un sol incomparable, mais quatre fois moins peuplée proportionnellement que la Belgique, possédait néanmoins un merveilleux empire, refuge de métis et de Levantins.
Mais l’Allemagne, surpeuplée, habitant un sol pauvre, ayant un besoin élémentaire d’un large espace vital, se voyait farouchement refuser le moindre bout de colonie.
Elle manquait de matières premières, elle avait un million six cent mille naissances par an, alors que la France n’en avait que six cent mille, mais on lui fermait toutes les portes de la vie coloniale.
C’était d’un égoïsme monstrueux.
Le public eût dû s’indigner devant ce cas flagrant d’injustice sociale, réclamer que les colonies fussent données à ceux qui avaient faim et qui avaient des enfants.
Mais on l’avait complètement égaré ; sous l’instigation des provocateurs, il prenait aveuglément le parti des ploutocrates anglais, cramponnés à leurs scandaleux privilèges coloniaux, contre les travailleurs allemands qui réclamaient une répartition des biens de la terre, basée sur le droit à la vie et sur la justice.
Chaque revendication allemande, si modérée fût-elle, déchaîna d’effroyables campagnes provocatrices.
Des millions de Sudètes, Allemands jusqu’à la moelle des os, sans cesse malmenés par la bestiale tyrannie tchèque, réclamaient-ils de pouvoir retourner, comme c’était leur droit élémentaire, à leur patrie, le Reich ? Un hourvari fabuleux monta de toute l’Europe !
On fut à deux doigts d’une guerre européenne !
Parce que des hommes voulaient disposer librement de leur sort !
Ils étaient tous Allemands. Ils voulaient redevenir Allemands. N’était-ce pas leur droit ? En quoi un paysan ardennais ou un vigneron de l’Anjou pouvait-il s’en offusquer ? Et, au fait, qu’est-ce que cela pouvait leur faire ? Et, enfin, en quoi cela les regardait-il ? N’empêche qu’on faillit, déjà en 1938, mettre toute l’Europe à feu et à sang pour empêcher ces Sudètes de vivre selon leur goût et selon leur patriotisme !
Pour que des millions de lecteurs des pays démocratiques n’aient rien compris à cette question si claire, il fallait que le public fût mûr pour les pires folies.
Ce qui avait raté en Tchécoslovaquie devait réussir tôt ou tard.

Mauvaise foi
U
n an après, le coup bas réussissait, et l’Europe entrait par Dantzig dans un affreux bain de larmes et de sang.
Plus tard, le monde sera pris d’horreur devant cette guerre engagée avec une mauvaise foi à ce point criminelle.
Car le cas de Dantzig et du couloir polonais était encore plus simple que celui des Sudètes.
Dantzig était un port modeste, intégralement allemand, séparé stupidement du Reich par les charcutiers en délire de la Conférence de Versailles. Cette ville réclamait depuis des années son retour au Reich.
C’était la volonté, dix fois proclamée à la face du monde, de ses habitants quasi-unanimes. Personne n’eût osé nier cette volonté. Alors ? Au nom de quoi, de quels principes, de quels droits, s’y serait-on opposé ?
Quant au fameux Corridor, le bon sens même disait qu’on ne pouvait pas continuer à laisser une partie de l’Allemagne séparée du corps du Reich et maintenir le système odieux des passages plombés et autres vexations, pour se rendre de Berlin en Prusse Orientale.
Une solution pouvait être trouvée. Au début de 1939, la Pologne se sentait si peu l’ennemie de l’Allemagne qu’elle collaborait militairement avec elle à la solution du problème tchèque.
Mais les maffias bellicistes veillaient !
On corrompit à coups de millions, en 1939, les dirigeants polonais. On recommença une effrayante campagne de bobards et de provocations dans toute l’Europe démocratique.
Encore une fois, qu’est-ce cela pouvait bien faire à un mineur de Pâturages ou à un pêcheur d’Arcachon que les Dantzikois fissent ce qui leur plaisait et qu’on permît aux Allemands de l’Est de communiquer en paix avec leurs autres compatriotes ?
Deux jours de négociations, et on eût abouti à des résultats définitifs.
L’Allemagne avait, depuis des années, montré une extraordinaire patience à l’égard de la Pologne, malgré le caractère blessant du problème. Hitler avait fait des propositions d’arrangements d’une modération déconcertante. Quand on les relit, on est stupéfait et on se prend la tête à deux mains, en se disant : « Comment a-t-on pu arriver à la guerre — et quelle guerre ! — alors que tout était si simple ! »

On voulait la guerre

O
n n’est arrivé à la guerre que parce qu’ON VOULAIT LA GUERRE.
L’Histoire établira, plus tard, de façon éclatante et vengeresse, qu’Hitler fit l’impossible pendant cinq ans pour éviter la guerre, insensible aux plus basses provocations, y répondant par des propositions précises de désarmement général, accumulant démarche sur démarche pour sauver la paix de l’Europe.
Hitler avait entrepris une œuvre sociale merveilleuse qui, à elle seule, eût suffi à hisser son nom au sommet de l’Histoire.
Il avait besoin de paix pour poursuivre et amplifier cette action.
C’est pour cela qu’il essaya, par tous les moyens, d’arrêter la guerre européenne.
Les autres, par contre, voulaient la guerre, n’importe comment, sous n’importe quel prétexte, pour abattre la grande révolution populaire, jaillie du courage des ouvriers allemands et du génie de leur chef.
C’est contre ces ouvriers, contre leur œuvre émouvante, que la guerre fut déchaînée.
C’est pour que vous, les autres ouvriers d’Europe, ne puissiez pas les imiter que la guerre fut déchaînée.
Ah ! Qu’ils soient maudits à jamais les monstres qui, pour sauver leurs immondes tripotages financiers, pour maintenir la dictature de l’or qu’ils faisaient régner sur vingt peuples, ont jeté l’univers dans les abîmes de la désolation !
[…]
On souffre partout. Les hommes tombent. Les femmes connaissent la solitude, l’inquiétude, le désespoir. Les enfants souffrent de la faim.
Que la malédiction de Dieu s’abatte sur ceux qui, par un abominable égoïsme social, ont préféré que périssent des millions d’innocents plutôt que leurs privilèges, et qui finalement ont amené l’Europe à deux doigts de la plus épouvantable des catastrophes.
Car ce qui devait arriver est arrivé.
Depuis vingt ans, le Communisme guettait l’Europe, accumulant les armes les plus fantastiques, rassemblant des hordes immenses de soldats, réduisant un peuple entier à un esclavage total, pour augmenter indéfiniment ses possibilités de guerre.
Nous, soldats, nous pouvons vous dire ce qu’est la Russie rouge.
Nous l’avons vu, le paradis soviétique !
Des isbas lépreuses, en torchis lézardé, où sept, huit, dix personnes sont entassées sur le sol battu, dans des bouges sordides, aux murs suintant l’hiver, bourdonnant de milliers de mouches l’été.
Le pays est d’une richesse inimaginable, mais le peuple, en butte aux razzias continuelles des agents soviétiques, est affreusement pauvre, privé quasiment de tout.
Les grandes villes sont aussi lamentables : les immenses bâtiments communs, construits par les Soviets, ne sont que des blocs énormes de plâtras médiocres ; tout s’écaille, se disloque, au bout de quelques années.
Des millions de soldats vous répéteront ce que je vous dis.
Interrogez ceux qui sont ici et dont les trois-quarts sont, comme vous, Camarades, des travailleurs manuels.
Qu’ont-ils trouvé ? De vrais villages de nègres, des villes-casernes, lugubres, bâties en matériel d’exposition et s’effritant bientôt au gré des intempéries. Des populations misérables, pouilleuses, en loques, ne disposant que d’instruments ménagers absolument préhistoriques, vivant dans une promiscuité inimaginable, privés des soins les plus élémentaires.
Pourtant, nous aimons la terre russe, les cieux russes, les steppes immenses.
Nous aimons cette population malheureuse et si accueillante.
Mais nous avons été horrifiés, tous, par l’état invraisemblable de ce pays, après vingt ans de bolchevisme.
Il faut que nos soldats resserrent tout leur courage pour repartir demain, vers ces villages de lépreux, cette crasse, cette vermine, cette misère triste que nous avons connue de près, pendant un an et demi, au long de deux mille kilomètres d’offensives en Russie.

Si Moscou avait triomphé…
Q
uand on voit le sort affreux de ces millions de pauvres gens, on pense à ce qui attendait l’Europe si les Soviets eussent pu, comme ils le voulaient, bondir à l’heure de leur choix.
C’est là que les ploutocrates furent les plus criminels.
Ils savaient que les Soviets n’attendaient que la guerre civile de l’Europe pour déferler sur elle.
Ils déchaînèrent la guerre quand même.
C’était mettre l’Europe en péril de mort. Rien ne les arrêta.
Aujourd’hui, la formidable armée d’Hitler doit déjà livrer des combats titanesques pour sauver l’Europe, à l’Est !
Dites, que se fût-il passé, si ce rempart eût été frêle et si la Wehrmacht n’avait pas installé son barrage, bien loin de l’Europe Centrale ?
Des millions de demi-barbares, aux têtes épatées de Mongols, seraient aujourd’hui installés partout ; des commissaires politiques déchaînés auraient déjà organisé, dans toute l’Europe, les massacres qui n’ont pas cessé depuis vingt ans en Russie soviétique et qu’avaient déjà connus, par épisodes affreux, l’Italie des usines rouges de l’après-guerre, la Hongrie de Bela-Kun et l’Espagne du Frente Popular.
Les puissances d’argent, en nous lançant tous dans la guerre, savaient le risque horrible qu’elles faisaient courir à l’Europe.
Mais, en cas de danger, l’argent se transporte vite, il y a toujours des limousines, des trains, des bateaux, des avions, pour sauver la précieuse peau des ploutocrates aux abois.
Eux se seraient sauvés, comme ils se sont sauvés en Amérique en 1940.
Mais vous autres, ouvriers, vous auriez connu le sort terrible du prolétariat russe, plus misérable que les nègres !
Voyez-vous nettement, Camarades, pourquoi on vous a trompés ?
Pour le maintien de quels intérêts immondes, et de quels privilèges scandaleux, on a lancé des centaines de millions d’Européens dans une guerre infernale.
La guerre pouvait être parfaitement évitée.
Elle a été délibérément voulue, cyniquement préparée, par une Haute-Finance qui ne voulait pas d’un Etat populaire où elle n’aurait plus le contrôle de l’Etat et ne rassemblerait plus dans ses coffres le profit du travail du peuple.
[…]
Aujourd’hui, Camarades travailleurs, vous souffrez !
Nous, soldats, nous avons aussi notre lourde part de souffrances: vous le savez.
Nous menons un combat terrible: nous avons vu mourir nos meilleurs frères d’armes et tomber, dans leur sang, des centaines de blessés qui étaient nos compagnons très chers.
Chaque travailleur en Europe pâtit à sa manière, au travail lointain ou bien au front, pour une guerre qui ne fut pas voulue par lui, mais au contraire contre lui.

Contre l’ouvrier
C
’est contre l’ouvrier avant tout que la guerre fut déchaînée parce qu’on avait peur que le redressement du travailleur allemand fût imité ailleurs.
Au nom de quoi, les gouvernements ploutocratiques de Londres et de New-York, eussent-ils pu parler du peuple ?
Le peuple, ils l’ont toujours laissé dans une misère ignoble.
L’Angleterre […] des requins de la Finance, l’Angleterre de mille châteaux somptueux et des fastueux hôtels de l’Empire, cette Angleterre était même incapable de donner du travail à ses deux millions de chômeurs !
Et les onze millions de chômeurs des Etats-Unis d’Amérique ?
Avec leurs rois insolents du chewing-gum et des lames à raser ?
Avec leurs actrices au cachet fantastique et aux bains de champagne ?
Avec la police qui assommait les sans-travail. Avec les milliers de miséreux qui logeaient dans des ferrailles d’autos dépareillées ?
Ces régimes ploutocratiques, jouets de quelques centaines de magnats internationaux, sont la honte de la civilisation contemporaine.
Eux vainqueurs, l’Europe en reviendrait aux plus dégoûtantes exploitations du prolétariat.
L’ouvrier qui réfléchit ne peut plus hésiter.
Cette guerre, on l’a faite contre lui.
Ceux qui l’ont déchaînée étaient les représentants les plus typiques du conservatisme économique.
D’un côté, il y avait un grand effort social.
De l’autre côté, il y avait des coffres-forts, des intérêts, des monopoles.
C’est la guerre de l’argent contre le peuple.
Au peuple de redresser la tête avec fierté, dans ce combat qui est la lutte pour la vie !

Ouvriers, nous sommes avec vous !
S
oldats, nous sommes avec vous, ouvriers ! Nos armes sont au service de votre cause ; elles sont aujourd’hui le rempart de votre liberté, de votre honneur ; demain, elles ouvriront la route, avec toute la violence nécessaire à la Révolution socialiste qu’on a voulu abattre le 3 septembre 1939, et dont tous ensemble, confondus dans une même lutte et une même foi, nous assurerons demain le triomphe intégral !
Car il faut qu’on en finisse avec ces tyrannies de l’or international et avec les guerres qu’il déclenche à tout bout de champ, selon son intérêt.
Cette guerre n’était pas votre guerre, Camarades !
Elle était, au contraire, celle de vos pires ennemis.
Mais si elle n’était pas votre guerre, il faut désormais qu’elle devienne votre guerre ; il faut que l’ouvrier comprenne que toutes les souffrances des masses doivent être utiles, et qu’au bout de ses combats et de ses privations, le peuple doit enfin devenir son maître et assurer à jamais son destin.
Souffririez-vous que tant de morts de jeunes gens magnifiques et tout ce que vous endurez eussent été consentis en vain ?
Les morts ne vous le pardonneraient pas.
Vos épouses, là-bas, au loin, ne vous le pardonneraient pas.
Vos enfants, un jour, vous reprocheraient, avec des mots qui brûlent, d’avoir renoncé à les rendre heureux, faute de volonté et d’espérance.
Vous trouvez que c’est trop dur, qu’il y a trop longtemps que vous êtes privés des joies du cœur, des détentes de jadis ?
Et les soldats ?
Pensez à eux, Camarades !
Croyez-vous qu’ils ne souffrent pas infiniment plus encore ?
Vos baraques son inconfortables ? Oui. Mais le soldat, lui, où dort-il ? Dans les isbas en ruines, dans des trous glacés !
Vous vous plaignez de la nourriture ? Mais le soldat, lui, que mange-t-il au milieu des luttes harcelantes ?
Réalisez-vous la vie de ces centaines de milliers d’hommes harassés et sans cesse en face de la mort ?
Savez-vous exactement ce que cela représente comme tension de tout l’être et comme déchirements du cœur ?
Pourtant, le soldat tient le coup, parce que, justement, plus il souffre, plus il veut que sa souffrance serve et que la révolution sociale succède aux combats du présent.

Ceux de Stalingrad
L
’armée ne connaît pas les petitesses de la vie civile.
Dix ans de National-Socialisme ont fait de toutes les classes allemandes un bloc admirable de fraternité.
La Wehrmacht, c’est, purifiée par la souffrance, la communauté parfaite, avec de vraies élites, créées et renouvelées selon le mérite, avec une égalité merveilleuse, le général mangeant exactement le même « Verpflegung » que le simple grenadier, luttant à ses côtés, tombant à ses côtés, en chef, mais aussi en camarade.
Cette solidarité, les héros immortels de Stalingrad, l’ont portée au point le plus sublime. Les morts glorieux couchés là-bas dans les ruines, broyés, officiers et soldats, dans une même résistance surhumaine, rediront à jamais la fraternité qui unissait les hommes de l’Allemagne Nouvelle à leurs chefs.
Morts de Stalingrad, plus vivants dans nos cœurs que si vous étiez encore en vie, vous arrachez à nos yeux des larmes, mais vous serez, à jamais, l’âme brûlante de la Révolution, l’honneur et la fierté de tous les Germains, et, pour la jeunesse qui cherchait des modèles, un impérissable exemple de solidarité sociale et de grandeur !
L’armée allemande, plus que toute réalisation matérielle, nous a vraiment montré comment le National-Socialisme avait pu transformer un peuple.
Soudés dans les organisations de jeunesse, où fils de riches et fils de pauvres, sont rigoureusement égaux ; dans les organisations de travail où patrons et ouvriers travaillent en équipes, les Allemands d’Hitler ont formé au front une immense camaraderie, émouvante au-delà de tout.
Ce spectacle est unique !
Il permet de tout espérer.

Jusqu’au bout !
C
ar l’idéal commun qui domine là-bas, de sa haute lumière, les durs combats du présent donnera le souffle décisif à la révolution de l’après-guerre. Il n’est pas un soldat qui ne se soit juré là-bas de mener le combat jusqu’au bout.
Jusqu’au bout, cela ne veut pas dire seulement sauver le Reich et assurer son espace vital ; jusqu’au bout, cela signifie aussi donner aux hommes, dans le bien-être, la justice et l’élévation morale, le bonheur que tant de sang aura largement payé à l’avance.
Ce bonheur, le soldat y croit de toutes ses forces.
Il connaît Hitler.
Il sait qu’Hitler fut longtemps un ouvrier et qu’il connaît l’ouvrier.
Il sait ce qu’il a fait pour le peuple, quelles réalisations étonnantes il avait atteintes déjà, réalisations admirablement ordonnées et pleines de merveilles d’imagination et de sensibilité.
Et surtout, ce qui donne aux soldats la foi, et ce qui l’émeut, ce sont les regrets que ne cherche même pas à voiler le Fuehrer lorsqu’il parle du temps perdu, pendant la guerre, pour la grande œuvre sociale, raison de sa vie.
C’est pour sauver le Socialisme et pour sauver vingt siècles de grandeur européenne que le soldat a tenu bon et tiendra bon, âprement, farouchement jusqu’à la victoire complète.


Foi dans le Fuehrer
L
e soldat sait, plus que n’importe qui, le sort qui l’attend.
Pourtant son moral est extraordinaire. Le soldat du front est, partout, un phénomène de foi et d’optimisme. Il pourrait grogner. C’est long. C’est dur. Pourtant, jamais un doute ne l’effleure : « Le Fuehrer est là, tout ira bien ».
Il a foi dans le Fuehrer-soldat.
Et il a foi, au-delà de la guerre, dans l’avenir.
Il sait qu’Hitler réalisera, après la guerre, des réformes sociales formidables, comme jamais le monde n’en aura connues.
Ça vaut de lutter. Ça vaut de mourir.
Les soldats donneront leur vie avec sérénité pour que, demain, des millions de maisons aient des sourires clairs et doux comme la lumière.
La foi du soldat allemand est la foi de tous les soldats d’Europe.
Car le temps, non seulement de l’égoïsme social mais aussi de l’égoïsme des peuples est mort.
Hitler vainqueur ne sera pas seulement le chef et le responsable du Reich, mais le chef et le responsable de l’Europe entière.
L’unité économique, militaire, spirituelle de l’Europe, sortira, irrésistiblement, de ce conflit gigantesque.
Les ressources, mises en commun, ouvriront à toute l’Europe des possibilités prodigieuses. Au lieu de déjeter les biens et les efforts dans dix directions différentes et dans des dispersions stériles, un plan d’ensemble règlera la production et la transformation des matières.
Un homme commandera, et qui sera obéi, parce qu’il sera le plus fort. Une même politique sociale sera, inévitablement, réalisée partout.
Si bien que cette guerre, sous quelque aspect qu’on l’examine, va de plus en plus dépasser l’Allemagne de 1939 et étendra ses conséquences à vingt peuples différents.
Non seulement tous les peuples germaniques, wallons compris, réunis demain en une pure et puissante unité, seront le moteur de l’Europe et jouiront, comme il se doit, des mêmes bienfaits de la Révolution Nationale-Socialiste, mais c’est à l’Europe entière que ces bienfaits s’étendront par ondes de plus en plus larges.

Solidarité ouvrière
O
uvriers, vous sentez parfaitement vous-mêmes comment vous appartenez, dès à présent déjà, à l’Europe.
Vous êtes des millions de travailleurs étrangers en Allemagne, venus de tous les points du continent.
Vous vous sentez solidaires. Vous sentez surtout comment l’Europe est, maintenant, un pays ouvert à tous.
Demain, les grandes réalisations d’Hitler, vainqueur, s’étendront à l’Europe entière, en même temps que son plan d’organisation économique. Il sera impossible d’échapper au formidable courant de vie qui se dégagera de cette transformation radicale.
Que signifieront alors les réactions isolées des dernières forces ploutocratiques ?
Elles seront balayées, comme les fétus de jonc emportés par les eaux du printemps.
Nous serons cent millions, en Europe, ouvriers et soldats, à monter la garde de la révolution victorieuse.
Gare à qui tentera, alors, de braver nos armes !
Que cette foi dans l’avenir vous aide, Camarades, à franchir les jours ingrats du présent !
Camarades, pendant cinquante ans, la classe ouvrière a connu des luttes désespérées pour la justice sociale. Elle était arrivée à l’impasse du marxisme bourgeois et décadent.
Un simple ouvrier, parvenu au pouvoir grâce à une énergie prodigieuse, a rendu à des milliers d’ouvriers une foi sans borne.
Cette foi gagne à présent, dans toute l’Europe, ceux qui ont l’esprit lucide.
La guerre ne durera pas éternellement.
Et elle finira d’autant plus vite que nous, soldats, aurons été chaque jour de vrais soldats ; que vous ouvriers, aurez été de vrais ouvriers.
Celui qui tourne l’obus est aussi utile que celui qui le percute.
Votre outil, c’est notre fusil.
Tous ensemble, nous sommes combattants, luttant chacun dans notre secteur CONTRE la barbarie soviétique qui nous menace tous ; CONTRE la ploutocratie qui voulait nous asservir tous, POUR la même révolution socialiste, espérance du peuple, volonté du front.
Bientôt, nous aurons rejoint la ligne de combat.
Là-bas, nous penserons à vous chaque jour, avec ferveur ; nous saurons que vous faites, dans les usines, votre part pour la cause commune.

Après la victoire
C
amarades !
Un jour, vous retrouverez vos foyers ; un jour, vous reverrez vos enfants ; mais avec la joie immense de leur apporter, non plus seulement le pauvre petit gagne-pain de jadis, mais un salaire social, fruit douloureux et merveilleux de la guerre présente.
Faisons pour y parvenir un bloc de granit, comme nos ennemis, eux ont su faire bloc !
Ploutocrates, conservateurs, réactionnaires, clergé rétrograde sont bien parvenus à faire, maintes fois, le front commun des appétits ou de la peur.
La guerre ne sera pas encore finie qu’ils courront déjà au secours de « l’Ordre Nouveau » pour le submerger ou le torpiller.
Ce jour-là, il ne nous faudra pas des réformettes à la guimauve, ni des timorés et des mous pour conduire les opérations.
Il faudra une politique sociale d’une formidable ampleur et des hommes audacieux pour la concevoir et la réaliser, avec une poigne de fer. La classe ouvrière verra vite qui agit pour elle, de même que la classe paysanne, si injustement traitée jadis et qui aura sa large part dans la révolution de demain.
Que nos vieux ennemis nous trouvent prêts alors, unis, durs et nets comme des glaives.
Jurons-nous, ouvriers et soldats, d’être toujours camarades de combat : aujourd’hui dans la lutte contre la barbarie de Moscou et contre la finance internationale ; demain, dans la grande œuvre révolutionnaire qui transformera l’Europe.
Ouvriers, regardez nos soldats : il y en a, parmi eux, qui tomberont au front, où ils assurent vos droits, et qui jamais ne reverront notre patrie.
A l’avance, ils font le sacrifice de leur vie pour que leur peuple soit heureux.
Pour être dignes de ceux qui sont tombés, si nombreux, pour votre cause, et de ceux qui, demain, devront mourir à leur tour, au front de l’Est, faites dans vos usines, votre devoir de combattants révolutionnaires.
Luttons tous, avec la force des convaincus. Ayons les yeux fixés sur l’Ouvrier Soldat qui nous conduira, irrésistiblement, à la Révolution Nationale-Socialiste, dès le lendemain de la victoire.
Ouvriers wallons, les soldats de votre peuple vous saluent !

Heil Hitler !


De nos jours, la salle de la « Haus des Deutschen Sports » où discourut Léon Degrelle en Février 1943.