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mercredi 4 janvier 2017

Notre Calendrier 2017


« C’est l’hypercapitalisme qui est à la base des guerres contemporaines. »
Léon Degrelle, 13-XI-1937


C
ette citation de Léon Degrelle, au mois de mai du calendrier de 1939 qui nous servira de guide en 2017, est tirée de l’éditorial du Pays réel du 13 novembre 1937.


À cette époque où l’hebdomadaire Soirées publiait un retentissant reportage sur le Reich hitlérien vu à travers le prisme déformant de l’Eglise catholique, Léon Degrelle avait-il pénétré l’essence du national-socialisme qu’il avait pourtant approché un an auparavant lors de sa première rencontre avec Adolf Hitler à Berlin ? Toujours est-il que, tout en décrivant fort précisément la révolution nationale-socialiste (« la vraie révolution, sociale et nationale » !) à travers le projet rexiste, il la limite à une réaction antimarxiste matérialiste. Les choses n’en resteront heureusement pas là !

Voici le texte intégral de cet éditorial, à cette retenue près, magistral.




Pour barrer la route au marxisme.
Condition Sociale du Pays Nouveau


On n’arrêtera pas le marxisme par un retour
à un conservatisme bourgeois, égoïste et borné,
mais en réalisant une révolution sociale
complète, rapide, pacifique et nationale.


Pas de marche-arrière !

Arrêter le marxisme, c’est bien, mais il faut s’entendre sur le mot, sur les faits et sur les moyens.

Pour un certain nombre d’esprits fermés, l’opposition à la Révolution Rouge signifie : casser net tout élan social, s’opposer à des réformes nouvelles, neutraliser, saboter ou annuler les conquêtes, souvent si douloureuses, que les travailleurs ont obtenues au cours de cinquante années de luttes dures, houleuses et parfois sanglantes.

S’imaginer que nous participerons jamais à ces visées réactionnaires est enfantin.

Nous haïssons, autant que le bolchevisme, ce capitalisme sans cœur, qui laissa, pendant des années, la classe ouvrière dans « une misère imméritée ».

Nous savons combien furent cruels ces temps maudits où le peuple de chez nous était traité comme un bétail ou comme des matériaux à l’état brut, soumis à des temps de présence inhumains, où hommes, femmes et enfants, mêlés à l’usine, étaient condamnés, par la misère, à des travaux forcés, qui criaient vengeance au ciel.

Ecrasement de la dignité humaine.
Mesures d’hygiène inexistantes.
Alcoolisme.
Rues insalubres.
Taudis infects.

Nous serrons les poings d’indignation et de fureur en pensant à ces temps-là. Nous sommes, par toutes les fibres de notre être, en communion d’âme avec tous les hommes au cœur droit –socialistes ou non– qui firent sauter cette chape de plomb qui écrasait le peuple.

Si l’opposition au marxisme signifiait un retour –même partiel– ces mœurs maudites, nous crierions à l’instant même : « Nous ne marchons pas ! au contraire, vous nous trouverez en travers de votre route ! »

Nous ne voulons pas enrayer un mal pour en retrouver un autre.

Pas de salut du pays, pour nous, en dehors de la paix sociale, oui, mais basée sur la justice sociale et sur le bonheur de la classe ouvrière, comme des autres.


La lutte des classes par le capitalisme

L’hérésie de la lutte des classes fut, il faut le reconnaître, autant une erreur capitaliste qu’une erreur marxiste.

Les partis conservateurs, en négligeant d’améliorer le sort des classes laborieuses, en n’étant au service que des classe « possédantes » pratiquaient autant la lutte des classes que les Marxistes qui l’inscrivaient dans leur programme.

Laisser croupir des milliers d’êtres dans des logis immondes, se désintéresser quasi totalement de l’hygiène, des sports, de la santé des ouvriers, ne point tenir compte des familles des travailleurs, tolérer le labeur industriel des enfants, écraser les ouvriers sous le poids d’heures interminables à l’usine, tuer toute vie personnelle, familiale, sociale parmi le peuple, n’avoir de préoccupations qu’à sens unique –les intérêts d’une classe et du capital– c’était pratiquer la lutte des classes sous sa forme la plus barbare.
La lutte des classes, marxiste, était une exaspération néfaste, mais tout de même au service d’êtres humains. L’autre, la lutte des classes, à la mode capitaliste, n’était au service que d’éléments matériels, de briques, de fer, de lingots d’or, devenus ennemis des hommes.

La réconciliation des classes et leur solidarité n’est possible, ne se fera qu’en rendant au capital sa seule mission admissible : n’être point un élément despotique, inhumain et un but social, mais, au contraire, un instrument au service de la communauté nationale.


Mission du capital


Capital : humain, modeste, au service de la communauté.
Une fois cela compris et intégré dans la vie publique, alors on peut parler d’arrêter le marxisme.

Pour nous, rexistes, en tout cas, c’est une condition « sine qua non » ; nous somme également antimarxistes et anticapitalistes : pas de paix des classes sans le retour du capital à sa stricte mission de serviteur de l’homme et de la société.


Les méfaits de l’hypercapitalisme

On néglige vraiment trop cet aspect.

La plus constante raison d’être du marxisme se trouve, en effet, dans la dictature de plus en plus écrasante d’un capitalisme inhumain devenu rapidement un hypercapitalisme barbare. C’est cette conception du capitalisme, dégagé de tout devoir humain, fin et bien en soi, n’ayant point de freins dans les lois morales, qui nous a conduit à ces excès de plus en plus criards, à ces trusts, à ces cartels, n’ayant d’autres visées qu’un rendement matériel maximum, à ces destructions de biens utiles en vue de maintenir des prix supérieurs, à cette substitution progressive d’un capitalisme massif, bancaire, anonyme, irresponsable à la propriété personnelle et responsable.

Celle-ci était, ou pouvait être, un trait d’union, un instrument de mieux-être.

L’autre, l’hypercapitalisme sans nom, n’est plus qu’un jeu monstrueux de quelques êtres privilégiés, aux dépens des pays et des peuples.

Cet hypercapitalisme est à la base des crises toujours plus graves de la vie économique mondiale.
C’est lui qui est à la base des guerres contemporaines.
C’est lui qui, n’hésitant devant aucun moyen, a corrompu les institutions et les hommes, uqi a gangrené la politique et la presse par ses générosités faciles et intéressées.
Nous lui devons le chômage, des perturbations économiques sans précédent, des guerres toujours plus cruelles, la corruption morale des régimes démocratiques, une horrible dureté dans les relations entre les hommes, entre les classes, entre les peuples.

Et on voudrait que nous soutenions et approuvions ça ?

Jamais de la vie !

À bas l’hypercapitalisme ! pas de salut du pays dans l’esclavage de l’industrie et du peuple !


Les méfaits du marxisme

Le marxisme a tout fait pour accentuer les effets désastreux de l’hypercapitalisme, au lieu d’en être le contrepoids. À la lutte de classe capitaliste, les dirigeants rouges ont opposé la lutte des classes marxistes – base même de leur doctrine – multipliant ainsi le mal par deux, le compliquant encore à coup de violences souvent sanglantes.

Même erreur des dirigeants marxistes, en face du matérialisme capitaliste qu’ils ont complété par le matérialisme de la production.

A lieu d’essayer de ramener le monde à une exacte notion de la dignité de l’homme, de la famille ouvrière, du travail, du métier, ils ont créé une barbarie nouvelle, basée sur la puissance du nombre, sur le mépris de l’effort personnel, sur la concentration anonyme irresponsable, inhumaine, de toutes les forces économiques dans les mains de quelques politiciens, au lieu de quelques banquiers.

Mêmes erreurs !
Même méconnaissance des limites de l’homme et de sa dignité, des cellules vitales de la société et des organisations naturelles du travail.
Même écrasement de toutes les valeurs humaines, de toute personnalité, de toute initiative individuelle.

À la dictature de l’or, ils ont opposé une autre dictature, aussi néfaste.

Le marxisme avait simplement copié l’hypercapitalisme et découblé ses défauts à travers l’univers, sur toute la ligne.


Faillite universelle

Les catastrophes n’ont pas tardé à couronner cette seconde faillite sociale.

Les bases du marxisme étant aussi fausses que celles de l’hypercapitalisme, les mêmes raz-de-marée ont balayé l’un après l’autre.

Le capitalisme a connu crise sur crise, culbuté sur culbute depuis vingt ans.

Le marxisme n’a pas été plus heureux dans ses expériences.

Il a plongé la Russie, après six mois de socialisme, dans un horrible bain de sang de dix millions de victimes, pour aboutir à une abominable dictature qui écrasa sous sa loi inhumaine cent soixante millions d’êtres humains.

Il s’est, en Allemagne, seconde citadelle marxiste, converti en un énorme syndicat de nantis.

Le matérialisme doctrinal avait tué toute noblesse dans les âmes. L’organisation matérielle se convertissait en un révoltant profitariat. La faillite des idées s’est ainsi complétée par une faillite morale.

La dictature hitlérienne n’a été que la conséquence de cette corruption.

L’expérience espagnole n’a pas été plus heureuse : l’hérésie marxiste de la lutte des classes a vite, bien avant l’appel aux armes de Franco, déchaîné l’intolérance, les incendies, les assassinats.

Le sang et les larmes ont arrosé l’échec social, complet, du marxisme espagnol sur le terrain ouvrier comme sur le terrain agraire.

L’expérience Blum à Paris a été, elle aussi, un échec total, tant au point de vue social qu’au point de vue financier.

Chute du franc.
Désorganisation économique.
Vie chère, rendant la vie du peuple plus dure qu’avant les lois marxistes.


Raisons de ces échecs

Les faits sont des faits.

Partout où il a essayé, le marxisme a échoué.

Il a échoué parce que ses bases doctrinales étaient fausses, parce qu’il n’y aura de salut possible pour les peuples et plus spécialement pour la classe ouvrière que dans la mesure où on substituera à la dictature aveugle et insensible de l’or, du nombre, de la production, la solidarité fraternelle des travailleurs de toutes les classes, la justice sociale, le sens de la dignité de l’homme, de ses limites, de ses responsabilités, parmi une société ordonnée, dégagée de son orgueil, où le capital aura été remis à sa place modeste et où les vraies valeurs de la famille et du travail auront retrouvé leur primauté.

Ceci est négation du marxisme.

Ceci est négation du capitalisme.

C’est l’appel à un ordre social nouveau.


Il faut une révolution complète

Il n’y aura de possibilité de concentration des forces nationales que dans la mesure où le pays aura saisi ces vérités.

Sinon, ce seront les mêmes erreurs qui se renouvelleront.

Sinon, ce sera le chantage des démagogies qui se poursuivra.

Il faut que le peuple sache et voie que dans l’Etat libéré du marxisme, il sera profondément heureux.

Tant qu’il n’aura pas cette conviction profonde, la paix sociale sera constamment en péril.

Il faut préparer, pour lui, des organisations nouvelles –les Corporations économiques et sociales– où il aura la certitude de pouvoir collaborer, sur un pied d’égalité complète, à l’organisation de sa vie et de son métier.

– Il faut une politique hardie du salaire, et notamment du salaire familial, qui permette, grâce à des caisses de compensation, dont les célibataires et les ménages sans enfant feront les frais, d’élever dans une parfaite dignité et dans l’aisance indispensable, les familles nombreuses ouvrières.

– Il faut une politique de l’habitation ouvrière, dégagée des monopoles ou organismes-sangsues de l’Etat, favorisant –l’opération est parfaitement rentable pour le capital privé– la construction, sur une très grande échelle, de logements sains et modernes pour le peuple.

– Il faut une politique de la santé, des sports et des loisirs ouvriers, qui arrache le peuple à l’anémie physique, morale et intellectuelle.

– Il faut une politique hardie de créations industrielles et de spécialisations nationales pour ouvrir des débouchés nouveaux à nos producteurs et à nos travailleurs.

– Il faut que l’ouvrier et la famille ouvrière sentent qu’ils sont entourés du respect de l’Etat et de la Nation, que le travail ainsi compris est une noblesse –la première de toutes– et non pas un esclavage.

On ne sauvera le pays du marxisme qu’en faisant pour la classe ouvrière, matériellement et moralement, dans la solidarité, le bon sens et l’ordre, dix fois plus et dix fois mieux que la révolution rouge ne ferait dans la haine et le désordre.


Agriculteurs et classes moyennes

Les mêmes principes valent, exactement, pour la classe agricole et pour les classes moyennes, elles aussi écrasées par l’hypercapitalisme des trusts et des grands magasins.

Elles aussi subissent les tentations rouges.

Elles aussi n’y échapperont que dans la mesure où le pays nouveau leur assurera un statut digne, la protection de leur travail et de leurs familles, l’organisation technique et professionnelle de leurs achats et de leurs ventes, en dehors et même contre les monopoles créés par ou pour l’hypercapitalisme anonyme.

Plusieurs millions d’hommes appartenant à ces deux classes sont à bout de nerfs.

Ils ont terre, commerce, foyer, enfants à sauver de la misère et de l’anarchie. Eux aussi ont droit à la vie.

Pas de rassemblement national possible en dehors de leur rénovation.


Devoirs et noblesse des conducteurs d’hommes

Le capital personnel, familial, responsable, aura tout à gagner à cette révolution sociale, dans la solidarité et la paix.

L
ui aussi a souffert de la dictature de l’argent anonyme.

Lui aussi désire retrouver un ordre réel et une dignité dans son œuvre.

Lui aussi veut élever sa vie au-dessus de la course au profit, en reprenant la mission magnifique de conducteur, d’organisateur et de camarade clairvoyant des travailleurs dont il a la responsabilité sociale…

Le capital, hier désorienté, découragé et souvent méprisé, retrouvera considération, dignité et noblesse dans la mesure où il sera redevenu normal, décent et humain, instrument de salut des hommes et non pas d’écrasement social.


Contre et pour

Ce n’est qu’en pensant cela avec nous et qu’en voulant cela avec nous qu’on peut compter sur nous pour arrêter le marxisme.

Il faut être :
Contre la dictature irresponsable de l’or ou du nombre ;
Contre l’égoïsme et la haine des classes ;
Contre la centralisation orgueilleuse et aveugle des biens matériels dans les mains de quelques hommes, hypercapitalistes ou politiciens.

Il faut être :
Pour la justice sociale, pour l’amélioration matérielle, constante, du sort de la classe ouvrière, pour la limitation des droits du capitalisme nanoyme et irresponsable, pour le redressement de la dignité du travail et du rôle de conducteur d’hommes ; pour le respect de la personne humaine, de la famille, du métier, pour la primauté des valeurs morales, quels que soient la fortune ou le rang des citoyens.


Clairvoyance et audace


Nous n’éviterons la révolution rouge qu’en réalisant, les premiers, cette révolution-là, la vraie, l’utile, sociale et nationale, pacifique, mais complète.

Certains socialistes nationaux en rêvaient, qui ont hésité et reculé à l’heure de l’action.

À nous d’avoir non seulement le sens social, mais l’audace d’aller jusqu’au bout.

C’est jusqu’au bout de cette révolution-là en tout cas, que le pays nouveau devra aller s’il veut compter sur nous pour une collaboration constructive.


Léon Degrelle.
Le Pays réel, samedi 13 novembre 1937



mardi 13 décembre 2016

Calendrier 2017 : « Nous voulons un peuple fort. Pas de santé morale sans la robustesse et le plein équilibre des corps. » Léon Degrelle, 23-VII-1937

Cette citation de Léon Degrelle, au mois de juin du calendrier de 1939 qui nous servira de guide en 2017, est tirée de l’éditorial du Pays réel du 23 juillet 1937.

Cet éditorial a été écrit à l’occasion du scandale inouï entachant le tour de France de 1937 qui vit l’abandon du maillot jaune Sylvère Maes et de tous les coureurs belges face aux attaques physiques du public français, encouragé par une certaine presse sportive au chauvinisme exacerbé. On peut ainsi lire dans les pages sportives du même journal : « Les informations les plus ahurissantes nous sont parvenues très tard dans la nuit de mercredi à jeudi : “Sylvère Maes aurait été lapidé” ; - “On aurait semé des clous sur la route, au passage des coureurs belges” ; - “des fanions belges auraient été arrachés de certaines voitures suiveuses”, etc. etc. Nous n’avons pas voulu ajouter foi à ces informations, avant d’en obtenir la confirmation. Hélas, jeudi matin, télégrammes et coups de téléphone nous enlevaient nos illusions : l’équipe belge, au complet, ne s’était pas présentée au départ. […] Tout au long des routes, ce ne furent que grappes d’exaltés qui hurlaient leur haine, insultaient Sylvère Maes, voulaient lui arracher son maillot jaune. Le commissaire belge, M. Fernand Adam, fut contraint de quitter la caravane et de prendre le train pour rallier Bordeaux, ville étape. […] Le leader du tour de France cycliste, le Belge S. Maes a déclaré notamment : “Je ne repartirai pas de Bordeaux demain matin avec le maillot jaune. Je n’ai nullement l’intention de me faire écharper sur la route, ni même de risquer le moindre accident. Ma résolution est bien prise. […] Je sens trop d’hostilité autour de moi.” »

Voici le texte intégral de cet éditorial exaltant la finalité épanouissante du sport au service du corps et de l’esprit.


Les sports et le peuple
ou la morale du Tour de France


Faillite du faux
Voilà tout le pays en ébullition, à cause de cet abandon des coureurs belges à Bordeaux. Si on buvait du vin rouge dans nos cafés, nous y aurions la grève générale depuis hier soir.

Il faut dire que les chers « petits Belges » n’ont pas été traités avec une exquise correction. En fait de vin d’honneur au pays des vignobles girondins, on leur a servi des cailloux, des clous, des paquets de suie et des bâtons dans les roues.
L
es acclamations à l’arrivée avaient subi une dévaluation plus dure encore que celle du franc français : habitués à la gloire, au micro et aux autographes, nos défenseurs n’ont reçu que des huées, des horions et des quolibets.
I
l faudra beaucoup de discours de M. Lebrun [Albert Lebrun, président de la République française], la main sur le sein gauche, pour raccommoder cette vaisselle-là. D’autant plus que nos chers amis pyrénéens et bordelais ont eu la délicate attention de siffler le drapeau belge que hissaient pour leur fête nationale, les autos de nos officiels…

Nous ne pensons pas, toutefois, qu’une guerre doive s’en suivre et que notre flotte ira, par représailles, bombarder Calais ou Dunkerque, demain matin.
M
ais ces incidents sont révélateurs, non seulement de l’agressivité que prennent les nationalisme – même sous le poing fermé du Front Populaire – mais surtout de la faillite des sports populaires aujourd’hui.
C
omme il y va de la santé physique du pays, et plus spécialement de la classe ouvrière, l’occasion vaut qu’on examine le problème.

Système à l’envers

L
e sport est devenu – c’est le nœud de la question – pour l’immense majorité des citoyens un spectacle au lieu d’une action.
O
n voit des centaines de milliers de personnes se passionner pour les championnats de football, traverser la Belgique d’un bout à l’autre, marcher –eux qui sont si peu militaristes !– par rang de quatre derrière des fanfares, les femmes se tordant les pieds et s’écorchant les cors.
T
out ce monde crie, s’indigne, exulte, se fâche, est prêt à jouer au football avec la tête de l’arbitre, s’il donne un coup de sifflet de trop. On quitte enfin les gradins, morts de froid ou trempés comme des canards pour s’écraser dans les estaminets, s’enfiler des demis en cascades et rentrer au bout du soir, le sang à la tête, rauque, les enfants assommés de sommeil sur les bras.
Vingt-deux hommes ont vraiment fait de l’exercice, dix mille se sont abrutis à hurler pendant le match, puis à fêter ou noyer le résultat : c’est ça le sport ?
S
i on mettait les 22 joueurs sur les gradins et les dix mille spectateurs sur la piste, peut-être alors le sport commencerait-il…

En attendant, le sport populaire est un formidable zéro.

L
e Tour de France vient de le montrer à son tour.


Folie du Tour

Q
u’y a-t-il bien de sportif dans cette course publicitaire de quatre-vingt-dix forçats courant derrière une formidable caravane qui, une heure avant eux, porte aux nues la Vache qui rit et les autres animaux du commerce contemporain.
U
n million de braves types se passionnent pour cette galopade, ne ratent pas une émission de T.S.F., achètent cinq journaux et accourent, par milliers, s’ils sont Français, le long du parcours, au sommet du Ballon d’Alsace ou du Tourmalet !
P
ersonne n’échappe à l’épidémie : le brave curé fuit son confessionnal, la religieuse accourt avec ses écolières, le Régiment s’installe avec sa clique et les vaches des Pyrénées ou des Alpes se font houspiller quand elles ne mugissent pas au passage de Lapébie [Roger Lapébie, rival français du maillot jaune belge Sylvère Maes, emportera ce Tour 1937 rocambolesque par ses multiples rebondissements, après l’abandon général de l’équipe belge] !
A
u bout de trois semaines de ce bourrage de crâne, le public est fin-fou et se met à canarder avec du poivre ou du gazon les malheureux pédaleurs dont la gazette –toujours soucieuse du rendement– a dit pis que pendre.
E
t un beau soir, c’est à peine si les coureurs n’arrivent pas à leur hôtel avec un œil au beurre noir et tout nus d’avoir eu leurs maillots enlevés par la « furia » bordelaise !
C’est cela, le sport ?
De la lutte à main plate ? Bon !
D
u lancement du javelot ? Bon !
M
ais le cyclisme : jamais de la vie !
L
e tour de France est une gigantesque farce sportive qui tue le sport au lieu de le servir.

I
l faut tout créer.
I
l faudra bien qu’on finisse par comprendre que le sport populaire est indispensable mais qu’il doit être tout autre chose qu’un spectacle transposé du cinéma.
L
e sport, pour le peuple, n’existe pas encore.
T
rouvez-vous, en Belgique, dix bassins de natation convenables ?
S
e baigner à Bruxelles est une opération plus compliquée qu’un partage de traitement à la Banque Nationale !
Vous trouverez –après bien des recherches– une piscine grande comme une carte de visite avec dix demi-mondaines qui montrent tout ce qu’elles devraient cacher pour qu’on se fasse encore sur elles des illusions. C’est tout ou à peu près.
E
t pourtant, le Brabant est rempli d’étangs adorables !
E
t à quelques kilomètres de Bruxelles, nous avons, à Hofstade, une véritable petite mer intérieure !
P
arlons-en ! Ce n’est pas un lac, c’est un bourbier, dont personne ne s’occupe, sans communications rapides avec Bruxelles, alors qu’il pourrait être le lac magnifique où une foule énorme se rend tous les jours, comme à midi le peuple romain gagne les bains d’Ostie, en jouissant de la gratuité sur les autobus et les trams !
Prenez le bassin ouvrier de Liège, de Verviers, de Mons, de Charleroi : ce sont les mêmes eaux boueuses.
L
e bain est, en Belgique, un sport de luxe, alors qu’il devrait être un sport élémentaire dans le pays de fleuves, de rivières, de canaux et d’étangs comme la Belgique.
L
e cyclisme est presque aussi mal traité.
I
l y a chez nous des centaines de milliers de bicyclettes, instruments de locomotion.
O
n ne fait pas assez pour qu’elles deviennent, aux heures des loisirs, des instruments de sport et de tourisme.
Parcourez les alentours de Bruxelles, ces forêts merveilleuses, ces chemins délicieux dans des vallons pleins d’eau et dites-nous si l’on trouve partout des pistes praticables ?
Trop souvent, ce sont encore de gros pavés ou des ruissellements de poussières, dès qu’on s’éloigne de quelques kilomètres.
Et voilà un sport magnifique, tout à fait familial !
Il est gâché partout à Bruxelles comme tout autour des grands centres industriels ou commerciaux du pays.

Incurie complète
I
l en est de même pour les autres sports : l’athlétisme, l’aviron, la lutte, etc.
O
n peut courir avant de trouver des Parcs de sports.
O
n en découvre de misérables, ou montés vaille que vaille, avec une touchant bonne volonté, mais on voit qu’il n’y a pas chez nous une politique du sport, du sport multiple surtout, qui permette l’épanouissement complet du corps.
N
i effort de l’Etat.
N
i effort suffisant des villes.
N
i effort suffisant des chefs d’industrie.
Ni propagande efficace pour mettre à l’honneur le souci du corps, de sa force et de sa beauté.

Les conséquences

N
ous sommes bien avancés !
N
ous avons, à cause de cette incurie, une classe ouvrière où la proportion de rachitiques est effrayante à cause des logis malsains, à cause des conditions de travail insalubres, à cause surtout du manque quasi absolu de formation sportive, dès la jeunesse.
O
n ne peut même pas parler en Belgique d’un Ministère des Sports ! Une folie, s’écriera-t-on !
A
lors qu’il est maintenant aussi essentiel au pays – disons-le nettement – que le Ministère de l’Instruction publique.
À
quoi nous serti-il de sortir des milliers de diplômés si le peuple qu’ils devront guider est malingre, mal fichu ou tuberculeux ?...


Une politique des Sports
Nous voulons un peuple fort. Pas de santé morale sans la robustesse, le plein équilibre des corps.
Le sport n’est pas plus une aberration que le manger ou le travail de l’esprit. Il faut le discipliner et l’organiser comme eux : même périls, mêmes bienfaits.
Une Politique des Sports est nécessaire, qui nous donnera la race solide, capable alors du grand effort moral et spirituel que le salut du pays réclame.


Léon Degrelle.
Le Pays réel, vendredi 23 juillet 1937




Calendrier 2017

Le calendrier 2017 du « Dernier Carré » reproduit le calendrier historique restauré de REX de 1939.

Nous vous le proposons au prix de 21 euros (franco de port), à verser au compte IBAN: BE 04 2100 4559 7631 (BIC : GEBABEBB), en spécifiant en communication «Calendrier 2017» et le nombre d’exemplaires souhaités.

mercredi 7 décembre 2016

Découvrez le Calendrier 2017 du « Dernier Carré »

C’est en remettant de l’ordre dans ses archives qu’un ami collectionneur a retrouvé ce vieux calendrier de REX, bien abîmé (les souris ?) et où manque désormais la dernière page du mois de décembre…
Sachant que le « Dernier Carré » publie tous les ans un calendrier célébrant les Anciens et leur engagement politique et militaire, il nous l’a remis car de rapides recherches avaient établi qu’il s’agissait du calendrier pour l’année 1939 et que toutes les dates correspondaient à celles de… 2017 !
Nous avons donc décidé de vous le proposer en l’état, en essayant de rétablir les textes tronqués. Et nous avons bien entendu ajouté une page pour décembre, illustrée d’un portrait peu connu de Léon Degrelle, datant de la même époque.
C
e qui est surtout intéressant, ce sont les citations degrelliennes éclairant la nature spirituelle, morale, sociale, esthétique de la révolution rexiste.
De même que les éphémérides marquant les jours de l’année. Toutes ces références témoignent du patriotisme absolu de ces militants qui nourrissaient leur nationalisme, non de rancœurs et de mesquineries, mais des certitudes de l’Histoire et des devoirs qu’elles impliquent, pour justifier la projection du destin de leur nation dans ses frontières authentiques au sein de l’Europe nouvelle.


Ce sont elles qui ont transformé les Légionnaires wallons en fiers Bourguignons dont l’héroïsme fut célébré à travers toute l’Europe. Ce sont elles qui ont presque permis que se réalise le rêve fascinant de la résurrection de la Grande Bourgogne au sein de l’Empire Européen !...


Calendrier 2017


Le calendrier 2017 du « Dernier Carré » reproduit le calendrier historique restauré de REX de 1939.

Nous vous le proposons au prix de 21 euros (franco de port), à verser au compte IBAN: BE 04 2100 4559 7631 (BIC : GEBABEBB), en spécifiant en communication «Calendrier 2017» et le nombre d’exemplaires souhaités.